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Le Comté d'Arva , petit pays de la haute Hongrie > eft prefquetout dans les montagnes. Outre la ville d’Arva, Capitale, il ya encore celle de Likarva.
ARVAD, «owaARADUS.
ARVALES, c’étoit une Société de douze hommes, d’unenaiffance illuftre chez les Romains, qui s’affembloient en cer-tains jours , afin de faire des facrifices pour les biens de la ter-re. L’origine de cette cérémonie étoit venue de la nourrice deRomulus, appellée Acca Laurent!a ., qui avoit coôtume de faireun facrifice tous les ans, pour demander aux Dieux une récolteabondante, & qui y faifoit aftifter douze garçons, dont elle étoitmère. Un d’eux étant mort, Romulus, qui fut bien aife de fe-conder la dévotion de fa nourrice, prit la place du mort, afinde remplir le nombre de douze, & voulut qu’on appeilât cetteSociété, le Collège des frères Arvalés , du mot latin Arvum ,qui figni-fie champ. C’eft pourquoi ceux qui entroient dans cetteSociété, furent toujours depuis au nombre de douze, & con-servèrent le nombre d es frères Arvales. Us s’affembloient ordi-nairement au Capitole, dans le Temple de la Concorde, oqdans le bois facré de la Déeffe Dia, qui étoit éloigné de Romede cinq milles feulement, fur le chemin qu’on nomtne à pré-fent Via Campana. Us avoient pour marque de leur dignité,lorfqn’ils éfoient dans la fonction de ces facrifices, une cou-ronne d’épics, liés & entortillés de rubans blancs. On croit quecette forte de couronne, a été la première en ufage parmi lesRomains. Voyez A MB ARVALES. * Varron. Pline. Fulgence.
ARUBOT» nom d’un quartier de lajudée. S. Jérôme ditque ce lieu eft une plaine dans le pays des Moabites, qui entradans le partage de la Tribu de Ruben. * 3. Rois 4. 10.
ARUDF.US , fils de Chanaan, eut pour fon partage l’isled’Arude. Son frère Arviceus eut la ville d’Arce fur le mont Li-ban. * Genèfe, c. 10. 17. ig. Jofèpbe, /. 1. antiq. Bochar,in Phaleg. I. 4. c. 56.
ARVE , rivière de Fofligny en Savoye, fort d’une hautemontagne que ceux du pays appellent Maudite , parce que de-puis le milieu ju qu’en haut, elle eft inacceilible, & continuel-lement couverte de neige. On la découvre de plus de trentelieues, & c’eft où fe forme le cryftal de roche. Cette rivière eftéxtraordinairement rappide, & beaucoup plus que le Rhône, oùelle fe perd à une portée de moufquet au-d«ffous de Genève, aulieu appelle la Queue d’Arves Si lorfque les neiges viennent àfondre, ou qu’il tombe de greffes pluyes, elle s’enfie fi fort toutd’un coup, que fouvent elle fait remonter le Rhône vers le lac : deforte que les moulins à bled des Genevois, qui font entre le lac, &l’emboûchure de l’Arve, tournent alors à rebours. C’eft ce quiarriva fur la fin de l’année 1570. le 3. Décembre,la rivière renver-ra le pont & fe déborda jufques dans le PLin-palais. De Thou,/. 47. & Cafaubon, fur le 4. livre de la Géographie de Strahon , re-marquent qu’au tems du maffacre de la faint Barthélemy, qui fe fiten France l’an 1372. l’Arve fe déborda d’une fi étrange manière,que jamais on nel’avoit vûë fi haute, & que le Rhône en remontaimpétueufement vers le lac. On trouve de l’or, bien qu’en petitequantité, dans le fable de cette rivière 3 & un homme qui le fçaitchercher, en peut tirer pour 40. ou 30. fols par jour. Il y avoitanciennement un fort au bout du pont d’Atve qui appartenoit auxGenevois & qu’ils firent rafer en 1394. parce qu’il coutoit beau-coup à entretenir & qu’il faloit y avoir une Garnifon. On rcn-verfa aufii le pont que l’on plaça trois ou quatre cent pas plus bas.C’eft le même que l’on voit aujourd’hui. * Hiji. de Genève de
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cernent du Pontificat du Pape Eleuthèrej ma ; s tout cela eft fabu-leux. * Polydore Virgile, hiji. I, 1. & 2.
ARVISIÜM, promontoire de l’Isle deChio, & célèbre parlès bons vins. Virgile en parle, & le compare auneétar:
Vin a novum fundam calathis Arvifia neciar.
