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du Rhin , est sur la rivière de Creicht, à cinq lieues de Philis-bourg, du côté d’Orient, & à íìx d’Heidelberg , du côté. duNord. * Maty, diílicn.
GOHORRI, (Jacques) de Paris , surnommé le Solitaire,Philosophe & Professeur de Mathématiques dans le XVL siècle,composa divers ouvrages : De u/û <S- myfleriis not arum ; unehistoire du Pcrou, &c. & mourut à Paris’le i Mars de Pan1576. 11 prend quelquefois dans ses ouvrages, le nom de LeoSuavius Soli!Oritu. * Voyez la biblioth. de la Croix du Maine.De Thou. Voisins, &c.
GOIA 1 (Jean) que d’autres nomment Flavio Giar, de Meise,Voyez GIOIA & FLAVIO.
ç GOIAME, Royaume d’Afrique , dans l’Abiffinie ou hau-te Ethiopie, est situé fur la rive droite du Nil , dans l’endroitoù il fort du lac de Dambea, selon le sentiment de Jerôme LoboPortugais, & de Voisins. II y a divers bourgs qui font peu con-sidérables, comme Quara, Agag, Marauma, &c. * Sanson. LeRoyaume de Goiam , qui est à l’extrêmite méridionale du lacde Dambée, est presque enfermé de tous côtés par le Nil quien fait une Presqu’isle, ce qui a donné occasion aux P. Jésuitesqui ont été dans ce pays-là de croire que le Royaume de Goiamest l’Isle de Meroë des Anciens. M. Ludolf pente tout autrement,parce que rien de ce que Diodore de Sicile, Strabon & Pline ontécrit de l’Isle de Meroë , ne peut convenir au Royaume de Goiam,& que si les Anciens eussent connu ce Royaume, ils auroient aussiconnu les sources du Nil. Voisins ne croit point non plus queGoiam & Meroë soient la même chose. * Voyage hiß. de FAbis-ßnie du P. Lobo, traduit par M. le Grand, &c. tom. ì.p. 157.
GOISi (** Les) Bouchers de Paris , que le Comte de saintPaul fit soulever en faveur du Duc de Bourgogne, étoient troisfrères narifs de Paris , fils de Thomas Gois , auíìi Boucher , de-meurant lui & ses enfuis à la boucherie de sainte Geneviève deParis, lotis le règne de Charles VI . fur la fin du XIV. siècle, &au commencement du XV. La France etoit alors partagée endeux grandes factions , qui étoient celle d’Orléans , dite des Ar-magnacs , & celle des Bourguignons. Ces trois Bouchers, aus-quels plusieurs autres du même métier se joignirent, avec unetroupe d’écorcheurs & autres artisans, & gens de néant, prirentle parti du Duc de Bourgogne, & causèrent de grands désordresdans Paris , pillant & tuant ceux qu’on soupçonnoit de favoriserles Armagnacs. * J. Juvénal des Urlins, hijl. de Charles VI .
GOITO, bourg ou petite ville d’Italie dans le Duché de Man-toue. Ce lieu est situé entre le lac de Mantoue & celui de Gar-da, vers les confins de l’Etat de Venise sur le Mincio, où il a unpont * Baudrand.
GOLAIN ou GOLEIN, (Jean) né en Normandie , Religieuxde l’Ordre des Carmes, dans le XIV. siècle, fut Docteur de Pa-ris , & Provincial de son Ordre. Le Roi Charles le Sage levoyoit avec plaisir, & l’engagea à traduire en nôtre langue lerationale divinorum ojpciorum de Durant. II composa d autresouvrages ; super magtjirum fintentiarum , super ospcìo Miffà ;quasiiones varia, fyc. * Trithéme , de script, eccles.
