w'
580
ARZ
enfermât les criminels. Cenforin l’y enferma lui-même tout lepremier. * Plutarch. inparaP . minar.
ARUNTIUS STELLA, cherchez STELLA.
ARUS, village prés de Samarie, appartenant à Ptolomée, &où campa Varus Général des troupes Romaines. ' Joféphe, an-tiq. 1 . 17. c. 12. art. 75a.
ARUSPICES» nom que les Romains donnoient à ceux quiconfidéroient les entrailles des victimes, pour y remarquer lesbons ou les mauvais fignes qu’ils en pouvoient tirer : Qui exvikimarum in mis injpeciione , futur a hmtolabantur. On lesappelloit parmi les Romains» Harufpices , Extijpices, du motajptcio, regarder, confidêrer, & d’exta , extorum, entrailles. Ilsregardoient prémièrement la victime, lorfqu’on l’approchoit del’autel, & obfervoient fes mouvemens, s’il falloit la tirer de for-ce , fi’ elle éludoit le coup, fi étant frappée elle ne mouroit pasfur le champ, c’étoit félon eux de mauvais fignes, & les con-traires étoient favorables : enfuite ils obfervoient l’état, la cou-leur & la difpofition des parties intérieures de la victime, com-me du foie, du poumon, du cœur; & fi ces parties n’étoientpas dans leur fituation & de leur grolfeur ordinaire, ou qu’ellestufient pourries & ulcérées, c’étoit mauvais figne. Enfin ils éxa-minoient de quelle manière la flamme environnoit & bruloitla vidime, quelle étoit l’odeur & la fumée de l’encens, & com-ment le facrifice s’achevoit. Par ces différens fignes, ils tâ-choient de connoître la rolontc des Dieux, les heureux évé-nemens qu’ils dévoient éfpérer, ou les malheurs qu’ils dévoientcraindre. Les peuples d’Hétrurie furent les inventeurs de cettefùperftitieufe divination, qui étoit fouvent accompagnée d’artmagique ; & Romulus choifit un nombre de perfonnes dont ilcompofa le Collège des Arufpices. * Denys A’Halic. i 2. Peu-cer, de div mat.
ARWANGEN, Arvanga , petite ville de Suifle apparte-nant au Canton de Berne. Elle eft fur la rivière d’Aar, entre laville d’Araw & celle de Soleurre. * Maty, AtH. geogr.
f ARW AQUES, Sauvages de l’Amérique, qui fe tiennentle long de la rivière â’Efequete. Ils font plus dociles & plus hu-mains que les autres ; mais grands ennemis des Efpagnols, &dirperfés dans plufieurs villages, quatre op cinq familles danschaque cabane. Ils s’exercent fort à la culture des arbres dontles fruits font bons pour la teinture, & qui font fort éftimés desHollandois. Les hommes y font très adonnés à l’yvrognerie &vont prefque nuds aufii bien que les femmes. Les femmes ontcela de particulier, de fe ferrer, dès leur jeuneflfe , tellementles jambes au deffus de la cheville du pié & à l’endroit de lajarretière, que Je gras de la jambe leur croit d’une grolfeur dé-méfurée, ce qu’elles regardent comme quelque chofe de beau.Les Arwaques ne révèrent que le Diable, non pas qu’ils ne lâ-chent bien qu’il eft méchant ; mais afin d’empêcher qu’il ne leurnuife. * Thomas Corneille, difl.geogr.
ARWEILER, ArweiUeru, petite ville ou bourg d’Allema-gne , fituée fur la rivière d’Ahr, dans le Diocèfe de Cologne,environ à trois lieues de la ville de Bonn du côté du Midi. *IVlaty, dift. geogr.
t ARX BRITANNICA, forterelfe qu'on croit avoir été l’ar-fenal que Caligula fit bâtir à mille ou douzc-cens pas d’un lieude la Hollande appelle préfentement Cativkk , lotfqu’il entre-prit la conquête de la Bretagne. Elle fut depuis engloutie en.fièrement par les eaux, fans qu’il en ait paru aucuns veftiges quedans les années iy;a. & 1562. On en tira alors de très-beauxmorceaux d’antiquité qui furent tranfportés à la Haïe. Quandla matée eft baffe on découvre encore les fondemens de cet ar-fenal. * Thomas Corneille, diiï. geogr.
