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eeffité, & l’on prétend qu’il eft mort à l’Hôpital de Boulogne,charge d’années & aveugle l’an 1605. L’antiquité ne nous four-nit peut-être point d’exemple d’un deffein auili étendu & auilllaborieux que celui d'Aldrovandus, par rapport à l'Hiitoire na-turelle. Pline à la vérité s’eft répandu fur plus de fortes de fu-jets ; mais il ne fait qu’éffleurer, il ne dit que peu de mots iurchaque choie, au lieu qu’Aldrovandus ramailbit tout ce qui fejouvoit rencontrer. Sa compilation contient 13. volumes inyol. dont la plupart ont été imprimés après lit mort. 11 a donnéde fon vivant l'ornithologie ou hiftoire des oifeaux en 3. volu-mes in fol, imprimés à Boulogne en 1599. ièpt livres des in-feétes, imprimés en un volume ht fol. ibid. en 1602. Les au-tres volumes ont paru depuis fa mort ; fçavoir le volume desferpensen 1640, les trois volumes des bêtes à quatre pieds en1616. 1621. & 1643. le volume des poiffons en 161$. celui desanimaux qui n’ont point de làng en un volume en 1606. l’hi-ftoire des monflres avec des fupplémens des animaux en 1642.le traité des métaux en un volume l’un 164g. & la Dendrologieou l’Hiitoire des arbres en 1668. Mais plulieurs perfcmnes onttravaillé après lui fur ces ouvrages. BarthelemyAmbrofius Mé-decin de Boulogne, a eu foin de l’édition du volume des fer-pens; Jean Corneille üterverius & Thomas Demplèer, du vo-lume des quadrupèdes au pied fourchu, publié par Marc-An-toine Benia, & par Jérôme Tamburin. Le même üterveriuseut part à celui des quadrupèdes au pied continu, & à celui desportions publié par Tamburin. Celui des quadrupèdes à doigtsou à griles, a été compilé par Ambrofin qui a aulll raffemblél’Hiftoire des monllres, & les fupplémens à l’Hiftoire des ani- ’maux. La Dendrologie eft l’ouvrage d’Ovide Montalbanus.Ainii Aldrovandus ne peut pas palier pour feu! Auteur de cegrand ouvrage ; mais feulement des fix prémiers volumes, lesautres ayant été achevés & compilés depuis fa mort par diffèrensAuteurs, fur le plan qu’Aldrovandus a voit fuivi ; plan trèî-valle;car il ne rapporte pas feulement ce qu’il a lû dans les Natura-
liftes ; il remarque encore ce que les Hiftoriens en ont écrit, cc' ’ ‘ ’ - -— — ■> I— „„
chofesdont il parlel’Architecture & dans les autres arts. Enfin il parle des mora-lités , des proverbes, desdévifes , des énigmes, des hiéroglilphes , des médailles# de quantité d’autres chofes qui regardentfon fujet Cependant il paraît qu’il fçavoit peu de grec qu’iln’était pas fort bon critique, & qu’il compile plulieurs chofesfans marquer beaucoup de jugement Maftèe Barberin, depuisPape lo us le nom d ürbam VIII. fit l’épigramme fui value a lalouange de cet incomparable Naturalifte :
Multipliées rerum format, quus pontus & atberExbibet, gf quidquid promit gÿ abd.it humusMens buurit , jjjiclant ocuh , dum cuncia fugaci '/ildrouande , tutu digerit urte liber. *
Miratur proprios J'olers indujiria fatmQuamque tulit mois fe nëgat e(fc parent.
Objiupet ipfajimul rerum facunda creatrix,
Et cupit ejjefuum quod videt artis opus.
* Aubertus Mûratus, defcript. feculi XVI. j>.t S4 . Johan. Impéria-le» m Mufao bijt. Freher. m Theatro. Jean Jaques HoffmanJournal des Sgavans de Paris par Al. l’Abbé Gallois, du 12de Novembre j 66g. p. 97.
