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traciatus de feptem verbis Donimi in cruce. Sermo de laudibusfanHa gj" perpétua Virginie Mari*. Trac tu tut de operibus Jexdierrnn. Denys Perronet de Melun , Théologal d’Auxerre, pu-blia ce dernier traité ; & les Pères Titelman & Schottus , l’unCordelier, & l’autre Jéfuite, ont travaillé fur le prémier. Nousjgnorons quel eft le tems de la mort d’Arnauld de Bonneval.Peut-être que l’autre Abbé de Bonneval eft Auteur de quelques-uns de ces traités. * Saint Bernard, epiji. 3 io. Arnould de Lifeux,epift. }. 17, 6? 38. Henri de Garni , c. n. de fcript. Trithême,de fcript. ec clef. Sixte de Sienne , biblioth. S. Eifengrenius, de fcript.Orthodox. Bellarmin, de fcript. ecclef. Polfevin, in appar. facr.Gefner, in biblioth. Volfius, de Hif. lat. I, 2. c. $3. Columbi,de ep. Valent. Merlonus Horftius, &Dom Mabillon, innot. adep. ajo. (•? 510. Sancl. Bernard. Manriquez, t. II. annal. Çi-Jierc. ad A. C. 11 y 3. c. 11. Charles de Vifch, biblioth. Cifttrc. LeMire, in auH. de fcript. c. 5 67. Chorier, hiji. de Dauphiné. LesAuteurs , de Foffice du faint Sacrement , chron. hiji, Maraccius,biblioth. Manana. Al. Du Pin , bibl. des Aut. ecclef. du VILfée le.
ARNAULD, ancienne & noble famille d’Auvergne , étoitdéjà diftinguée par elle.même, & par fes alliances avant la findu XV. liècle. Une fille de cette maifon fut mariée à un Sei-gneur de la Fayette, petit-fils de celui qui étoit Maréchal deFrance fous Charles VI. Henri Amauld Gouverneur de la ville& Château d’Hermant, lieu de fa naiflance, à huit lieues deRiom, époufa vers l’an 148°. Catherine Barjot, parente duÂlai-tre des requêtes de ce nom, & fut Ecuyer de Pierre de Bourbon,Comte de Beaujeu, dont l’époufe Anne de France, fille de LouisXI. fut Régente pendant la minorité de Charles VIII. fon frère.Il s’attacha enfuite en la même qualité d’Ecuyer au Connétablede Bourbon, & eut grande part à fa retraite hors de France, enfaifant ferrer fes chevaux à rebours, lorfque Franqois I. qui letraitoit de rebelle, envoya des gens pour le prendre. De deuxfils qu’il hiffa, Jean qui étoit l’aîné mourut en 154a. fans en-fans : il fe donna dans les régiftres baptiftaires de la ville deRiom, la qualité de Commandant. Le fécond, Antoine Arnauld,prit le parti des armes, & commanda même une Compagnie dechevaux-legers. Mais dans la fuite il fut Procureur général dela Reine Catherine de Médicis , Procureur du Roi au Prefrdialde Riom, dont le reflort avoit alors plus de quarante lieues d’é-tenduë, Correcteur des comptes, Contrôleur général des reftes,Seigneur de Corbeville, &c. Il mourut à Paris en 1591. âgéde toi. ans , & fut enterré à faint Sulpice dans une chapellequ’il y fonda. Cet Antoine Arnauld eft le prémier de fa famil-le, qui vint s’établir à Paris, où il fut appellé par la Reine Ca-therine de Médicis vers l’an 1547. De fon prémier mariageavec Marguerite Mofnier du Bourg, parente du Chancelier dece nom, iœur du fameux Anne du Bourg, Concilier au Parle-ment, & de Jean du Bourg, Lieutenant criminel de Riom, ileut Jeu» de la Motthe Arnauld, quiloûtintle fiège d’Idoire con-tre l’armée de la Ligue, & qui tua de fa propre main dans unefortie le Comte de Rendan, Chef de ce parti: aétion qui fit le-ver le fiège, caufa le gain de la bataille qui fe donna enfuite,& aflùra toute l’Auvergne à Henri IV. Du fécond mariage d’An-toine Arnauld avec Anne Forget de Hermant, fille du prémierMaître d’Hôtel du Connétable de Bourbon, qu’il contracta étantdéjà fort âgé, s’il n’y a pas d’erreur dans ce qu’on dit de l’âgeoù il mourut, fortirent douze enfans mâles, & entr’autres An-toine Arnauld, dont nous parlerons dans un article express IfaacArnauld Intendant des finances, & père d’un fils de même nom.Ce dernier fut Gouverneur de Philisbourg, Meftre de camp descarabiniers, & ne fe fit pas moins connoitre par fa valeur quepar fon éfprit : il eft célèbre dans les écrits de Voiture. Safeeur fut mariée dans la maifon de Feuquières ; David Arnauld,Capitaine, tué au fiège de Gergeau ; Benjamin & Ponce Arnauld,atulfi Capitaines, & tués au fervice du Roi; Louis Arnauld Gé-néral des finances à Riom ; un autre Louis Arnauld, Sécrétairedu Roi à Paris ; & Pierre Arnauld , le plus jeune de tous. C’eftcelui qui fe rendit fi célèbre par le fuccès avec lequel il rétablitla difeipline militaire. Il étoit Maréchal des camps & armées duRoi Louis XIII. Gouverneur du Fort-Louis, & Colonel du Régi-ment de Champagne.
