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compofition à y faire voir, il fît même, en Italien, un traité fortdodte fur là dévife de cette affemblée. La fécondité de fon gé-nie, & là vafté érudition fe manifeltèrent par différents écrits furdiverfes matières. Il éxpliqua des Antiques dans un in 4H1. im-primé â Rome en 1616. fous ce titre. Exphcatio antiqua ta-bula maYmoreœ Jolis effigie fymbolisque exfcuîptæ i explicatif) figil-larum zona veterem Jtateram marmoream cingentis. Il écrivitfur la queltion des Eglifes fuburbicaires , & publia un ouvragecontre celui que Saumaijè avoit compofé là-deffus en faveur desProteftans, fans y mettre fon nom. , Il fit imprimer un volumede les poëlies, qui futfuivi d’une apologie de l’Adonis An Ca-valier Marin, contre les rudes attaques du Cavalier Stiliani.Urbain VIII. lui témoigna avantageufement fon éftime -, car iltravailla lui-même à le tirer du lèrvice du Cardinal Bandini,pour l’attacher à celui des Barberins, de forte qu’Aléandre de-vint Sécrétaire du Cardinal François A arber in, neveu du PapeUrbain VIII. Il fut du voyage de France, lorfque ce Cardinaly alla avec le caraétère de Légat a Latere. La fatigue du va y a-»ge ne dérangea pas la fànté délicate d’Aléandre. IL n’en futpas de même de la bonne chère. Il étoit convenu avec quel*ques-uns de fes intimes amis, qu’ils fe régaleroient tour à tour,de trois en trois jours. Il ne pouvoit s’empêcher de mangertrop ; il en tomba malade, & il en mourut. Le Cardinal fortMaître lui fit faire de magnifiques funérailles à l’Académie desHumortjles , & les Académiciens fes confrères portèrent foncorps au fépulchre. Gajpard de Simeonibus y prononça l’orai-fon funèbre Je 31. Décembre 165 r. Aléahdre écrivoit d’unemanière fi nette que Nicha Erythraus lui difoit Lorfque je lisvos ouvrages je me trouve un bubile homme ,* mais quand je lisceux des mitres Ecrivains , qui fe piquent d’Eloquence, je me trou -ve très-ignorant ; car je rfy entends rien. Erythr. Pinacoth. Lp. 46. On diftingue cet Aléandre du Cardinal, en appellant leCardinal Aleander Senior , & l’autre Aleander Junior . * Bail-let, jugement des Savant fur les Poètes , «» 1430, Vitte, DiariuntBiographicum. Bayle, DiB. crit,
ALEAUME, (Louis) fils d’un Seigneur de Verneiiil, vivoitdans le XVI. fiècle. Il paffa plulieurs années à Paris où fa raredoctrine lui acquit beaucoup de réputation dans le Barreau. En-fuite il fe retira à Orléans, où fil fut Lieutenant général au Pré-fidial, & où il mourut en 1594. âgé de plus de 70. ans, aprèsavoir èxercé pendant vingt ans cette charge avec toute la pru-dence & toute l’intégrité que l’on peut attendre d’un bonMa-giftrat. Il compofa quelques Poèmes> que fon fils publia depuis.* Sainte-Marthe, /. 4. élog.
ALEAUME, ( Saint ) en éfpagnol faînt Èlefme, Moine de làChaife -Dieu en Auvergne, Abbé de faint Jean de Burgos enEfpagne, dans le XI. fiècle, fils d’un Gentilhomme de Loudunen Poitou, diftribua fon bien aux pauvres après la mort de fesparens, Si fortit de fon pays, pour aller faire un pélérinage àRome. Mais étant arrivé à Isloire, il y rencontra Robert, pré-mier Abbé de la Chaife-Dieu, qui voulut lui pêrfuader de reliefdans fon Monaftère : nonobftant cela, Aleaume fit le voyage deRome nuds pieds, & il revint au bout de deux ans à la Chaife-.Dieu, comme il l’avoit promis à Robert, de la main duquelil feçut l’habit de Religieux de l’Ordre de faint Benoit. 11 fediftingua par fa piété, fut chargé du foirt des novices, & élûAbbé de la Chaife-Dieu après Durand fucceffeur de Robert,felortquelques-uns ; félon d’autres, il ne Voulut point l’accepter,ou nele fut qu’après la mort de Seguin qui gouverna la Cnaife-Dieùaprès Durand. Quoi qu’il en foit, Confiance femme d’AlfonfeVL Roi de Caftille & de Léon, Partira dans fes Etats, où on luidonna l’hofpice & la chapelle de faint Jean l’Evangelifte près deÊurgos. Il y fit bâtir un grand Hôpital & un Monaftère, dontil fut le prémier Abbé, & y mourut vers l’an r 100. La ville deBurgos l’a choifi pour fon Patron, & fait fa fête au 50. Janvier. *Bolland. Yepes. Mariette. Alphonfe Venero. Baillet, vies desSaints
ALECE , -Alex , Tîalex , petite rivière du Royaume deNaples, coule dans la Calabre ultérieure & fe décharge dans lamer de Sicile, près de la ville de Reggio. * Baudrand. Ga-briel Barrio.