ALDRUITE, Anglois, avoit une grande connoiffance desfecrets de la nature, ce qui le fit paüèr pôur Magicien dans1 Efprit des ignorans. Il écrivit un traité de quintis eirmtiù *Leland 6 c Pideus, de fcrip. AngL M
ALDUDK , G es liants d ) Alduyda Nions, Alduydenles Mon-tes, partie des Monts Pyrenees, qui eft entre la ville de Pamoe-lune, & celle de faint Jean de Pied-de-Port. Ces montagnesdependoient autrefois du Comte de Bigorre; mais elles fontmaintenant de la nation Efpagnole. * Baudrand. OihenartALDUIN, Roi des Saxons Méridionaux, fuccéda à Brent danvle VIII. fiecle ; mais Ina, Souverain de ces peuples Occidentauxle priva de la couronne & de la vie. * Polidore Virvile / „ ’ALDUIN , Abbé de faint Jean d’Angeli en Sainton», tut
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ALDUIN, Gouverneur d’Angoulême fous le Roi Charles leSimple, s’en rendit Souverain. Ses defcendans la gardèrent enqualité de Comté jufqu’à Aimar. Ce dernier n’eut qu’une fillemariée au Comte de Lulignan & de la Marche , apres la mort deJeun. Sans.terre , Roi d'Angleterre, qui l'avoit epoulec, apres 1 a-voir enlevée à Aimar, auquel elle avoit ete pronûfe. VoyezANGOULEME. , A , .. , _ f .
ALDULF, Roi des Eajt-Angles,, c’eft-a-dire , des AnglaisOrientaux, fuccéda à fon oncle Ethelwald en 664. & fut unbon Prince. * Dift. Anglois.
ALE» Royaume qui apartientaux Barbecians, Negres d’Afri-que. Les filles de ce pays font conlifter leur beauté en degrandes découpures qu’elles fe font fur le corps, & qui portentla ligure de divers animaux. On dit que le Roi, lorlqu il veutfaite la guerre, affemble fon confeil dans un bois près de fonpalais, où ils font une foffe, dans laquelle ils baiiîent tous latète pour y dire leur avis. Puis, quand la réfolution eft prife,le Prince les allure que la folle qu’on fait combler ne décou-vrira pas le fecret, afin qu’ils ne le déclarent point eux-mémes.Cette cérémonie nous fait affez connoitre quelle eft la diterétionde ces peuples. * Daper , de l’Afriq.
ALEA , Elan, Elea, étoit autrefois une petite ville de l’JEoli-dedansi’Afie mineure. & donnoit le nom de Golfe Eleatique àtoute la partie de la Mer Egée, qui eft encre llsle de Metelin.& laNatolie, & qu’on nomme maintenant le Golfe de Xmyrne.Elle n’eft plus aujourd’hui qu’un petit village fitué fur ce Golfe.*Matv ,DiH.
ALËANDRE, (Jérôme) Cardinal, étoit de laMothe, petiteville fur les confins du Frioul & de l’Iftrie, où il naquit le 13,Février de l’an 148°. On dit que fa famille étoit fortie de celledes Comtes de Landri, Marquis de Pietra Pilofa. FrançoisAléandre, Médecin, fon père, l’éleva avec beaucoup de foin, &l’envoya étudier à Venile & à Porto-Naone,où à l’âge de quinzeans il enfeigna les Humanités, & fe fit admirer de tout le monde.Depuis il étudia les Mathématiques, la Phyfique, la Médecine fitles langues grecque & hébraïque, dans lefquelles il fit un fi grandprogrès, avec le fecours d’une mémoire prodigieufe , qu’il lesparloit&les écrivoitfans peine. Le Pape Alexandre VI. inftruitde fon rare mérite, le deftina pour être Sécrétaire de fon fils,puis fon Nonce en Hongrie. Mais une maladie fàcheufe ayantobligé Aléandre à prendre d’autres mefures, il vint en France ,où il étoit appelle par les offres obligeantes du Roi Louis Xli.qui le gratifia de lettres de naturalité. 