GOLCONDE , Royaume des Indes, dans la Presqu’isle dedeçà le Gange, est situé le long de la mer qu’il a au Levant Lefleuve Guenga, qu’il a au Septentrion, le sépare en partie desEtats du grand Mogol ; une grande chaîne de montagnes, qu’ila au Cou cirant, le divise du Royaume de Decan ; & celui deBisnagar lui sert de borne au Midi. Le Roi de Golconde possè-de une partie de ce dernier Etat, avec la côte de Commande!,jusques à Coloran. 11 étoit autrefois Maître du Royaume d’O-rixa ; mais des rélations modernes assurent que le grand Mogola conquis cet Etat, vers le milieu du XVII. siècle. La ville deGolconde est une des plus grandes, & des plus belles des Indes .On la nomme ordinairement Heider-Ahad, & par corruption Hi-draband. On dit qu’elle fut bâtie par Heider-Scha, qui lui don-na son nom. Elle est bâtie au bas d’une montagne, fur laquelleon a élevé la forteresse dite Golconde . Le palais du Roi y for-me comme une troisième ville. Les autres font Mafulipatan,Narsingapatan, Petrapoli, Pahor, Vixnopatan, &c. qui sont toutesfur le bord de la mer. Cordipoli est extrêmement forte, & ony trouve un très-grand. nombre d’autres places de défense. LeRoyaume de Golconde est renommé par ses mines de diamans,dont on seit un grand commerce auffi-bien que du sel, du for,de l’acier, &c. Les habitans y sont riches, & le pays, quoiquecouvert de montagnes, y produit beaucoup de ris. Le Roi estMahométan & de la secte des Perses. On voit à Golconde la plussuperbe Pagode, ou Temple , qui soit dans toutes les Indes ; maiseste n’etì pas achevee. II y a fur tout des pierres à admirer pourleur grandeur; & celle de la niche , c’est-à-dire, du lieu oùl’on fait la prière, est une roche entière, d’une si prodigieusegrosseur, qu’on a été cinq ans à la tirer, & qu’on a employé con-tinuellement à ce travail cinq ou six cens hommes. II en fallutencore davantage pour la fouler fur la machine fur laquelle onte transporta ; & 1 on dit qu’il y avoit quatorze cens bœufs à latramer. Si cet ouvrage eût été achevé, il auroit passé avec rai-son pour l’édifice le plus admirable de toute P Asie. A trois lieuësde la ville il y a une très-belle Mosquée, où sont les tombeauxdes Rois de Golconde; & tous les jours, fur les quatre heuresapres midi, on y fait l’aumône aux pauvres qui le présentent.Quand le Roi rend la justice, il paroît dans un balcon qui regar-de lu r la place, & ceux qui veulent s’y trouver, se tiennent de-bout en bas, vis-à-vis du trône. Entre le balcon & le peuple,on plante en terre trois rangs de bâtons de la longueur d’unedemi-pique, au bout desquels on attache des cordes qui croisent
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l’une fur l’autre ; & cette sorte de barrière occupe toute la lon-gueur de la place. Quand le Roi fait appeller quelqu’un , onbaisse la corde, pour foire un passage vis-à-vis du balcon, au-dessous duquel est un Sécrétaire d’Etat, qui reqoit les requêtes ;quand il en a cinq ou six en main, il les met dans un sac, qu’unEunuque qui est sur le balcon auprès du Roi, descend avec unecorde, & qu’il tire après en haut pour les présentera sa Majesté.Ce sont les plus grands Seigneurs qui sont de garde tous les Lun-dis , chacun à son tour. II y a de ces grands Seigneurs qui com-mandent cinq ou six mille chevaux , & ils campent fous leurstentes autour de la ville. Quand ils montent la garde, chacunva de chez soi au rendez-vous ; mais quand ils la descendent,ils paraissent en bel ordre, & marchent avec pompe. On voied’abord dix ou douze éléphans, puis trente ou quarante cha-meaux ; ensuite plusieurs caresses , autour desquels les domesti-ques marchent à pied ; après viennent les chevaux de main, &enfin le Seigneur à qui appartient tout cet équipage. II est pré-cédé de dix ou douze courtisanes, qui sautent ou naissent devantlui, & suivi de sa cavalerie & de son infanterie.