ALECTON, eft fœur de Tifiphone & de Mégère, & l’unedes trois Furies , qu’on nomme aufli Eryrmies ou Eumenides.Elles étoient filles de l’Acheron & de la Nuit, ou, commeveulent les autres, de Proferpine & de Pluton. L’antiquitépayenne craignoit fi fort leur vengeance, que, pour fe lesrendre favorables, elle leur élevoit des Temples, & leur rendoitun culte particulier. On croyoit d’elles qu’elles étoient du con-feil des trois Juges d’enfer, Eaquê, Minos & Rhadamante; Siqu’elles avoient ordre d’examiner les procès des morts, danstoute la rigueur de la jultice. On les peint d’ordinaire avecun regard furieux, & une coëffure de ferpens entrelaffés les unsdans les autres, tenant en leurs mains des fouets & des flam-beaux allumés. * Apollod. Hygin. hiji. des Dieux. Virgil. /. j. 6.8,
12. de P Enéide. Suidas. Orphée, hymne 66.
ALECTRION , jeune foldat, confident des amours deMars , fut mis en fentinelle par ce Dieu pendant qu’il étoit avecVénus ; mais s’étant endormi, il fut caufe que Vulcain furpritles deux amans, & découvrit aux Dieux fon infamie par le re-cours du foleil. Mars en fut fi piqué qu’il metamorphofa fonfavori en un oifeau de fon nom, c’eft-à-dire , en un coq, quigarde encore la crête del’armet qu’il avoit lorfqu’il fut changé,lequel fe reffouvenant de fa pareffe, n’oublie rien pour l'effacerpar une vigilance réglée, en annonçant toutes les nuits le lever
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du foleil, par le battement de fes ailes & par fon chant. * Lu-cien. 2. part, le dialogue de Micyle çÿ de fon coq.
ALEDOSI, (François) nommé le Cardinal de Pavie, naquità Caitel del Rio, dans la Romagne, où Louis Aledofi fon ayeulavoit poffédé la Seigneurie d’imola, Paul Jove ne parle pasavantageufement de ce Prélat ; car il dit de lui, qu’étant extrê-mement beau, il préféra la fortune à l’honneur, & ne fe fit pointun fcrtipule de la rechercHer par des voyes indirectes. 11 s’é-toit attaché au Cardinal de la Rovère , qui ayant été créé Papefous le nom de Jules 11 . le pourvut d’urt office de Tréforier gé-néral de l’Evêché de Pavie, & lui donna la chapeau de Car.dinal au mois dê Décembre de l’an 1503, Depuis il l’employadans les affaires les plus importantes, l’honora des Légationsde Viterbe & de Bologne, Si lui confia la conduite des troupesdéllinées contre les Vénitiens. Ce fut dans cette occalionqu’Aledofi fe brouilla avec le Duc d’Urbin , qui le tua après laprife de Bologne par les François en 1311. * Paul Jov. m tlog,Aubery, hijt. des Cardin, Güichardin, /. 9. hiji, Rubei, hiji.Raven. I, 8>
t ALEGAMBE, (Philippe) Jéfuite, né à Bruxelles le 22. Jan-vier 1392. après y avoir fait fes études, paffa en Efpagne, où ilentra au fervice du Duc d’Olfone, qu’il fuivit eu Sicile. Ilprit l’habit de Jéfuite à Palerme le 2. Septembre 1613. fit faPhilofophic dans la même ville, & étudia en Théologie à Rome,ênfeigna la Philofophie à Gratz , & après quelques voyages, fefixa à Rome, où malgré les grandes occupations que lui don-noient fes emplois, il a augmenté la bibliothèque des Ecrivain*de fa Compagnie, que.le P. Ribadeneira avoit publiée en 1608.Cet ouvrage eft conduit avec beaucoup d’éxacÛtude. Alegam-be mourut à Rome d’hydropilie le 6 . Septembre de l’an 1652.où il travailloit à augmenter la bibliothèque des Ecrivains de faSociété qu’il avoit déjà donnée au public l’a» 1645. & dont lePère Sotwel à donné une nouvelle édition à Rome en 167?.avec les additions qu’Alegambe avoit préparées. * Bayle,DiB, Crit .