11 fut Reéteur de l’Uni-verfité de Paris, &Profeffeur en langue grecque, & depuis ilenfeigna encore à Orléans # à Blois. Etienne Poncher Evêquede Paris l’attira chez lui, & le donna à Everard de la Mark Evê-que de Liège, qui le fit fon Chancelier, & qui lui conféra ladignité de Prévôt dans cette Eglife. Ce même Prélat l’engageaà faire un voyage à Rome, où le Pape Léon X. qui le retint àfon fervice, l’envoya Nonce en Allemagne en 1319. & quoi-qu’abfent, le fit Bibliothécaire du Vatican en 1320. apres lamort de Zenobio Acciaivoli. Aléandre parut dans là Nonciatureavec éclat, foit par fon rang de Nonce, foit par fa doctrine 8cfon éloquence, que l’on admira dans la Diette de Wormes, oùil parla trois heures de fuite contre Luther avec un grand lue-
l’Edit qui le _ condamnent. A fon retour Clément VIL lui donnal’Archevêché de Brindes, & le nomma Nonce en France. Ilétoit auprès du Roi François I. à la bataille dePavie, où il futfait prifonnier. Le même Pape l’envoya encore en Allemagneen îîjx. où il trouva un grand changement. Le peuple n’étoitplus, à ce qu’il dit, fi animé dans les villes Protèftantes contrefe Saint-Siège; mais dans les villes Catholiques il témoignoit uneenvie extrême de fe retirer de I’obéïflhnce du Pape, & .de s’en-richir des biens de l’Eglife, comme avoient fait les Proteftans.Aléandre fit tout ce qu’il put, mais fans fuccès, pour empêcher.Charles -Quint de faire une trêve avec les Princes Proteftans. Ufe rendit enfuite à Venife, d’où Paul III. le retira pour l’honorerdu Chapeau de Cardinal en 1336. 11 fut encore nommé Légat,
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vifiter, & en félicitèrent Guillaume Duc d’Aquitaine , dans lesEtats duquel ce précieux tréfor avoit été découvert. Voilà l’o-pinion commune où l’on a été long-tems fur cette translation.Mais aujourd’hui on eft perfuadé que ce chef n’étoit pas celuide S. Jean Précurfeur au Fils de Dieu, mais celui de faintJean d’Edeffe, qui fouffrit le martyre en cette ville avec faintCyre ou Cyr. Leurs corps avoient été portés à Alexandrie &mis, à ce qu’on dit, avec ceux d’Ananias, Azarias & Mifaël,que l’Auteur de la translation de ce Chef prétend être trois desfaims Innoeens qu’Hérode fit égorger. Ils furent depuis portésen France du tems de Pépin, & mis dans le Monaftère de S.
j ean d’Angeli ; & Alduin ayant peut-être trouvé le nom de faintean fur le reliquaire, ou pouffe par quelque autre raifon, ouprévenu par les préjugés de la tradition du pays où il étoit,
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: poches, des dialogues,les tables de la Grammaire grecque, &c. Il compofa fon épi-taphe en grec, que nous avons avec un éloge latin. * PaulJove, ht elog. c. 98. Viétorel. in addit. Ctacon. Sponde. Aube-ry, &c. Bayle , Diftion. critiq, 4 me. édition.
Ç ALEANDRE , (Jérôme ) de la même famille que Jé-rôme Aléandre Archevêque de Brindes & Cardinal, & petit-fil*maternel de Jérôme Amathée, a été un des Savans du XVII. fiô-cle. Dès qu’il eut-quitté le Frioul fon pais natal, pour aller kRome, il trouva chez le Cardinal Otlave Bandini un emploi deSécrétaire qu’il remplit avec honneur pendant près de 20. ans.
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1 riu Chef de ce grand Saint. Les curieux pu orm >- r r,i utn e a Rome ; car s étant aggrege des premiers a
Font confidter fur ces recherches le traité hittonque que M. du . ^ mie P n aiiTante des J iumtrijhs, ü avait toujours quelqueCange publia là-deffus en i66î. fmt l, * * * esffl '