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Tome I
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voyé des colonies dans tout le telle de I’Uniyets. Elle a en-feigné aux autres les loix de Dieu , & a vu Jéfus-Chrilt duranttout le teins de fa vie mortelle, Plufieurs grandes Monarchiesont été établies en cette partie de nôtre continent. Car aprèsle déluge, commença l’Empire des Chaldéens ou Affyriens, quidura julqu’à Sardanapale. H palfa depuis aux Médes , par Ar-bacès, jufqd'à Altyagès ;aux Perfes, par Cyrus jufqu’à Darius;. . ■ & aux Grecs ou Macédoniens, par Aléxandre le Grand, Les

Charles ÏL il obtint la charge de Héraut Royal avec cdle^^^Mthes y établirent aulli un très-puiffant Empire, qui finit fousntiquaire. Il excella dans la connoilfance des médaillés, Alexandre Sévère, & repaffa aux Perfes, jufqu’à ce qu’il fiat

D avoit amaileom comme abforbé par les Turcs & les Sarafins ; mais ils’ellrele'vé depuis le commencement du XVI fiècle, environ l’an ijiç.fous lfmaël Sophi. L'Afie a vû naître encore l’Empire des Sara*fins, qui s’écendoit en divers autres climats. L’air y eft pref.que tempéré par tout ; & fi on confidére fon or, fon argent, fesraretés, fon abondance en grains, fruits, fimples, drogues, aro-mates , les pierreries , &c. on avouera que c’eft la plus richepartie du monde. C’eft encore en Afie qu’on a vû commen-cer les loix , les arts & les fciences ; & les Religions qui ont de-puis paru dans le relie du monde, y ont aulli été établies. LePaganifme parmi.les jUTytiens ; le Judaïfme parmi les Hébreux;le Chriliianilme'dans la Terre-Sainte ; & le Mahoméciftne enArabie.

Comté de Kent, fut la rivière de Sture , environ à cinq lieuesau dsilbus de Lu ville de Cantorbéry. 11 Baudrand.

ASHLEYi ( Antoine ) voyez COOPER.

t ASHMOLE , C Elie ) qu’on appelloit communément leMercuriophile Anglois, nâquit à Licbjiild d’une famille noble,fit eut une grande réputation vers le milieu du 17. fiecle. Lestroubles qui agitoient l’Angleterre du tems de Cromwel, déter-minèrent Asbmole à quitter Oxford, oû il avoir été élevé dansle Collège duN« d'airain, &à fi tranfporter à Londres , où ilfè mêla parmi les Avocats du Temple. Après le rétabliffement

de.

d’Antiquaire,

des ftacuës & des inferiptions antiques,nombre prodigieux de médailles, & étoit en même tems fortverfé dans la Chymie, & dans les Mathématiques. 11 a écritdivers livres dans fa langue naturelle, comme le Théâtre Chymi-que Britannique ; le chemin au bonheur s les Jiat ut s de l’Ordrede la Jarretière. C’elfc aulli de lui que le Muj'mmi Atbmoleanumd’Oxlord a tiré fon nom , parce qu’il l’avoit orné d’un grandnombre de pièces rares, & curieufes. Ce Muj'zum Asbntolea-num eft un grand édifice élevé rux dépens de l’Univerfitéd’Oxford , en iôjjj. 11 renferme l’Ecole de la Philofophie Natu-relle , le Théâtre de Chymie, & ce qu’on appelle proprement Mu-ftum Ashmoleanum , qui occupe la partie fupérieure du bâti-ment. On y montre aux étrangers piulieurs curiofités, commele portrait d’un homme parvenu à l’âge de 152. ans; le ber-ceau de fer d’Henri VI. le chapeau de paille d’Anne de Bou.len ; plusieurs antiquités Egyptiennes, Grecques & Romaines.La fale du milieu eft déftinée àl’Hiftoire naturelle & aux leçonsdu Profelfeur en Chymie. Dans le piain pied eft le Laboratoi-re , & une fale où l’on voit une- belle bibliothèque chymique ,des inftrumens & pluüeurs belles préparations chymiques. Aprèsla murt d’Ashmole, Moniteur Lifter & quelques autres perfonnesont encore conlidérablement enrichi Ion Cabinet. * Wood.Antiq. Oxon. Bentheim, Etat préfent de la Grande BretagneJous le R. George.

t ASIARQyES , c'étoient des Souverains Pontifes Payensde l'Afie > qui etoient choifis par diftintftion pour faire célébrerà leurs dépens les jeux folemnels & publics. Ceux de la villed’Ephèfe par amitié & par conlidération pour faint Paul, l’em-pêchèrent dans la fédition de l’Ortèvre Démétrius, d’aller fe pré-lènter an théa tre. ' AH. 19. v. ;i. D. Calmet, Dili.

