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Tome I
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„ , . „ „„ n r a de i a forte, de peur l’avenir dans l’Aftrologie , s imagina que cette fcience etoit m-

Tibre. Guntberus remarque qu on en i ’ Sair [ t faillible ; <Sc fur ce fondement, il publia que la fin du monde ar-

oue le neunle ou’il avoit gagné ne l’honorat comme un baint. n ~ ■>---- -.. *

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que cette fcience étoit in-

que le peuple qu’il avoit gagné

Adpenfusque cruci, ftammaque cr ornante folutui,

. In cineres Tyberine tuas ejtfiarftu in undm,

Xejlolid.e plebis , quem fecerat improbus , error ,

Martyris ojfa novo , cineresve foverct honore .

Trente de fes difciples étant paffés de France en Angleterre versl’an 1160. voulurent femer auffi la même doctrine; mais ilsfurent arrêtés & examinés , & ne la communiquèrent qu’à une

On appelloit ces feélai-

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riveroit bientôt. 11 en fixoit même l’année en ijjî. ou 194^. &félon d’autres, en 19 76. Quelques tems après, il préféra les œuvresde miféricorde au facrifice de la Meffe ; & improuvant le def-fein d’établir des Ordres religieux , qu’il maltraite dans fonlivre de Spurcitiis PJiuilo-Religioforum , il foûtint qu’il n’y au-roit de damnés que ceux qui donnent mauvais éxemple. L’U-niverfité de Paris s’éleva contre cette nouvelle doétrine » & fesamis craignant qu’il ne fût arrêté, lui donnèrent le moyen deDivers Auteurs ont écrit que dans le même tems,

feule femme, qui même l’abandonna. On appelloit ces leétai- fe retirer. Divers Auteurs ont écrit que dans le meme tems,res Poplicains ou Publicains. "Othon de Freilinghen. Guillaume des Inquiliteurs de la foi aflemblés’à Tarafcon , par ordre dede Neubrise tib 2. de reb. eeji. Fred. Guntherus, m carminé Clément V. y condamnèrent les rêveries de ce fqavant ftléde-

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heroico Ligurmo diHo,lkc. I. %. p. 47. Baronius , A. C. 1159. 40,Ê? fit]. Sandere, Her. 146. Genebrard. Platine. Onuphre, &c.M. Du Pin, bibl. des Aut. éccléf. du Xll.fiède. Nicolas Vignier,bijioire de FEglifie a Leyde idot. p. 969.

ARKAUD DE MEREUIL, Gentilhomme, & PoëteProven-çal , vivoit fur la fin du XII. iiècle, & au commencement duXIU. Mereüil eft un village près de la ville d’Aix. Le Pèred’Arnaud, qui en étoit Seigneur en partie, fut obligé de vendrefes droits. Le fils s’attacha au Comte de Beziers, & fut élliméde la Comtefle qui lui fit du bien. Il écrivit divers ouvragesen vers, & entre autres , un de reproches , fous le nom de Lasrecajimas de la Conitejfa. Pétrarque parle très-avantageufementde lui, & le nomme le célèbre Arnaud. ri ~~ ’’—

— __ Il mourut l’an uao,

* Pétrarque, c. 4. deI trionfo d’amor. Noftr adamus , vie des PoètesProvençaux. La Croix du Maine, & du Verdier Vauprivas,bibl. Françoife.

ARNAUD, (Pierre) Cardinal, que quelques Auteursfur-nonunent de la Pujànce , étoit de Béarn. Il prit l’habit dansl’Ordre de faint Benoît, & fut Abbé de fainte Croix de Bour-deaux. Le Pape Clément V. peu de jours après fon couron-nement à Lyon en i?oç. le fit Cardinal & Vice-Chancelier del’Eglife. Onuphre & Ciaconius difent que Pierre Arnaud nemourut qu’en 1916. mais Bernard Guy foûtient que ce fut en1906. Petnu Arnaldus Bearnenfis Abbm S. Crucis Burdegalenfis,oui non fuerunt anm attributi in Cardinalatu , fid obiit infraannum, Ce font les paroles de cet Auteur qui parle de la pre-mière promotion des Cardinaux fous le Pontificat de ClémentV. * Bernard Guy, in Clement V. Arnoul Wion, /. 2. Lig.vita, Sainte-Marthe. Aubery. Onuphre. Ciaconius. Frizon, &c.

