3oS LIVRE IX , CHAPITRE XIV.qui se sont voués à la débauche, qui traînent aprèseux des femmes encore plus corrompues qu’eux-mêmes s’il étoit poíïìble , se contentent demendier mctne avec insolence & avec menaces,lis font continuellement à portée de se rencontrer;8c s’ils n’osent se rassembler en grand nombre,combien ne leur est-il pas facile de ne paroîcreensemble que deux ou trois, de prendre des endroitsde ralliement, 8c d’arriver à la fuite les uns desautres. Tous leurs discours ne roulent que fur leurs'exploirs. Les femmes., encore plus avides de butinque les hommes, les animent: elles préfèrent lesplus intrépides, 8c ceux qui se distinguent par plusde surfaits. Ils n’ont autre chose à faire que deméditer leurs complots, & de prendre leursmesures pour réussir. Ils rodent continuellementdans la campagne; ils examinent les approches desmaisons , 8c s informent des personnes qui leshabitent, & des facultés du maître. Malheur àceux qui ont la réputation d’avoir quelque argent!
Je ne parle pas ici des vols simples : ce font desfautes légeres qui ne méritent pas qu’on y fasteattention , si on les compare aux crimes atrocesdont les vagabonds renouvellent si souvent lesexemples. Mais combien de vols de grandchemin , 8c de vols avec effraction ! Combien dtzvoyageurs assassinés, de maisons & de portes enfon-cée-.! Combien d’astaísinats de Curés, de labou-reurs, de veuves, qu’ils ont tourmentés poursçavoir d’eux où étoit leur argent, & qu’ils onttués ensuite!
11 existe donc dans la société un nombre consi-dérable de gens qui vivent au miîlieu d’eíle fansen êcre meiítbres ; qui font profession dé ne rien