ARYANDES, ayant été fait Gouverneur d’Egypte, parCambyfe Roi de Perfe, fut tué, parce qu’il tâchoit d’imiter Da-rius en toutes chofes, s’imaginant par-là immortalifer fon nom.Herod. /. 4.
ARYENIS, fille d ’AHatte Roi des Lydiens, ayant e'té don-née en mariage à Ajiiages fils de Cyanure , Roi des Mèdes, futla principale médiatrice de la paix entre les Lydiens & les Mèdes,après une guerre fort opiniâtre, qui avoit duré entre ces deuxpeuples, pendant cinq années, à caufe que les Lydiens avoientfavorifé les Scythes, en leur donnant retraite parmi eux. * Hé-rodote, l. 1. c. 74.
ARYES, iesAryes, Ari , peuples de l’Amérique méridiona-le , au Brefil, vers la Capitanie de Porto-Seguro, & affez avantdans le pays. * Laet.
ARYNIBADE, Roi des Moloffes, mourut la troifième an-née de la CIX. Olympiade, après avoir régné dix ans ; lailfantfon fils Eaeidc pour fucceffeur, qui fut père de Pyrrhus.
ÀRYPTÆUS, Prince des Moloffes, lequel prit d’abord fe-crètement le parti des Grecs, contre les Macédoniens ; mais lesabandonnant dans la fuite, il fe réünit aux mêmes Macé-doniens.
ARZAEL, ARZCHAEL ou ARZACAEL, Mathématicien E-fpagnol, a vécu dans leX. fiècle, ou félon d’autres dans le XLvers l’an 1080. Il compofa un ouvrage d’Aftrologie : obfirvatio-nes de obliquitate Zodiaci. * Blancanus, in chron. mathem.Henri Bruzæus. Voffius.
ARZE» (Diego d’) Efpagnol, Religieux de l’Ordre defaintFrançois, puis Evêque de Caffano, petite ville de la Calabre,dans le Royaume de Naples, mourut l’an 1617. & laiffa diversouvrages, comme des fermons & d’autres livres de piété. * Wa-dingue, in bibliotheca Minor. Ughal, Ital.facr. Nicolas Antonio,hïbliitb. Hijpan.
ASA
ARZENGAN ou ARZENG1AN, ville de la Province deRoum ou Romanie en Syrie, qui eft fituée à 58. degrés de lati-titude feptentrionale ; mais pour fa longitude Naffireddin lui endonne 74. & UlugBeg 76. Cette ville appartient plutôt à l’Ar-ménie , & fut prife par les Mogols ou Tartares l’an 640. de l’Hé-gire , de Jéfus-Chrift 1242. après la défaite de Kaikhofrou, filsd’Aladin le Selgiueide, auffi-bien que les villes de Sébafte & deCéfarée. Soliman Schah, ayctil d’Othman, Fondateur de l’Em-pire des Ottomans, fit fon premier féjour dans cette ville, aprèsavoir quitté celle de Maham dans la Tranfoxane, fon pays na-tal. * D’Herbelot, biblioth. orient.
ARZENZA ou CHERVESTA, Genufus fluvius , rivière dela Turquie en Europe. Elle coule dans l’Albanie, Province dela Grèce, & fe décharge dans le golfe de Venife, entre la ville deDurazio & celle de Pirgo. Quelques Géographes prennent cetterivière pour l’ancienne Panyafus, que d’autres difent être cellede Spinarza. * Baudrand.
ARZEO , Ar2es, petite ville d’Afrique, en Barbarie, auRoyaume d’Alger, fur la côte près de Mazaggan, & danslaPro-vince de Tremifen.
ARZES, Arzus , petite ville de Cypre, vers le milieu del’Isle, où il y avoit un Evêché. Elle eft prefque réduite en vil-lage , fous la domination des Turcs. On l’appelloit autrement
Arfinoi.
ARZILLE, ville maritime delà Province de Habata, dansle Royaume de Fez ep Afrique, fur l’Océan Atlantique. Elle eftpetite, mais bien fortifiée, avec un bon havre: elle fe nommoitanciennement Zilia : les Africains l’appellent A2ePa. AlphonfeV. Roi de Portugal, furnommé l 'Africain, prit cette place d’af-fàut l’an 1471. Les Portugais y bâtirent un fort, & emmenèrenttous les habitans en Portugal, & particulièrement Mahomet,alors âgé de fept ans, & qui fut enfuite Roi de Fez. Ce Princeaffiégea Arzille, l’an iyog. avec une armée de cent mille hom-mes , & prit la ville & le château , lailfant feulement une touraux Portugais ; mais avec le fecours de Dom Pierre de Navarre,arrivé fort à propos, on chalfa les Mahométans. Depuis,.lesPortugais abandonnèrent Arzille avec quelques autres lieux pourépargner les fraix de tant de garnifons. L’an 1578. Muley Ma-homet la remit à Dom Sébaftien Roi de Portugal ; mais les Ché-tifs de Maroc l’ont depuis reprife, & la tiennent encore aujour-d’hui. * Davity, def Afrique.