ARNAUD, dit DE CANTELOUP, fut ainfi nommé, parcequ’il étoit natif d’un village de ce nom dans le Dtocéfe doBourdeaux. D’autres aflùrent qu’il étoit de la famille de Fri-gier ou Frangier. Bertrand de Goth, Archevêque de Bourdeauxayant été fait Pape en 1909. fous le nom de Clément V. lechoifit pour remplir fon fiège archiépifcopal, & quelque temsaprès non feulement il le créa Cardinal, mais il le fit encoreCamerlingue de l’Eglife. On dit qu’il étoit fon parent. Arnauddonna de grands biens à l’Eglife de Bourdeaux, & mourut l’anj ; 10. à Avignon , où il fe tenoit auprès du Pape. f Son neveuArnaud de Canteloup le jeune lui avoit déjà fuccédé en l’Ar-chevêché de Bourdeaux. Ce dernier en 1512. fe trouva au Con-cile général de Vienne. Depuis en 1526. il en célébra unprovincial à Rufec, & il mourut l’an 1992. * Frizon. Gaff.Purp. Aubery , bijioire des Cardinaux, Sammarth. Gail. Chrifi,

D’-ARNAUD , dit le Cardinal d’Aux, Evêque de Poitiers, étoit

d’Aux près de Condom. Clément V. Pape , dont Arnaud avoitété domeftique, le pourvut de l’Evêché de Poitiers en 1907.après la dépofition de Gautier de Bruges. Arnaud d’Aux rem-plit très-bien les devoirs de fon Miniftère. Clément fe voulantfervir de lui, le fit venir à Avignon, d’où quelque tems après ill’envoya en Angleterre, avec le Cardinal Arnaud Novelli. A fonretour il le fit Cardinal le 2?. Décembre de l’an 1912. Il futdepuis Evêque d’Albe, & mourut en 1517. Les autres difenten >919. Son corps fut enterré dans l’Eglife de faint Pierre dela Romière au Diocèfe de Condom , où il y_ a un Chapitre deià fondation. On voit cette épitaphe dans l’Eglife de Poitiers.

Arnaldus meruit PiHavis pontificari ,

Et tandem voluit Dens ipjum cardinalari.

Qui rerum compos , prudent multum perhibetur.

Fortius inde nepos PiHavis Praj'ul kabetur,

Anno miUtno ter C, ter que noveno

Obvia venit ei mors , fejio Bartholonui.

Fortius d’Aux fon neveu lui fuccéda. * Frizon. Gaü. purp.Aubery, hijl. des Cardinaux. Besli , des Evêques de Poitiers.Sammarth. G ail. Chrijitana. Wallingham, in Edouard II, DuChêne, bijl. d’Angl. I. 14. c.io.

•J ARNAUD DE VILLENEUVE , célèbre Médecin, quivivoit vers la fin du XIII. Iiècle , & au commencement du XIV.a été ainfi appellé d’un village où il avoit pris nailfance ; maiscomme il y en a phifiems de ce nom, on doute fi celui-ci eft«n Catalogne, en Languedoc ou en Provence. Borriche dit qu’ilétoit Franqois & que de fon tems il y avoit encore des perfon-nes de ce nom dans leComtat d’Avignon. Il étudia à Paris,& à Montpellier, & voyagea en Iraüe&en Efpag ne. En 1904.il dédia à Benoît XL fon livre intitulé Semita Semita. U ap-prit les langues, & principalement la grecque, l’hébraïque & l’a-iabe ; & ne négligea rien de tout ce qui pouvoit fatisfaire lapaillon qu’il avoit de tout fqavoir. Mais cette paillon le portatrop loin, & le précipita meme dans l’héréfie. Il étoit alors àParis, où il éxerqoit la Médecine. Il commenqa par chercher

ctn. 11 étoit déjà forti de France, & s’étoit retiré en Sicile au-près du Roi Frédéric d’Aragon, qui le requt avec des témoigna-ges très-particuliers de fon éltime & de fa bienveillance.Quelques tems après, ce Prince le renvoya en France, pour ytraiter le même Pape Clément V. qui étoit attaqué de maladie,

