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de Gourgues, après avoir ete Conseiller au grand Conseil & Maî-tre des requêtes, devint Président à mortier, puis premier Presi-dent du Parlement de Bordeaux. 11 fut charge de toute la con-duite & de la direction de tout ce qu’il convenoit de faire fur lafrontière d’Esnagne pour le mariage du Roi Louis XIII . & mou-rut en 162;. 11 avoir épousé Marie Seguier, sœur de Pierre ,Chancelier de France, dont il eut Jean de Gourgues, Marquis deVayres, &c. Président à mortier au Parlement de Bordeaux , quide Marie Larcher, fille de François , Seigneur de Bajacourt, Maî-tre des Comptes, & de Claude Godet, Dame de Pocancy, eut pour•enfans, Jacques Armand , qui fuit. Jacques Joseph, Evêque deBazas en 1684. & Michel Jean de Gourgues , President a mortieráu Parlement de Bourdeaux. Jacques AtmandAe Gourgues, Mar-quis de Vayres, après avoir été Lieutenant général au Presidialde Bordeaux , fut recû Maître des requêtes en 1679 . Intendant deLimoges en 1684. & de Caen en 1686. 11 épousa Marie-Eliza-betb le Clerc de Gottier, Dame d’Aulnay, fille unique de louale Clerc de Gottier, Marquis d’Aulnay , & de Magdelaine Larcher,morte le 11 . Mars 1709 . dont il eut J ean-François-Joseph quifuit ; & Louis-Armand, Conseiller Clerc au Parlement mort le 28.Juillet 1708 . Jean-François-Joseph de Gourgues, Marquis dAul-nay reçu Conseiller au Parlement en 1691 . & Maître des requêtesen 1696 . avoit épousé en Septembre 1696 . GabrieUe Elizabethde Barillon , fille & Antoine Seigneur de Morangis , Maître desrequêtes, & de Catherine Marie Boucherai, morte le 15 . Avril1700 . âgée de 22. ans. * Mezeray, histoire de Charles IX . Onpeut voir encore la rélation particulière de l’expédition de Char-le for t.
GOURNAI, bourg de France en Normandie . Les AuteursLatins le nomment Gornacum. 11 est situé sur l’Epte dans le paysde Bray, à cinq ou six lieues au dessus de Gisors . 11 ne faut pasle confondre avec Gournai fur Aronde, autre bourg dans lissede France , fur les frontières de Picardie, entre Compiegne, Noyon& Clermont en Beauvoi lis.
GOURNAY. Cherchez JARS DE GOURNAY.
GOURO, ville du Mogolistan en Asie . Elle est dans le Ro-yaume de Bengale, fur le Gange, environ à trente-cinq lieues audessus de l’endroit, où ce fleuve se partage en plusieurs bran-ches. Gouro est une ville assez grande. * Maty, ditlion.
GOUSSAINVILLE, (Pierre) né à Chartres mourut en 168;.dans une extrême pauvreté. 11 avoit étudiéjles antiquitez ec-clésiastiques, & a publié les œuvres de Pierre de Blois a Paris , infolio, & celles de saint Grégoire Pape en 167;. avec des leçonsdiverses & des remarques. 11 a profité du secours & des lumiè-res de divers sçavans hommes, entre-autres de Mrs. Auget &Julien, Docteurs en Théologie de la Faculté de Paris. * Mémoi-res du tems.
Ç GOUSSET, (Jacques) nâquitàBlois le 7. Octobre ióyy.d’une bonne famille. 11 étudia à Saumur fous Messieurs le Févre& Capelle , & acquit fous ce dernier une grande connoissance dela langue Hébraïque . En 1662. il fut fait Ministre de Poitiers &demeura dans ce poste jusqu’en 168S- sans savoir jamais vouluquitter, quoi qu’on l’eút appellé à Saumur jusc>u’à trois fois pourêtre Professeur en Théologie ; mais enfin la révocation de l’éditde Nantes l’en retira ; car il fut alors obligé de sortir de France .11 alla d’abord à Calais , d’où il passa en Angleterre & ensuite enHollande , où à la récommandation de Salomon Van-Til il futfait en 1687. Ministre des Wallons à Dordrecht . Cinq ans aprèson le nomma Professeur en Langue Grecque & en Théologie àGroningue ; il est mort dans cet emploi le 4. Novembre 1704.âgé de foixante-neuf ans.
CATA LOGVE DE SES OUVRAGES.