ARZINA RECA, rivière de la Laponie, entre Cola à l’Oc-cident, & le commencement de la mer Blanche à l’Orient. Lepays qui eft autour étant ruiné, le Sieur Willugby & tous ceuxqui étoient avec lui dans fon vailfeau y périrent de faim & defroid en içy?. après avoir paffé le cap du Nord. On trouva fonvailfeau l’année îùivante & une rélation de fon voyage. * Hack-luit, gmt. I.
ARZOVI, CAboulHalfanAIiBenDhaferi) prenoit la qua-lité de Vizir, & mourut l’an 6aj. de l’Hégire. Il nous a lailféun ouvrage, qu’il a intitulé AJfàs al Siajfat , les fondemens de laPolitique. * D’Herbelot, biblioth. orient.
ARZUA, bourg de Portugal, fitué dans la Province d’en-tre Duëro & Minho. Quelques Géographes croyent qu’elle eftl’ancienne Araduca , ville des Braccafiens, que d’autres placentà Guimaranes, bourg de la même Province, qu’Arzua. * Bau-drand.
AS
A S, voyez MONNOYE. f
ASA , Roi de Jtada, fuccéda à fon père Abia, l’an du mon-de ;ogo. & avant Jéfiis Chrift 9$;. Sa mère s’appelloit Maaeha,& étoit fille A’AbeJfalom. Il fit d’abord abattre tous les autelsérigés 3 ux idoles. & s’attacha fur-tout à rétablir le culte duSeigneur. Au commencement de la iy. année de fon règne, ildéfit l’armée des Madianites ou Çushéens, habitans de l’ArabieDéferte. Elle étoit commandée par Zérach Ethiopien, & étoiteompofée d’un million d’hommes, & de trois cens chariots deguerre. L’armée d’Afa étoit de cinq cens quatre-vingt millefoldats, tant Juifs que Benjamites. Ce fut pour-lors que cePrince, continuant de combattre l’idolâtrie, obligea fa grand-mère, qui s’étoit rendue Prêtrefl’e dePriape, de renoncer à ceculte abominable. 11 mit dans le Temple toutes les riebeftesque fon père avoit gagnées fut Jéroboam ; & rien ne manqua àces aétions de Religion que de n’avoir pas démoli les autelsélevés fur les collines & fur les montagnes. Depuis, Baafa Roid’Ifrael lui déclara la guerre, bâtit la forterelfe de Rama, ainfinommée à caufe qu’elle étoit conftruite fur un lieu fort élevé,afinqueperfonnenepût ni entrer, ni fortirdans les Etats d’ABiRoi de Juda. Afa prit tout l’or & l’argent qui étoient dans lestréfors du Temple & du Roi, & les envoya par fes ferviteurs àBenadad Roi de Syrie, qui demeuroit à Damas, afin de l’enga-ger à lui accorder quelque fecours pour chafTer de fes EtatsBaafa Roi d’Ifraël. Benadad fe rendit aux inftances d’Ala, or-donna à fes Généraux d’attaquer les villes d’Ifraël ; ils prirentAhion, Dan , Abelmaifon de Maaeha, & toutes les autres placesqui étoient dans la Tribu de Nephthali. Baafa Roi d’Iftaë! enayant été averti, abandonna la fbrtereflë d* Rama , & s’en re-tourna à Therfa. D’abord qu’il fut parti, Afa fit tranfporter lesmatériaux de la forterelfe de Rama, & les employa à bâtir laville de Gabaa dans la Tribu de Benjamin. Le Prophète Ana-nus fit des reproches à Afa de la part du Seigneur, de ce qu’ilavoit imploré un fecours étranger, & qu’il n’avoit eu recours àl’atfiftance de Dieu qui lui avoit toujours été fi favorable. C»difeours déplût à Afa, qui fit mettre le Prophète en prifon, S