& Arnaud de Villeneuve fit naufrage fur la côte de Gènes en1909. D’autres difent en 1910. ou 1919. Franqois Pegna &d’autres l’ont ridiculement accufé de Magie. Le prémier éta-blit ce qu’il avance, fur la tranfmutation métallique, que Jean-André , dit-il, lui vit faire à Rome : ce qu’il attribue à la Ma-gie. Les autres, parce qu'ils le croyent Auteur des deux trai-tés , de phyjias ligaturis , & de figitlis duodecimfignorum. Pourle prémier, ce n’eft que la traduction d’un livre arabe com-pofé par Lucas Ben-Colta. Le fécond ne fe trouve point par-mi les œuvres d’Arnaud de Villeneuve ; & en tout cas, ce n’eftqu’un traité d’Altrologie , où il a peut-être un peu trop don-né aux fuperftitions de cette fcience peu certaine. Au relie, iln’eft point vrai que ce fqavant Médecin ait compofé le livrede tribus impojioribus , comme Guillaume Poftel l’a ofé dire.Quelques-uns, comme Ramus, l’ont attribué à Poftel lui-même.Fiorimond de Raymond dit que Ramus lifoit de fon tems celivre en ce promenant au Collège de Beauvais ; cependant Nau-dé très-habile Bibliothécaire a foûtenu que ce livre n’avoit ja-mais éxifté : il croit même que tout ce qu’on en a dit n’efttiré que de Lipfe dans fon livre de ntonitis, &c. de fes avertifle-mens & de fes exemples politiques, l. x. c. 4. où parlant deceux qui font profefiion publique d’impiété, il cite l’EmpereurFrédéric II. qui avoit coutume de dire, qu’il y avoit trois fa-meux impofteurs qui avoient féduit les hommes. Il ne feroitpas difficile de prouver qu’Arnaud de Villeneuve eft foupqonnéà tort dans Mariana, d’avoir le prémier effayé la génération hu-maine dans une courge ou citrouille i Delrio lui-même en con-vient, lui qui donnoit affez facilement dans ces fortes de bruits.Nous avons la vie d’Arnaud de Villeneuve à la tête de fes ou-

vrages imprimés en un volume in folio , à Lyon l’an 1920. &l’an 158s- à Bâle avec des notes de Nicolas Taurelle. Voicice que dit de ce fameux Médecin, M. Freind dans fon hiftoirede la Médecine. Gilbert Arnaud de Villeneuve, né à Milan,paüà 20. années à Paris, d’où il alla à Montpélier. Il y féjour*na 10. ans. Le défir d’aprendre l’Arabe le conduifit en Eipagne,où il fe fit tellement éftimer qu’il s’y forma de fon nom lafeéte des Armldifles. Jacques II. Roi d’Arragon, l’emploïa au-près de Clément V. en 1909. & ce fut à la Cour de ce Princaqu’il fit connoifTance avec Raymond Lulle. Effraie des procé-dures de l’Inquifition contre P. à’Apone , il fe réfugia dans laCour de Frédéric d’Arragon Roi des deux Siciles, en faveur du-quel il écrivit fon commentaire fur l’école de Salerne. 11 nepeut-être né l’an 1900. comme le dit Symphorien Champier ,puifque dans les articles éxhibés contre Boniface VIII. en 1909.on trouva que ce Pape avoit aprouvé un livre d’Arnold , con-damné pour héréfie à Paris. D’ailleurs il devoir être mort en1919. puifque dans le Concile devienne le Pape ad jure tout lemonde de lui découvrir un ouvrage qu’Arnaud lui avoit promis,& n’avoit pû lui donner, ayant été prévenu par la mort. * Bi-bliothèque Angloife, T. 14. a. partie, p. 4Ô0. 461. Saint Antonin,tit. ai. c. 2. §. 8. Sponde , in annal. Jufte, ebron. Matth. Caftel-lan, invitaMedic. Imperialis, inmufaohifi. Mariana , /. 14. rer.Hijpan. Delrio, l. 1. difquif. magic, c. ç. q. i.fift, 4. Naude, apo-logie des grands hommes accujés de Magie, Vander Linden, defeript. medic. Aaudxana.

ARNAUD, de CORBIE, Chancelier de France, &c. cher-chez CORBIE.

ARNAUD-DANIEL, cherchez DANIEL.

ARNAUD AMALR 1 C, Archevêque, cherchez AMALRIC.

ARNAUD AUBERT, ou ALBERTI, Archevêque ,cherchezAUBERT.

ARNAULD de Chartres, Abbé de Bonneval, de l’Ordrede faint Benoît, dans le Diocèfe de Chartres, étoit ami de faintBernard , qui lui écrivit fa dernière lettre, peu de jours avant famort, qui arriva le 20. Août de l’an nç}. Il écrivit le fécondlivre de la vie de S. Bernard, que nous avons, & que quelques-uns ont attribuée à un Arnauld Abbé de Bonneval en Dauphi-né , qui n’a pas vécu dans ce tems-là, comme le P. Mabillon l’aprouvé, in ep. 290. S.Bcm. Il paffe pour le véritable Auteur desdouze traités : De operibus Chrifii Cardinalibus , qu’on avoit at-tribués à faint Cyprien. Us font adreffés au Pape Adrien IV. aiAdrianum Papam, & non pas ad Cornelium , comme il y a dansles œuvres du même Saint : ce qui a fait qu’on les lui a attri-bués jufques à ce tems, quoiqu’il fe foit paffé près ds huit censans de l’un à l’autre. Arnoul a écrit d’autres livres de mêmeftylc, que nous avons dans la bibliothèque de« Pères, comme

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