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Tome Second
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î 4 S LITRE VIII, CHAPITRE XIX\toujours fans pouvoir se libérer à proportion ; desorte qu’il voir continuellement s accumuler lacharge des arrérages & du capital de fa dette, quimonte , dit on , aujourd'hui environ à 8 o millions.I! est incroyable que cet abus subsiste, si , en sait

1765 n’avoient que 300 livres, & qui, vu Paugmencationdes vivres depuis vingt ans , ne font aujourd hui guere plusà leur aise avec 500 livres , devroìent être absolumentexempts f C’est bien prendre fur le nécessaire d'un hommequi certainement n'a pas même I étroit nécessaire. Cepen-dant comme la plupart de ces Curés ont assez souvent enoutre quelques autres parties de revenu en fondations & ca-fue!, on a craint de leur laisser un superflu trop sort. L’As-sembléede 1765 a eu soin d’cxpliquer ses intentions, & adéfini que lorsqu elle a mis les Cures a portion congrue dansla huitième classe , qui est la plus favorisée , c‘efi dans le casou le Curé a portion congrue seroit payé en argent ; qu ilnaurott aucun fonds , soit en paiement de la portion congrue ,soit pour obits fondations ; qu il n'auroit point de novales ,& que son casuel seroit fi petit , qu'il ne mérìteroit pas d'êtreévalué . Ainsi il restera dans Ja huitième classe peu de Curésà portion congrue , puifqu’il n’en est guere qui n’ait en outrequelque fondation & casuel. Or notez qu’en 176; la portioncongrue n’étoit encore qu’à zoo livres : qu’elle n’a été portéeà 500 livres qu’en 1768 , après une longue opposition de lapart du Clergé , Sc avec des conditions trés-onércuses. Notezenfin qu'cn cas de réclamation de la part des Curés, ils ontpour Juge le Bureau Diocésain jusqu’à une certaine somme ,L au-dessus, la Chambre supérieure, composée de Juges également favorables aux prétentions des décimateurs.

Ces observations prouvent, ce semble, que l’administra-tion du Clergé a besoin d’être réformée dans Ion principe &dans ses détails; que rattachement qtt’on a pour elle est rat-tachement qu’on a pour des abus utiles ; & que cet attache-ment n est pas général, parce que les abus utiles aux unssont onéreux aux autres. Au reste, quand elle seroit aussibonne qu elle est défectueuse , elle ne pourroit se concilieravec rétablissement de l'impôt réel, par les raisons que jevais continuer d’exposer,