ASTATICUS, (Valerius) né à Vienne, s’étoit rendu très*puilfant dans les Gaules par les grandes richeffes, & fesgrande salliances. 11 fut ConfuI fubroge lotis Caligula , qui, apres avoi rabufé de fa femme , pouffa l’affront jufqu’à l’en railler dans unfeltin, & même dans une affemblée publique. Afiaticus, pours’en venger, entra dans la confpiration de Chæreas, dont il futun des principaux Auteurs. Lors meme que la mort de Cali-gula eut foûlevé le peuple & les foldats, qui en demandoientvengeance, il arrêta ces mouvemens par fa fermété, proteftanthautement qu’il eut voulu lui-même avoir tué le Tyran. 'Aullifut-il un de ceux qui furent propofés alors pour l’Empire ; maisClaude l’emporta, & Afiaticus qui fut ConfuI fous lui, l’an deJéius-Chrilt 46. périt enfin l’année (uivante par les artifices deMeflàline. Ses grands biens, & fur tout les magnifiques jardinsde Lucullus, qu’il polTédoit, & qu’il embéfffoit tous les jours,furent la caule de fa mort : le prétexte fut d’avoir voulu foûle-ver les Légions de la Germanie dans les Gaules. Quoiqu’il felût lavé de ce crime aux yeux de l’Empereur, & de Meffàlinemême , on le força néanmoins de fe faire ouvrir les veines, parla trahifon de Vitellion. qui Iorfqu’on opinoit fur l’abfolutionde fon ami, demanda, en concluant pour lui, qu’il lui lûtfeulement permis de choifir tel genre de mort qu’il lui plai-roit. * Tacite, annal. M. c. 1. & 2.

ASIATICUS, (Valerius) qui étoit apparemment fils durecèdent, commandoit quelques troupes dans les Gaules, fous’éron, & fe joignit à Vindex, lorfqu’il fe révolta contre ce Prin-ce , l’an de Jéfus-Chrift 68. L’année d’après, fous l’Empired’Othon,il fut des premiers à entrer dans le parti de Vitellius,qui lui promit fa fille. On ne fçait pas fi Afiaticus eft cethomme de qualité auquel Vefpafien la maria.- Il étoit défignéConfuI, lorfaue Vitellius fut tué. * Tacite, hiji. lh. 1. & 2.

ASIATICUS, Affranchi & Comédien de Vitellius, pour le-quel l’armée demandoit avec empreffement à l’Empereur la di-gnité de Chevalier Romain. Le Prince, pour reprimer cettelâche flatterie, n’y voulut point entendre : mais enfuite Vitellius,par une légéreté qui lui étoit naturelle, accorda en fecret, aumilieu d’un repas, ce qu’il avoit mépnfé en public, & honorade bagues & d’autres marques de diftinétion ce Comédien, quieut grande part aux défordres de fon règne. * Suet. in Vitcl.Tacite , hiji. I. 2. c. Ç7.

ASIATICUS, vq7e2 SCIPION.

ASIBE, ville de Méfopotamie, appellée par les habitansfintiochia. * Steph.

C’eft encore une ville de l’Afie Mineure dans la Cappadoce,vers l’Euphrate & les monts Mofchiques, à jo. milles du Pont,ïuxin. * Baudrand.

ASIE» l’une des plus grandes parties dn monde, qui furpaffeen étendue l’Europe & l’Afrique prifes enfenible. e(l à l’Orientde nôtre continent. Elle a été ainfi appellée, fi l’on en doitcroire les Grecs, curieux dans la recherche de l’étymologie desmots, de la Nymphe Afia, fi'le de l’Océan & de Tethis. Lesautres difent que ce nom tire fon origine d’un certain Afius,

fils de Maneus, Lydien, ou , comme dit Hérode, fils de Cottys,& petit-fils de Alaneus. Cette partie du monde a cet avantagefur les autres, d’avoir vû naître le premier homme, & d’avoir en-

BORNES ET ETENDUE DE L’ASIE.