Pline, en parlant des vins éxcellens, nomme le \1nThaJ1us, &celui de Chio , que l’on appelle auili Arvifîum. Infummagloriafume, dit-il, Tbajium Cbiumque ex Chio , quod Arvfîum vacant.* Virgile, tclog. 3. v. 71. Pline, /. 14. c. 7.
ARUN, Anu, Ayantes. Hamela, petite rivière du Comté deSuffex en Angleterre. Elle baigne la ville d’Arendel, qui en a prisfon nom, & fe décharge dans ia mer de Bretagne. * Baudrand.
ARUNAR-FIQRD , Arimanm J mm , golfe qui s’avancequelques milles dans la côte occidentale de l’Islande, Isle de1 Océan Septentrional, * Baudrand.
ARUNCÜLEJUS COTTA, (Lucius) cherchez COTTA. 1‘ ARUNDEL,' voyez ARON DEL.
ARUNDEL, voyez F1TZ-ALAN.
173°.
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ARUEND SCHAH, père de Lohorasb, quatrième Roi dela fécondé Dynaft.e de Perle , appellée la Dynaftie des Kaianiens«uKaianides. * D’Herbelot, hihl. orient.
t ARVERNIENS, peuples de la Gaule Celtique. Us de-meuroient dans l’Auvergne, & furent aufifi puiffans que les E-duens & les Senonois. On choififfoit fort fouvent leurs Rois pourcommander a toute cette partie de la Gaule. * Thomas Cor-neille, diêl. voyez AUVERGNE.
ARVERT, Arverta , bourg de France dans la Xaintongeprès de la côte, vis-à-vis de l’Isle d’Oleron. Ce lieu eft entre larivière de Savion, ou de Seudre, & la Gironne, qui forment unepetite Prefqu’isle, à laquelle on donne le nom de Forêt d’Arvert.* Maty, diH. geogr.
ARVICEUS, voyez ARUDEUS.
ARV1CITO, Arvicitum , bourg de la Calabre Ultérieure, Pro-vince du Royaume de Naples. Il eft fur la côte orientale, entre lecap de Stilo, & la petite ville de Caftel-Vetere. Quelques Géogra-phes placent à Arvicito, l’ancienne ville de Conjllinum ,■ d’autres lamettent à la Motta Gioiofa, village voifin ; & d’autres à Caffano.
ARVILLÀRS, (Seigneurs d’) voyez SAVOYE.
ARVIRAGÜS, Roi de b Grande Bret.gne, règnoit, dit-on,.eu après la mort de Jéfus-Chrift. Quelques-uns difent que Jo-.ëphe d’Arimathée, difciple fecret du Sauveur, étant venu enFrance, ou de fon propre mouvement, ou parce qu’il avoit étééxpofé avec fainte Magdelaine, fainte Marthe & faint Lazare,fur un vaiffeau qui aborda en Provence; il paffa en Angleterre,pour y prêcher la foi, environ l’an 60. fous le règne de Néron ,& que le Roi Arviragus lui donna quelques terres pour fon habi-tation. Polydore Virgile dit que le lieu s’appelle aujourd’huiGlafco , & qu’il y a un Monaftère de Bénédictins. Ainfi le Chri.ftianifme auroit été introduit dans cette Isle, l’an 177. ( fi pour,tant on peut faire fond fur cette tradition fabuleufe.) On pré-tend que Lucius, arrière-petit fils d’Arviragus, reçut le baptême& établit la Religion Chrétienne dans fon Royaume au coramen-
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pour y rechercher les plus _ ...
