ASt .
Voilà le Dieu des Chrétiens au pied d’âne; * G. Cave, Religiondes anciens Chrétiens , &c. T.i. pi i H-
ASINELL 1 , La Torre delli Afineüi, Turris AJinellorum.C’eft une tour de Bologne en Italie) fort remarquable pour êtreen même tems fort menue & fort haute; * Maty, Diét, geogr,ASINEUS , Juif , voyez ANILEUS.
ASINIO , (Jean-Baptifte) Jurifconfuite de Florence dans léXV fiècle. Il a écrit divers ouvrages , comme praftica civilisa©V.
ASINIUS POLLIÔ, Conful & Orateur Romain , vivoit fousl’Empire d’Augulte , & s’éleva d’une naiffance allez ùbfcure auxpremiers emplois de la République. 11 fut Conful avec Cn. Do*mkius Calvinus, l’an 714. de Rome, & 40. ans avant J. C. 11triompha même des peuples de la Dalmatie ; & durant lesguerres civiles, il rendit de bons fervices à Marc-Antoine. Maisquelque gloire qu’il ait acquife par les armes, fa capacité luien a encore acquis d’avantage. 11 écrivit une Hiftoire en XVII,livres * comme Suidas l’a remarqué, & il aVoit laide des Orai-forts & des Tragédies , comme Horace l'allure. Follio eft fouiVent nommé avec éloge dans fes Poélies & dans celles de Vir-gile t ma s particulièrement dans la troifième de fes églogues.Suétone ,Tacite & Sénéque parlent aulll^ de lui* & témoignentqu’il eut beaucoup de part dans la familiarité d’Augufte. Onprétend que c’eit lui qui le prémier a formé une bibliothèque àRome. Cet Empereur fit un jour des vers centre Afinius Pol*lio : on le preifoit d’y répondre mats Pollio leur répondit debonne grâce, qu’il n’avoit pas refolu d’écrire contre un homme ,qui était en droit de le projcrire. H mourut à Frefcati âgé de80. ans, la 47. année du règne d’Aügufte , qui eft la 4. de lanaiflanee de Jéfus-Chrift. Quolqües Auteurs ne marquent famort que fous l’an ip dtl falut; * Horace, /. a. od. 1. /. i .fat,10. Dion, /. 68- Velleius Paterculus, l. 2. Pline, /. 7. c. jo. ; î*c. 4. Tacite , l. i. annal. Valére Maxime. Sénèque. Fabius. Alt;crobe. Suétone. Eufèbe. Voflïus. Gefner.
.ASINIUS GALLUS, fils d ’ Afinius Poüià , fut Conful aVeCMarcus Cenforinus l’an 746. de Rome, huit ans avant la naiflàn-ce du Fils de Dieu» On lui attribué quelques ouvrages, & en*tr’autres un, dans lequel il comparoit Pollio fon père à Cicéron,fur lequel il lui adjugeoit la préférence. Suètohe dit que l’Em-pereur Claude fit une rèponfe à cet ouvragé; Afinius GalluSétoit aufli Poète; Il époufa Agrippine, nommée par TaciteVipjanie fille d’Agrippa, que Tibère avoit répudiée par ordred’Augufte, pour prendre Julie; Tibère ne put lbuffrir qü’Afiniüspoifédât unepertonno qu’il avoit aimée: dé forte qu’il en eon-ferva toujours Une fecrette averfion contre lui; Cette haines’augmenta par une réponfe hardie qu’Afinitis fit à cet Empe*reur adroit & diftimulé, après qu’il eut propofé au Sénat de luiordonner de quelle partie de l’Etat il vouloit qu’il fe chargeât,le Sénat s’en excusa; & comme Tibère le prelftiit toujours furce choix: Ckmfijjez vous-mime , dit Afinius à l’Empereur, quellepart vous voulez. A quoi Tibère ne répondit qu’avee Un regardfarouche. Alors Gallus fit fon poffible polir le radoucir, & luidit entr’autres Chofes, qü’il n’avoit parlé ainii, que pour lui faireconrtoitre que l’Empire ne fe pouvoit divifer. Mais Tibère quine prenoit pas facilement le change, fe défit d’Afinîus. D’au*trel difent que ce dernier fe laifla iui même mourir de faimVolontairement. Quelques-uns mettent fa mort en l’an 19. del’Empire de Tibère, qui étoit le ;i. de t’Ere Chrétienne, *Ta-titc , annal, lib. 1, 8? Pline , lib. epiji. ad Pont, Dion, Hiji.koni. lib. 57. &. s8‘ Crinitus, dePo'ét, lib.\, cap. $5, Lilio Gi*taldi, de Po'ét. duilefi. 8.