L’Afie eft bornée par l’Océan au Septentrion, à l’Orient & auMidi. L’Océan que nous appelions Septentrional , eft atiflï ap-pellé mer Glaciale & mer<de Tartarie. Calui du Levant eft lamer de la Chine ; Ht au Midi il y,a l’Océan ou mer des Indes& de l’Arabie. Vers l’Occident, l’Afie eft féparée de l’Afriquepar la mer Rouge, depuis le Détroit de Babelmandel jufqu’àl’Hlhme de Suez. Elle eft féparée de l’Europe par l’Archipel,le Dérroit de Gallipoli, la mer Noire, la mer de Marmora, leDétroit de Conftantinople, le Détroit de la met de Zabache, deGaffa & de Zabana , la rivière de Don, & par une ligne, depuiscette tiviète jufqu’à celle d’Oby. Les autres prennenc cette li-gne depuis l’emboûchure du Don , jufqu’à la rivière de (a merblanche. Sa plus grande longueur, depuis le Détroit de Galli-poU jufqu’à la ville de Malaca, fur la pointe la plus avancéede l’Inde , dans la mer du Levant, contient treize cens lieuesgermaniques ; & fa largeur eft de douze cens ; c’eft - à - dire

j -mi - r >' 1 viron mute cinq cens cinquante,depuis Malaca jufqua la mer de Tartarie. 1 *

SA DIVISION ANCIENNEStrabon divifoit l’Afie en cinq parties, & Ptoloméê en quaran-te-fept Provinces. Mars la d,v,lion la plus ordinaire des Ancienseft celle qu ils faifo.ent de la grande & de la petite Afie, qu’ilsappelloient Mineures fans parler de cette divif.on, qui fe faifoitpar le mont Taurus. L’Afie Ma,eure comprenoit la Scvthiedont la région S.-rique failoit partie, le pays des Sines Plnrlp’l’Empite des Perles , l’Arabie, la Syrie, l’Afie Alineure là èrandàArménie, la Colchide, l’Ibérie & l’Albanie, la Sarmatie Sque , avec les Islts jabadii, les Sebadibes, les Baruffes les Si„des, laTaprobane, ies Manioles, Cypre, Rhodes, lesSporadesfe- L ’Afîe Mineure contenoit vers l’Orient la Cappadoce, aveàle Pont, la petite Armeme, & la Lycaonie s la Cilicie | aphylie, avec la Pifidie ; la Galatie, avec la Paphlagonie’- &l’Occident, la Bithynie, l’Afie Alineure proprement dite & hLycie. Dans 1 Afie Mineure proprement dite, étoit la Mvl^ 1

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DIOCESE CIVIL ET ECCLESIASTIQUEd’AJie. ~

Cette Afie a été un Diocèfe particulier de l’Empire Romainans leauel il v avoit une Provint-,» nrnrr,nrnl-;— -_«t. ,t.’

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a, 6 a fur l’Hellefpont & fur les Isles. Les autres Provinceséroient fous celle d’un Vicaire. Ces Provinces etoient la Pam-ohvlie, la Lydie, 1 « Carie, H Lycie, la Lycaonie, la Pifidi », & laPhryaie qui fut depuis divifée en Salutaire , & en Pacatienne.La P a ni ph y lié fut aufti divifée en deux Provinces. Ainfi dutems que l’on dreffa la notice de l’Empire, il y avoit doujeProvinces dans le Diocèfe d’Afie, dont voici la lifte & les vil-les Métropoles.

Afie.

L’Hellefpont.

La Phrygie Pacatienne.

La Phrygie Salutaire.

La Lydie.

La Carie.

La Lycie.

La 1. Pamphyüe.

La 2. Pamphylie.

La Pifidie.

La Lycaonie.

Les Isles dans lefquellesfont deux Métropoles.

Ephéfe. TCyzique.

Laodicée.

Sinnade.

Sardes. _

Aphrodife.

Myre.

Pergue.

Side.

Antioche de Pifidie.

Icône.

fRhodes & Mitilène dansL l’Isle de Lesbos.

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