ARNAULD, (Antoine) frère aîné des derniers dont nousvenons de parler, nâquit à Paris vers l’an 1550. y fit fes études,Fut requ Maître és arts en 1573. & enfuite fe fit recevoir Avocatau Parlement de Paris ; honora cette profeffion par une élo-quence & par une probité extraordinaires. Henri IV. récom-penfa fon mérite d’un brevet de Concilier d’Etat. Marie deMédicis le choifit pour fon Avocat général, & l’eût même faitSécrétaire d’Etat, fi par un rare défintèreflement il ne fe fûtéxeufé d’accepter cette dignité. Sur quoi il dit à la Reine, qu’ilferviroit mieux fa Majefte, étant Avocat du Roi, que s’il étoitSécrétaire d’Etat. Il avoit été autrefois Confeiller tk Procureurgénéral de la Reine Catherine de Médieis. Entre les caufesdans le r quelles il fe dilfingua, il n’y en a point eu de plus cé-lèbre que celle qu’Henri IV. voulut entendre avec le Duc dec „ ;i o’î.t.ifl'nif Hs la Deine des calomniateurs;
__ . 1 plaidoyer fut imprimé I
me année, & fe trouve encore. Ce fut à fon éloquence qu’ilfut redevable de fon alliance avec Catherine Marion, fille del’Avocat général. Ce Magiftrat fut un jour fi fatisfait , aprèsavoir entendu un de fes plaidoyers, qu’il le prit dans fon ca-roffe, le mena chez lui, & lui donna fa fille en mariage. Ilm eut vingt-deux enfant, dont les plus connus auront leur*
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articles féparés. Il compofa en 1602. un petit livre intitulé, hfranc gÿ véritable difeours , pour empêcher le rappel des Jéfui.tes en France, que le P. Richeome réfuta dans fa plainte apolo-gétique. Antoine Arnauld mourut l’an 1619. âgé d’environ 70.ans , il n’avoit jamais été de la Religion Proteftante , quoiqu’ilfût ennemi de la Ligue. Voici l’épitaphe que lui fit faite M. leMaître fon petit-fils & filleul.
Pajfant, du grand Amauld révère la mémoire ♦
Ses verttu a fa race ont j'ervi d’ornement,
Sa plume a fon pays , fa voix au Parlement ,
Son ejpnt a J’on Jiècle , g? fes faits a l’HiJioire.
Contre un fécond Philippe ufurpateur des LysCe J'econd Démojtbéne anima lès écrits ,
Et contre Emmanuel arma fon éloquence.
Il vit , comme un néant , les hautes dignités ,
Et préféra l’honneur d’oracle de la FranceA tout le vain éclat des titres empruntés.
Plufieurs Ecrivains fuppof.nt comme un fait indubitable;que lorfqu’Antoine Arnauld mourut , il étoit âgé de 103. ans;mais en ce cas il n’auroit été reçu Maître ésatts qu’à 57. ans;car du Boulay alfure dans Vindex’ du VI. tome de l’Hiftoire del’Univerfité, qu’il fut reçu en 1373. il n’auroit par contéquentpû commencer à plaider qu’à 60. ans, & il en auroit eu 78.lorfqu’il auroit plaidé contre les Jéfuites. Il eft encore plus in-croyable qu’il eut 72. ans, lorfque Ion éloquence commença àlui procurer l’éltime de l’Avocat général Marion. 11 eft certainqu’il époufa en 1588- la fille de cet Avocat général; & il nel’eft pas moins que cette fille devoit être fort jeune alors, puif.que fon père mourut en 160;. n’étant âgé que de 64. ans. An-toine Arnauld en eut 22. enfans ; il auroit donc eu le dernierétant âgé de 96. ans au moins. Enfin il eft certain que ce qu’onfçait de fes frères, ne peut convenir avec l’âge qu’il faudroit leurdonner, (1 Antoine étoit mort à 103. ans.