1 . Controverse arum adverfits Jud&os Ternio in Specimen ope-ris j am effètïi, quo R. Isaac i Chizzuk Emouna confutatur. Pra-miffà pr a fa t tone de difputationihus adverfits Jud&os , fp fùb-junèlo Minito de Ph. à Limborch cum Jud&o collatione. Dor-drecht i 1688- in 8°. 2. Jesu Chr iß i Evangeliique Veritas salut i-fera demonftrata in confutatione libri Chiffou R. Emouna à R.lfâaco script. Amflelod. 1712. fol. 3. De vìva deque mortuafideDotirina Jacobi Apostate evoluta. Adjuníla est disertatioofiendens C.artefianum mundi Syflema non effi, ut quidam exifli-mant, periculofùm. Oratìo item quû Deutn e(fe ex mundi hu-jus inferioris harmonia demonflratur. Amstelodami 1696. in 8°.4. Considérations Théologiques fp critiques fur le projet d'une nou-velle verfion Françoise de ta Bible publiée P an 1696. fous k nomde M. Charles le Cene , dans lesquelles ta vérité est deffendue parun grand nombre de passages de fEcriture-Sainte : Amsterdam 1698. in 12. y. Comméntarii lingua Hebraïca Amflelod. 1702.6 . Disput atïones in Efißolam Pauli ad H&breos & ad Levit iciXVIII. 14. Amflelod. 1712. fol. 7. Caufarum prima fpficun-darum realis Operatio. Leuvardite. 1716. in 4 0 . 8- Hottes
Gmningenfès. Son éloge est à la tête de la réfutation du livredu Rabin Isaac & Liron, Bibl. Chartraine. * Mémoires peur ser-vir à f hiß. des hommes iliußres fpc. to. 2.
GOU STEG (Claude) Prévôt de la ville de Sens, & non pasMagistrat de Sienne comme quelques-uns ont crû, composa auxEtats d’Orléans, fous le règne de Charles IX . un traité de la puisfânee royale dans /' Eglise : ce qui donna occasion à cet ouvrage,fut la proposition que l’on faisoit de tenir une conférence sur laReligion. La question étoit de sçavoir qui devoir présider à cetteassemblée. Les Ecclésiastiques prétendoient que cela n’apparte-noit qu’a eux, & que les Laïques ne dévoient pas entrer en con-noissance de ce qui regardoit la Religion. Gousse soutient aucontraire dans cet écrit, que c’elt au Roi d’y présider, de conclu-re» de decider, & de faire exécuter les choses qui y font arrêtées.
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Du Verdict observe que Gusté s’y montre Calviniste . * Du Pinbibltot. des Aut. ecclef. ’
GOUT , c’est un terme qui est fort en usage dans la Pein-ture, & que les Maîtres dans cet art définissent ordinairement,Vidée habituelle d’une chose conçue comme la meilleure dans fingenre. 11s enseignent qu’il y a quatre choses à considérer dansle goût. 1. L’esprit qui goûte. 2. Les choses qui font goûtées.Inapplication de ces choses à l’esprit, ou le jugement, que l’espriten porte. 4. L'habitude, qui se fait de plusieurs jugemens réité-
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pue les choses peuvent être appellees de bon & de mauvais goût,à mesure qu’elles contiennent ou qu’elles s’éloignent des beautezque sart, le bon sens & l’approbation de plusieurs siècles ont éta-blies. ;. que le jugement, que l’esprit fait d’abord de son ob jet,est un prémier goût naturel, qui dans la fuite peut se perfection-ner ou sc corrompre, selon la trempe de l’esprit & la qualité desobjets qui se présentent. 4. Et enfin , que ce jugement réitéréproduit une habitude, & cette habitude une idée fixe & déter-minée, qui nous donne un penchant continuel pour les chosesqui ont attiré nôtre approbation & qui font de nôtre choix. C’estainsi que se forme peu à peu dans l’esprit de chaque particulier,ce qu’on appelle plus ordinairement goût dans la Peinture, &dont j’ai donné la définition. 11 y a trois sortes de goût, le goûtnaturel, le goût artificiel, & le goût de nation.
