DE MES LECTURES.
5 '
jL/E droit naturel a fon reffort, le droit civil a le lien, incertitudaMais par quelles loix doit-on régler les fucceffions des des droits l!e
, n r ' 1 » 1 « fucceSon.
ecats ' Les regies ne peuvent etre les memes que pourles fucceffions privées ; l’objet eft trop différent. Lesconventions publiques font rarement affez détermi-nées; on chicane fur les traités. Les exemples nousmanquent, & puis chaque parti rejete ceux qui ne luifont pas favorables.
Le Royaume de Naples, & fouvent l’Europe , fevit Dilutes desdéchiré par les querelles des maifons d’Anjou & d’Ar- mair ° ns
rr 'c .. . t ■ , d’Anjou et
ragon. Les iucces furent Dalances. Je vais rechercher d’Arragoa.'qui les méritoit. Les difputes font pafsées. La maifonde France renonça foîemnellement à fes prétentions,dans les traités de Madrid & de Cambray , & le PèreDaniel ’ lui même n’étoit point obligé de les foutenir.
Trouvons d’abord une propofition reconnue des t,’empereurdeux partis. Avant le concile de Lyon, l’empereur Frédéric ir.Frederic II. étoitroi légitime de Naples ; reconnu par ™ e ’ léS *”le pape fon feigneurfuzerain, par fes fujets, & partons Naples ,les princes de l’Europe . Il avoit recueilli par fa mèretous les droits de la Maifon Normande. Les empe-reurs Grecs, fes feuls compétiteurs, ne fubfiftoientplus.
Ferdinand, dont Charles VIII . difputoit le titre, étoit ta maifonforti de la maifon d’Arragon. II s’appuyoit fur le *"
droit héréditaire Pierre I. d’Arragon. fon ancêt re, Leurs ilroitî.avoit épousé Confiance, fille de Mainfroy, petite
B 3