ALEGRAiSICA , petite Isîe près des Canaries, qui n’a riende confidérable qu’un havre alfez commode, & un Château,pour le défendre. * J. Grammaye. Afrtc. illuji. I, 9. c. y,
OlRlGÎNE DE LA MAISON D’ALEGRE.ALEGRE, illuftre & ancienne maifon d’Auvergne, quin’eftpas moins diftinguèé par fes alliances, que par les grands hommesqu’elle a produits, défeend d'
I. Afaitly Seigneur de TourZel, qui vivoit en 1564. & fervitaux guerres de Guyenne & d’Auvergne fous le Maréchal deSancerre en 1J 86. Il époufa la Marquiie d’Efpinchal, fille de Guil-laume, Seigneur d’Efpinchal, dont il eut Morinot, qui fuit y Cé-cile & Ifabelle de Tourzel,
IL Morinot Seigneur de ToUrZel, Baron rl’Aîégrë, &C. Coti-feiller & Chambellan du Roi, & de jean Duc de Berry, duquelil fut d’abord Echanfon, & qui lui procura de grands biens.Ce Prince lui ayant cédé au mois d’Avril 1333. tous les droitsqu’il avoit aux Châteaux, terres Si Seigneuries d’Alègre, de Cha-rnels, fain Jult, Auzelles & dépendances, il acquit depuis ceuxqu’y avoit le Comte d’Armagnac, dont il obtint confirmation duRoi en May iJ93- U acquit aufii de Jean Comte de Bologne& d’Auvergne les terres de Millaut, de Viveros, & de Livra-dos ; fervit au voyage que le Roi fit en Allemagne en 1388. futpréfent le y. Juin de l’année fuivante, au mariage du Duc deBerry avec Jeanne Comteffe de Bologne & d’Auvergne, & leRoi le retint de fon confeil en 1407. 11 eft dit dans un arrêt,que les Officiers du Duc de Berry, ayant conçu haine & jaloufiecontre lui, le firent confticuer prifonnier à la Conciergerie, d’oùil fut mené à l’hôtel de Nesle, & de-là à Dourdan, mais qu’ilfut mis en liberté par la Ducheffe de Berry. 11 mourut l’an1418. & eut de Smaragde de Vichy Dame de Buffet, Puifagut& faint Prieft, fille & héritière de Guillaume Seigneur de Vichy,&c. & d’Ifabelle de Saligny, qu’il avoit époufée l’an 1387. Yves,qui fuit. Antoinette, mariée i°, à Jean Seigneur d’Apchon. a°.à Guillaume de Tinières, Seigneur de Mardoigne ; & PierreTourzel, Seigneur de Précy, qui lèrvit fous le Duc de Bourbonau voyage du Roi en Picardie l’an 1413, Il époufa l’an 1400.Ifabelle, fille de Guillaume Seigneur de la Tremoille, & de Ma-rie de Sully, dont il eut pour fille unique Claude de Tourzel,Dame de Précy, mariée à Claude Seigneur d’Apcher.
III. Tves de Tourzel, Baron d’Alègre, &c. mourut à la batail-le deTartas, donnée contre les Anglois l’an 1442. II époufaMarguerite d’Apcher fille de Béraud Seigneur d’Apcher, & d’An-ne de la Gorze, dont il eut, Jacques, qui fuit Gabriel Chanoinede Clermont. Chriftophle, Chanoine du Puy. Marie, qui épou-fa l’art 1448. Gilles Brachet, Baron de Magnac. Anne, marieeen 1432. à Antoine de la Roche, Seigneur de Chafteauneuf &de Miremont Louife, alliée en 1439. à Pierre Seigneur de Din-teville. Antoinette, qui époufa en 1463. Pierre de la Gorce, Sei-gneur de la Londe Si de Taillac ; & Bertrand de Tourzel, ditd’Alègre, qui étoit le fécond fils, qui fut Baron de Buffet, dePuifagut, du Temple & de faint Prieft, & Chambellan du Roi l’an1474. & époufa i“. Jeanne, fille de Pierre de la Tarjière, de la-quelle il n eut point d’enfans. 2°. Jeanne de Levis, fille d’Eulta-che, Seigneur de Florenfac, & d’Alis de Coufan, dont il eutMarguerite, Dame de Buffet, mariée i°. en 1493. à Claude, Sei-gneur de Lenoncourt. 2°. à Pierre de Bourbon, fils naturel del’Evêque de Liège, dont font defeendusritts Comtes de Buifet ;Catherine, mariee par contract du 18- Avril 1493. a Charles deBourbon, Seigneur de Carencv i & Anne d’Alègre, Keligieufe.
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