numens de l’Antiquité : d’où il rapporta ce que nous appelionsles marbres d’Arundel. 11 les racheta, à ce que quelques-unsdifent des mains des Turcs, qui les avoient enlevés à un fçavanthomme, que le fameux de Peirerc avoit envoyé dans la Grèce&dans l’Afie, pour le même déffein. Ces marbres qui jurentrangés à Londres dans les Galles & dans les jardins du Comte d’A-rundel , fur le bord de la Tamife, avoient été trouvés dans l’islade Pares, & contiennent une chronique, où les principalesépoques de l’Hiftoire des Athéniens font marquées éxaétement& diftinétement, depuis la première année de Cécrops qui com-mence, fuivantcette Chronique, à l’an de la période Julienne3132. 1382. ans avant Jéfus-Chrift, & finit l’an de la périodeJulienne 4360. & 334. ans avant J. C. Jean Selden compofaun livre en 1629. dont le titre eft Murmora ArundelJiana , où ilexplique ces belles antiquités, Lydiat & Palmerius y ont ajoùtéde doctes remarques , & le PèrePetau, Saumaife, Vofiius, &plufieurs autres fçavans Chronologiftes en ont tiré de grands fe-cours, pour fixer les époques de la Chronologie des Grecs. En1677. Humfride de Prideaux a donné au public un recueil deces marbres, & de quelques autres fort curieux, qui ont été don-nés à l’Univerfité d’Oxfort, fous le titre de Marmora Oxonien-J!a , &c. Ces anciens marbres nous découvrent ce qu’il y a eujufques à préfent de plus inconnu touchant l’Hiftoire & la Chro-nologie des Grecs. Parmi les foixante dix-neuf époques qu’ilsnous marquent, on en trouve trois affez particulières ; fçavoir ,la neuvième qu’ils comptoient de l’arrivee du premier navire,qui étoit venu d’Egypte en Grece i3t2. ans avant J. C. La dou-zième , qui fe prenoit du tems que Cérès étoit arrivée à Athè-nes , fous le règne d’Erechthée ; & la quarantième, qui fe mar-quoit du jour que la Comédie avoit commencé d’être jouée àAthènes, fur une fcèneréglée, qui étoit de l’invention du PoèteSularion. Un autre de ces marbres nous répréfente cé qui adonné lieu à la fable des Centaures, qui eft la chaffe des tau-reaux , que les Theffaliensinventèrent, & que Jules-Céfar intro.duifit dans le cirque à Rome. Ces illuftres monumens nousfourmillent quantité d’autres belles remarques de toutes les ma-nières. On y apprend que du tems de Macrobe, on ceffa debrûler les corps morts ; qu’il n’étoit permis à Rome, qu’auxEmpereurs, aux Veftales, & aux hommes illuftres, d’avoir leurstombeaux dans la ville ; & plufieurs autres curiofirés très-confi-dérables. * Selden. Gaffendi. Lydiat. Prideaux. M. Du Pin,kibliotb. univerf. des Hijloriens propb. tom. 2.
ARUNS , cherchez ARONCE.
ARUNTIUS, ou ARRUNTIUS NEPOS, (Lucius) quifu*Coaful l’an 732. de Rome, &22. ans avant J. C avec M. Clau-dius Marcellus Æfernius > étoit bon Orateur & habile Juriscon-fulte. On lui attribue une Hiftoire delà guerre Punique, oùl’on dit, qu’il avoit pris Salufte pour fon modèle. Senèque aeu foin de marquer, dans la 114. de fes épitres , en quoi il avoitmanqué. Das Critiques ont douté li Aruntius le Confulte, eftle même que l’Hiftorien ; mais toutes ces chofes le perfuadentfl bien, qu’il n’y a pas Heu de le nier. Il y a quelque appa-rence, que c’eft le même que Pline cite comme un des Auteursqu’il fuit dans fon 3. çç? 5. livre. Peut-être Aruntius avoit-ilmis dans fon hiftoire quelque défeription particulière de l’Afrique& de l’Efpagne. Tacite cite Aruntius dans le 1. 1 iv. des anna-les. U peut être encore le même, dont le nom fe trouve dansla préfacé du livre des controverfes de Sénèque. Mais il eft diffé-rent d’un autre de ce nom, dont cet Auteur parle dans le 6. li-vre des Bienfaits. Et en effet, ce dernier Aruntius , eft appa-remment celui dont Jofèphe a parlé, au fujet de la mort de Ca-ligula. Car il dit qu’Aruntius, crieur public, publia la mort d»ce même Empereur. Aruntius Nepos étoit mort fous l’Empirade Tibère. * Jofèphe, /. 19. antiq. c. 1. Tacite, x. («f 3,annal. Voffius, de Hiji. lat. I. 1. c. 18.
ARUNTIUS, eft le nom d’un homme, qui méprifant lescérémonies que l’on faifoit en l’honneur de Bacchus, fut punipar ce Dieu, lequel lui fit boire du vin à un tel éxcès, qu’en ayantperdu la raifon, il viola fa propre fille , laquelle en fut fi outrée,qu’elle tua fon père. * Plutarch. in paraB.
ARUNTIUS PATERCULUS, ayant jetté en fonte un che-val d’airain, très-bienfait, & d’une grandeur éxtraordintfire, ill’offrit à Emilius Cenforin, Tyran d’Egefte en Sicile, afin qu’il fTtm, /. D d d d a «ufer.