Vniuverfelle,liure IH, 936
enbonbans& diflulutions. Les payfäns font prelque tous fèrfz, Et quâd queleun d’eux nepouant porter la faim, ne le froir,ou la grande tyrannie dés feigneurs,s’en va,&files nobles, ougentilz hommes peuvent puis attraper cé poure fugitif,l luy coupentie pied, afin qu’ilM nes’ en puille plusaller.ll n’ya en tourlemondevn plus miferable peuple quefont ces pos&, uresfertz.lz font nourriz de viandes fiafpres,que les pourceaux de noîtré pays ne daigne
ty royent manger dece qu’ilz mangenc.!lz portenc des fouliers fäitz d'efcorces,& fa pairene
mt, leur coufte que trois deniers. En lieu de chanter ilz hurlentcôme les loupz,& on: fans cef-7, fece motlehusen la bouche. Quâd on les intetrogue que c’eft qu’ilz entendent par ceimot
1,_mebettes.La plus grand partie d’entreeux tiennent encore fa religion des Payens,& ivont
chafcun felon fa fancafie. Quand ilz veulentmettreen certe quélque hôme mort; ilZ toitenoyent à?’entour deluÿ en béuantaliiy d’autant,&le femonent a boire,ëfpanñchans(àpartfurluy.Et quand ilzle iettent dédans la
luy vne coignee vin& viandes,& vn peuargent pour faire fon voyage;[& parler à[ny
autas dôtmination futles Teutoniens, côme
die flz’onteue fur toy en ce mondé. Or quand
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à flumes d’icelles.
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y, yurongnes: Ÿ ce pendant pour entrerenir celte libéralite, il fautrañconner les poures paysM fans, ce qu’ilzacquierécairec grand labeur,il faut quemetsieurs les braues le defpendent -
w_delchu,ilz refpondent qu’ilz néfauent:mais qu’en cela ilz gardér la couftume de lets prèim, decefeurs,Briefces poures gens vivent commebeftes,& font miferablemet rräiltez cor.
m, Nulle cognoiffance duivrayDieu-L'unadorele fo leil.l'autte la line J’autre vn bel arbre,vn
fofle ou le fepulchre, ilz mettent aupres de-entelleforte: Vactenlautremonde,cuu.
qu aux matiages, fi quelcun veut efpoufer femme,l'efpoux bien fouuent rauit l’efpoufe. Toutesfois les payfans qui habitent pres des vil.