ASINIUS POLLIO, Trallieri, enfeignoit à Rome du temsde Pompse , & compofa quelques ouvrages hiftoriques. Plu*fieurs Auteurs le confondent avec Afinius Gallus, dont noUs ve*irons de parler; mais iis font bien dffiérensj car le prémier aécrit en latin, & celui-ci en grec. * Suidas. VofilUs, &c;
. ASINIUS QUADRATUS , Hiftorien , vivoit dans le III. fie*fcie, fous l’Empire des Philippe». Il écrivit en grec Une Hiftoi-re Romaine en 1;. livres, qU’il intitula Millénaire ,parce qu’elleContenoit l’Hiftoire Romaine jufqu’à l’an 1000. de la fondationde Rome , qui fut célébrée fous les Philippe*. Il avoit aufliécrit l’Hiftoire des Parthes eh plufieurs livres, * Stephanus, Ca*pitolin, Volcatius Gallicanus, Suidas & VofliuS;
ASINIUS CAP 1 TO, Grammairien très habile ,â fait Un livrede lettres.
ASINIUS MARCELLUS, iltuftré paï fon aÿeùl Afinius Poi*lio , & éftimé par fes bonhes mœurs.
If ASION-GABER, ville de l’Idumée fut le bord de la merfotlge , où Salomon fit conftrüire une flotte qu’il envoya à O*phir,d’oû elle lui apporta cent vingt talens d’Or, Ce lut aufliUn des campemens des Ifraëlites dans le défért, Jofèphe lib , 8.c.i. Antiq. Jud. dit que la ville qui du tems de Salomon fenommoit ^Asjongaber , étoit àppellée de fon tems Bérénice Siqu’elle netoit pas éloignée de ia ville d’Elan. D, Calmet préfumeque l’Hiftorien Juif a confondu Bérénice , qui eft ftit le bord oc*Ciderttal de h mer rouge, tirant vers l’Ethiopie, avec la villed’Asjongaber, fituée fur le Golphe Elanitique, & fur le bordoppofé. D. Calmet, Dicï. III. Rois, 9. 26. Nontb. 55ç.
ASIOU l H, qui eft aufti nommée Soiouth , ville de la hau-te Egypte de laquelle plufieurs grands hommes font fortis. *D'Herbelot, biblioth. orient.
ASISIA , Ville d’Illirie. Niger aflure que quoique cette Vil-le n éxifte plus à préfeftt & qu’elle ait été tâtée , l’en trouve
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néanmoins piufieüus monumens de l’Afitiquité dans le lieu o*elle étoit fitüée. Il ajoûte que ce lieii s’appelle maintenant Bé-ribéri Hofmart croit qu’il s’appelle aufli Êergane.
ASIUS , fils de Dymanthe , & frère d’Hécube, mais d’un pè-ré diftérent, & oncle d’Hector, amena du fecours à Priam con-tre les Grecs. * Ilomer.
ASIUS, que Suidas appelle Tèlejies , fit préfent à Dardanüs,pendant qu’il bâtiffoit la ville de Ttoÿe, dü palladium, pourla confervation de la ville & du Royaume, Il ed eft fait men-tion dans Joannes Antiochémts,
ASIUS, Poète de Samos, fils d’Amphiptoième, àVoit com-pote un ouvrage de généalogie; On ne fqait pas en quel temsil a vécu. * PaUfanias, /. 4 - 7- 8. 8? 9. Athénée, /.}; 8? 12.