II y a dans Golconde une prodigieuse quantité de femmes pu-bliques, qui sont toutes obligées de faire écrire leur nom, furle livre du Daroga, ou Juge de la ville. Elles ne paient pointde tribut au Roi; mais tous les Vendredis, il en doit venir uncertain nombre avec leur Intendante & leur Musique, se pré-senter devant le balcon du Roi, pour y danser en fa présence ;s’il n’y est pas, un Eunuque leur seit signe de se retirer. Ces sor-tes de femmes sont si souples, & fi adroites, que le Roi vou-lant un jour aller voir la ville de Masulipatan , neuf dsentsellesreprésentèrent admirablement bien la figure d’un éléphant, qua-tre formant les quatre pâtes, quatre autres le corps, & une latrompe : le Roi astis fur ce groupe dans une manière de trône,fit de la sorte son entrée dans la ville. Voici d’où le Roi deGolconde tire son origine. Sous le règne d’Akbar, Roi des In-des, père de Gehan-guir, le grand Mogol n’étendoit se domina-tion du côté du Midi, que jusques à Narbeder, où la rivièrequi y passe, séparait son Empire d’avec les terres du Raja deNarsingue, qui alloient jusques au cap de Comorin; les autresRajas étant comme ses sujets, & tenant de lui toute leur puis-sance. Ce Raja étoit si puissant, qu’il entretenoit quatre arméescommandées par autant de Généraux dont le plus considérableavoit son quartier dans les terres qui composent aujourd’hui leRoyaume ae Golconde ; le second, tenoit la Province de Vi-sepour ; le troisième, celle de Dultabat ; & le quatrième, cellede Brampour. Le dernier Raja de Narsingue, qui yivoit du temsd’Akbar, étant mort sens ensens, ces quatre Généraux se can-tonnèrent chacun dans le pays qu’il occupoit avec son armée, &se firent reconnoitre Rois. Quoique le Raja fut idolâtre, néan-moins ces quatre Généraux étoient Mahométans, & celui de Gol-conde étoit de la secte d’Ali. Peu de jours après la mort du Rajade Narsingue, ils remportèrent une fameuse victoire fur le grandMogol, après laquelle rien ne les put empêcher de se rendre sou-verains; mais depuis ce tems-là, Gehanguir, fils d’Akbar, con-quit les terres du nouveau Roi de Brampout ; Cha-gehan, fils deGehan-guir, celles du Roi de Dultabat; & Àureng-zeb, fils deCagehan, une partie des Etats de celui de Visepour. Pour ce quiest du Roi de Golconde, ni Gehan-guir, ni Cha-gehan Roisdes Mogols, ne lui firent point la guerre; ils se laissèrent en re-pos , à la charge de payer un tribut annuel de deux cens millepagodes, c’est-à-dire, environ quatre cens mille écus de nôtremonnoie. Aujourd’hui le plus puissant des Rajas de la Presqu’is-le deçà 1 e golfe de Bengala, est le Raja de Velou, qui étend fadomination jusqu’au cap de Comorin, & qui a succède à unepartie des Etats du Raja de Narsingue ; mais comme il n’y apoint de commerce dans son pays, on en parle peu. * Emanuelde Costa , de reb. Indie. Gaspar Correa , biß. de Ind. Texeira,voyage des Indes . Sanson & du Val, c art. geogr. Robbe, me-moìr. geogr. Bernier, mémoires du grand Mogol. Tavemier, voya-ge des Indes.
GOLDAST , (Melchior Haiminsfeld) Jurisconsulte Alleman,au commencement du XVII. siècle en 1615. étoit natif de Bi-schoffzell en Suisse , & fut Conseiller du Duc de Saxe. II a laissedivers ouvrages, qui l’ont feit considérer parmi ses Protestans.Le plus considérable est le recueil de divers traitez, qu’il a seiten trois volumes in folio , imprimez en 1612. 161;. & 1614.sous ce titre : Mondrchia S. Komani ímperii , ßve traiïatm dejurisdiílione imperiali fiu Vegia , fy pont if ici a feu sacer dotait,deque potcflate Imptratoris sive Regtf, ac Papa , cum diflinílio-ne utriusque régi mina, politici fy’ eccleßaßict. Goldast a pu-bsié d’autres livres, comme des Ecrivains de l’histoire de Bohè-me, d’Allemagne , &c. 11 mourut le rr. Août 163;. Divers Au-teurs parlent de lui avec éloge : c’étoit un homme extrêmementlaborieux. Voyez un recueil de lettres, qui lut ont été écritespar divers Sfavans , fy imprimées en IÜ88- d Francfort.
GOLEIN- Cherchez GOLAIN, (Jean)
GOLDBERG ,, c’est-à-dire, la montagne d’or, petite villeou bourg du Duché de Lignitz, en Silefie. Ce lieu a pris sonnom d’une mine d’or, qu’on y trouva, environ Pan 1200. IIestsur la rivière de Ratsbach , à cinq lieuës de Lignitz, du côtédu Couchant, & à trois lieuës de Jawer, du côté du Nord. *Baudrand.
GOLDINGEN , ville du Duché de Curlande, est Capitalede la Curlande propre , & située fur la rivière dè Weta, a on-ze ou douze, lieuës au-dessus de la ville de Vindaw. * Maty,diílion.
GOLFE, est un grand bras dç mer, qui s’enfonce fort avantentre deux terres. 11 diffère de Vans *, parce que renfoncement