Du Boulay obferve aufti qu’Antoine Arnauld étoit Parifien :& comme fon père ne vint dans cette ville que lorfqu’il y futappellé par la Reine de Médicis , qui ne fut Reine qu’en 1547.on voit que l’Avocat n’a pû naître en 1316. néanmoins il eftprobable que ceux qui ont drefle l’article de la famille d’Ar-nauld , le font fondés fur un éxtraic baptiftaire, où il étoit ditqu’Antoine Arnauld fils d’Antoine étoit né en 1516. Ainfi l'er-reur ne peut venir que de ce qu’au lieu de trois Antoines, onn’en a lait que deux. Le prémier, fils de Henri Gouverneurd’Hermant , nâquit vers l’an 1481. on ne fçait pas quand ilmourut, mais il eft vrai-femblable qu’il exerça quelques-uns desoffices qu’on donne à fon fils : il fut père de Jean mort en1542. & d’AntoineII. Celui-ci né en 1316. vint a la Cour en1347. & mourut en 1391. âgé de 75. ou 7 6. ans, & fut père del’Avocat, & des autres dont on a parlé. Au refte on ne pré-tend pas que ceci l'oit regardé autrement que comme une con-j Cture. L’erreur de ceux qui ont fait mourir Antoine Arnauldà 103. ans eft très-certaine: l’expédient dont on fe fert pour cor-riger cette erreur, ne l’eft pas de même.
ARNAULD D AND 1 LLY, (Robert) fils aîné du précédent,nâquit à Paris en 1388. & fut produit fort jeune à la Cour, oùil foûtint avec beaucoup de réputation les emplois les plus im-portans qui lui furent confiés. Jamais homme ne fut plus éfti-mé des Grands, & n’employa plus généreufement le crédit qu’ilavoit auprès d’eux, pour la défenie delà jullice & de la véri-té. Il couronna cette conduite fi rare dans le grand monde,par la retraite qu’il fit, en 1644. âgé de 35. ans, à Port-Royal de*Champs. Ce fut là qu’il acheva de fe donner tout eitier àDieu, & qu’il employa le refte de fes jours aux excellentes tra-ductions dont il a enrichi l’Eglife ; telles que font celles desconfeffions de J'amt Augujiin , de l’Hiftoire de Jofephe , des auvresde Jainte Thérèjè , ôt de celles du B Jean d’Avila, de phijkursvies des Pères des dejerts , de faint Jean Climaque , des vies desSaints illujlres, difeours de la réformation de l’homme intérieur ,J'amt Eucher du mépris du monde. Inftruüions chrétiennes ti-rées des lettres de M. de faint Cyran. La vie de Grégoire Lapez.Outre ces ouvrages en profe, nous en avons quelques-uns envers ; comme les fancesfur les vérités chrétiennes , le poème furla vie de JeJ'us-ChriJi , quelques pièces fur la délivrance de laTerre Sainte , J'ur la folitude, (ÿ c. On lui a attribué fans aucunfondement, des vers d’amour , tirés des meilleurs Poètes. Maisceux qui ont connu M. d’Andilly & ceux qui ont du goût & dudifeernement, conviennent que cet ouvrage eft fort au-de/fousde ceux de cet illuftre Solitaire, qui d’ailleurs n’a jamais eu depanchant pour ce genre de verlification. Il mourut les;. Sep-tembre, l’an 1674. âgé de 86- ans, & laifTa de fon mariage aveeN. de la Broderie, morte en 1637. cinq filles , toutes Religieufe»à Port Royal, dont i’alnée, fœur Angélique de S. Jean, a ptffepour un prodige d’éfprit & de vertu , & mourut en 1684- &trois fils, dont l’ainé étoit M. Arnauld Abbé de Chaumes, lequel,après avoir paffé quelques années dans le fervice, fe retira au-près de M. l’Evêque d’Angers fon oncle , & mourut en 1698- 1 *fécond , Henri Arnauld Sieur de Lufancy, qui a toujours veçudans la folitude ; le troifième fut Simon qui luit. * Journal de»Içavans du 26. Août 1675-
ARNAULD (Simon) Marquis de Pompone, l’un des plu»célèbres Minillres de fon tems, fut employé dès l’âge de a},ans , en diverfes négociations très-importante8. 11 conclut euItalie plufieurs traités avec les Princes de la ligue de Lombaf*die, & fut depui* Intendant des armées du Roi, à Naples, 9 ten Catalogne. £n 1665. il fut nommé AmbalTadeur extraor-dinaire