ASKEM-KALES1 , ou le Camp d’Askeih , Cajïrum Asketn ,feft une ville ruinée de l’Afie, avec Un port éloigné d’une journée& demie de chemin deMilet, que quelques Auteurs prétendentêtre la ville d’Halicarnafle, liège des anciens Rois de Carie *parce que l’on y trouve aujourd’hui une grande quantité de mar-bres, & d’anciens monumens de ce tems*là; Jacques Sponcroit, à en juger par les infcriptions que l’on y rencontre, quece font les ruines de Jafi ou Jalli, On y voit lé fefte d’un théâtrede marbre qui fut conftrüit en l’honneur de Bacchus par uncertain Zopatre, fils d’Epicrate, ainii qu’une infcription grecquele fait connoitre. * Jacques Spon, llinerar. Grac. part. i.p. i6î;Ricaut, tians la relation de ce pays, où il a Jejouméi
ASKER MOKREM, ville du pays nommé Aboudz dans laChaldée, qu’on nomme auifi Ÿlraque Arabique. Cette Ville s’ap-pelle auffi Sermemàz, & ort devtoit la nommer Sermenraa ouSeramenraà , mot compofé de trois, & qui lignifie, celui qui làvoit Je réjouit. Cette ville eft fituée fur la rive orientale du Ti-gre, à 72, degrés jo, minutes de longitude, & 54, degrés delatitude fepteritrionale, dans le quatrième climat, félon les tablesarabiques. Les uns difertt qu’elle s’appelioit autrefois Samirah iVille bâtie par Schabour Doulaktaf; mais Kondemir n’eft pasde cé fentiment. Car il dit dans la Vie de Motaifem, huitièmeCalife de là race des Abaflidés, que ce Prince ayant une forte in-clination poür les jeûnes efclaves Turcs, ert fit acheter un très-grand nombre, qui remplirent en peu de tems toute la ville deBagdet. Les habitans fe plaignirent au Calife de l’infolence deCette nouvelle milice,& déclarèrent àifez par leurs fréquentes émo-tions , qu’ils ne les pouvoicnt plus fouftrir. Cela fut caufe queMotaflem, qui affeélionnoit lort fa nouvelle milice, prit la réio-lution de bâtir une nouvelle ville, pour y faire fa réfidence or-dinaire & y vivre en repas avec feS Turcs à l’abri des féditions,dont il étoit fatigué dans Bagdet. Il choifit pour cet élfet urilieu nommé Cathoul , éloigne d’enViton de dix oil douze lieuesde Bagdet, & y fit bâtir l’an 220, de l’Hégire, Une ville qu’ilfiomma Samara, & que l'on appeila aufli Asiter, à caüledü campde 1 » milice Turquefqué, qu’il y établit, C’eft de ce nom, queles derniers Imams dé la race d’AIi font furnommés A>keri , àcaufe, ou de la naiflanee qu’ils ÿ prirent, ou de leurs iépulchreSqui y font. C’eft dans cette même ville J’Asker ou de Sermon*raï, que le Mahadi eft caché , & d’où il doii fortir à 1 * tin destems, félon le fentiment des Schiïtes, oü fecbtteUrs d’Ali heCalife Motavaklrel Quitta la ville de Sermenruï, & t-ranlpotta ieliège du Califat en la ville de Giafariah, qu’il avoit fait bâtir Imais Montafler fon fils, qui lui füceéda, retourna à Scrmenraï.
* D’Herbelot, biblioth, orient-,
ASKETLE oü ASKETEL, (Guillaume) Èccléfiaftiquë, An*glois de nation, Vivoit dans le XIV. fiècle, vers l’an xjio. Illaifla divers ouvrages hiftorigües qui ont conferVé fort nom àla poftérité,,& hit ont acquis de la réputation. * Lelahd &Pitfeus, dé feript. Angl. Voflius ( Gefner. Simler,
ASKILI . ( Âîahmoud BenHouflain) a écrit fut lé iiyré déBdidbaoui , intitulé Anovar al tanzil. On le nomme aüfli Kha-feni , Sadeki & Ghilani. 11 mourut l’an 970. dé l’Hégire, * D’Her*belot, bibl. orient-.
ASKITH,nom d’un défert de la vallée de Hofaib én Egyp-te, où il y avoit Un Monaftère célèbre, dans lequel Arfenius,après avoir quitté la Cour de Théodofe, fe retira pour éviter laColère d’Arcadius. Ce Monaftère eft fitué dans la partie fupé*rieUre de l’Egypte, ou dah3 l’inférieure de la Thébaïde, a por-té le nom d’Arfenius »,. & celui de jean fiirnomraé Caffir oüCoJJair , c’eft-à-dire , le Petit. Cependant le nom de Cojjair otiGoJJir , cotmme on l’appelle vulgairement, peut lui avoir étédonné, à caufe d’une ville dü même nom, qui n’en eft paséloignée. Cette ville eft l’ancienne Coptos , qui eft le pott d’oul’on pafle d’Egÿpte en Arabie, & où (e faifoit autrefois tout leCommerce d’entre les Egyptiens & les Arabes. * D’Herbelot,bibl, orient ,
.. ASKRIG, petite ville d’Angleterre peù impottatite , dans leNord de la Province d’Yorck, à cent foixante & quinze millesde Londres. * Dkl. Anglais.
ASLAN , Général des armées deSat, Souverain des Tarta-fes, au commencement dü XVL fiècle , ravagea fouvent la Ruf-fie & la Pologne, L’an 1^2?. il fut élû Katii par lesTattarcs,qui chaflèrent Sat, Ce dernier fe réfugia à Conftantinople, pourimplorer la ptotedion du Grand.Seigrieur, qui approuva pour-tant l’éledion de l’autre, dont il appréhendoit la coütage. Mal-gré cela , Aslan à la tête de foixante & dix mille chevaux , fecampa avec permifliort du Roi de Pologfie, fur les bords duBotyfthène , pour Voir la contenance des Turcs. 11 céda depuisune partie de Tes États à Sat j qui en fut encore chafté, & il fit la
guerre