Le goût naturel est l’idée qui sc forme dans nôtre imagina-tion à la vúë de la simple nature. II paroît que les Flamans &Allemans font rarement sortis de cette idée, & la commune opi-nion est, que le Cortège n’en a point eu d’autre. Ce qui faitque toute la différence de celui-ci à ceux-là, c’est que les idéesfont comme les liqueurs, qui prennent la forme des vases où el-les font reçûës , & qu’ainlì le goût naturel peut-être bas ou élevéselon les talens des particuliers, & selon le choix qu’ils font capa-bles de faire des objets de la nature.
Le Goût artificiel est une idée qui se forme par la vúë des ou-vrages d’autrui, & par la confiance que nous avons aux conseils denos Maîtres, c’est. a-dire en un mot par l’éducation.
Le goût de nation est une idée que les ouvrages qui se fontou qui se voient en un pays, forment dans l’esprit de ceux quil’habitent. Les différens goûts de nation se peuvent réduire àsix, le goût Romain, le goût Vénitien , le goût Lombard, le goûtAlleman, le goût Flaman , & le goût François.
Le goût Romain est une idée des ouvrages qui se trouventdans Rome . Or il est certain que les ouvrages les plus estimezqui soient dans Rome font ceux que nous appelions antiques, &les ouvrages modernes qui les ont imitez, soit en Sculpture, soiten Peinture. Toutes ces choses consistent principalement dansune source inépuisable des beautez du destin , clans un beauchoix d’attitude, dans la finesse des expressions, dans un bel or-dre de plis, & clans un ftile élevé, oû les Anciens ont porté lanature, & après eux les Modernes, depuis près de deux siècles.Ainsi ce n’elt pas merveille si le goût Romain étant extrêmementoccupé de toutes ces parties, le coloris, qui ne vient que le der-nier, n’y trouve plus de place. L’esprit de shomme est trop bor-né, & la vie est trop courte, pour approfondir toutes les parties dela Peinture, & pour les posseder parfaitement tout à la fois. Cen’elt pas que les Romains méprisent le coloris , car ils ne peu-vent mépriser une chose dont ils n’ont jamais eu une idée bienjuste; c’est feulement qu’étant prévenus d’autres parties, où ilstâchent de sc perfectionner, & n’ayant pas le tems de Rappli-quer à connoitre 1e coloris, ils ne l’estiment pas tout ce qu’ilvaut.
Le goût Vénitien est opposé au goût Romain, en ce que celui-ci a un peu trop négligé ce qui dépend du coloris, & celui-là cequi dépend du dessin. Comme il y a très-peu d’antiques à Ve-nise , & très-peu d’ouvrages du goût Romain, les Vénitiens sc fontattachez à exprimer le beau naturel de leurs pays. 11s ont ca-ractérisé les objets par comparaison, non-seulement en faisant va-loir la véritable couleur d’une chose, par la véritable couleurd’une autre : mais en choisissant dans cette opposition une vi-gueur harmonieuse de couleurs & tout ce qui peut rendre leursouvrages plus palpables, plus vrais, & plus íùrprenans.
Le goût Lombard consiste dans un destin coulant, nourri, moë-leux, & mêlé d’un peu d’antique & d’un naturel bien choisi,avec des couleurs fondues, fort approchantes du naturel & ap-puyées d’un pinceau leger. Le Corrège est le meilleur modèlede ce goût ; & les Caraches qui ont tâché de l’imiter, ont eteplus corrects que lui dans le dessin, mais lui ont été inférieursdans le goût de ce même destin , dans la grâce, dans la délica-tesse, & dans la fonte des couleurs. Annibal, dans le séjourqu’il fit à Rome , prit tellement le goût Romain, qu’on ne peutcompter pour Lombards, que les ouvrages qui ont précédé celuide la galerie Farnèse.
Le goût Atleman est celui qu’on appelle ordinairement goûtGottique. C’est une idée de la nature, comme elle se volt ordi-nairement avec ses défauts, & non comme elle pourroit être dansfa purere. Les Allemans font imitée fans choix, & ont seule-ment vêtu leurs figures de longues draperies, dont les plis fontsecs & cassez. Ils se font plus arrêtez a finir leurs objets qu’à lesbien disposer ; les expressions de leurs figures font ordinairementinsipides, leur dessin sec, leur couleur passable, & leur travailfort péné. II y a eu néanmoins parmi les Allemans des Pein-tres, qui méritent d’être distinguez, & qui ont été en certainesparties comparables aux plus habiles d’Italie .
Le goût Flaman ne diffère de l’Alleman, que par une plusgrande union de couleurs bien ehoilìes, par un excellent clair-
obseur,