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Tome Second
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LITRE IX, CHAPÏ’TRE II. z6;détresse commença à se faire sentir dès 16i Oneut recours aux créations d’offices qu’on força lesailés de lever. On assembla les Etacs-Généraux en1614, & ce font les derniers qui aient été tenus. 11savoient fous les yeux les bons effets de l’administra-tion du feu Roi - , ils en demanderont le rétablisse-ment , & proposèrent d’uriles réformes : mais onleur demandoir bien moins des conseils que dessecours. Le Président Jeannin leur rendit le comptele plus infidèle de l’état des finances : il prétenditque le dépôt de la Bastide n’étoit que de 5 millions,& qu’on n’en avoit distrait que moitié , tandis qued’un autre côté, il avançoit que les dépenses an-nuelles étoient augmentées de 9 millions, que larecette étoit diminuée de z millions, ce qui, «nquatre ans, failoic 44 millions; & en méme remsil n’avouoit de créations d’offices & d’emprunts quepour 1 z millions. E11 1617, les impôts étoient dcjàaccrus de 4 à 5 millions; & le Roi n’en ctoit pasplus riche, parce que, d’une part, la dépenseaug-mentoit, & que de sature , saccrniífemenc du re-venu étoit plus qu’absorbé par les gages ou intérêts.D. innée à autre on rempiaçoic le vuide pat desmoyens extraordinaires dont on t>ro t d’autant moinsde secours, qu’on les aliénoir à des Traitans. En16 r 1 . on créa 400 mille livres de rentes fur lesGabelles , & on en composa avec les Traitans. En16z z , on donna douze Edits buriaux, portantnouvelles attributions à tels & tels Officiers detant de deniers par livre du revenu public , ik créa-tion de nouveaux offices. On alienoic ainsi à per-pétuité les revenus de 1 Etat, dont il faut toujoursque le peuple fasse le remplacement. On augmen-roir ia charge du peuple par la multiplicité des pri-

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