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V niuer{felle,liure INT. 887
yutongnes:& ce pendant pourentretenir cefteliberalite, il faut rançonner fes poures pay-fans,& ce qu’ilz acquierent auec grand labeur, à faut queme(sieurs les braues le defpendétenbonbans& diffolutions.Les payfans font prefque tous ferfz.Ec quand quelcun d’euxnepouant porter la faim, ne le foet,ou la grande tyrannie des feigneurs,s’en ua,& files noblesougentilz hommes peuvent puis actraper ce poure fugitif, illuy coupentlepied; afin qu” ifnes’en puille plusailer.T n’y a entoutle mondeun plus mifecable peuple que font ces pou-res ferfz, IlZ font nourrizde viahdes fiafpres, que les pourceaux de noftre pays ne daigne -toyent manger de ce qu’ ilz mangent, Ilz portent des fouliers faitz d’efcorces,& la paire neleur coufte que trois deniers. En lieu de chanter ilzhurlent comme lesloupz,& oncfans ceffecemot Iehu,enia bouche. Quand on les interrogue que c’eft qu’ilz entendent par ce motde lehu,fl=refpondent qu’ilzne(auent:mais qu’en celailz gardent la couftume defeurs predeceffeurs.Brièfces poutes gens viuent commebeftes,& font miferablemée traictez com-imebeftes, La plus grand partie d’entreéux tiennétencorela religion des Payens,& n’ont
nulle cognoiffance du vray Dieu.L’un adorelefoleil l'autre la lune l’autre un belarbre, un
chafcua felon fa fancafie. Quand= veulentmettre ea terre quelque hôme mort,ilztour
tant,& le femonentà boire, efpanchansfapartfvrluy, Er quandilzleiettent dedansla foffe ou le fepulchre, ilz metrër aupres deluy une cofgnee, dla& uiaades,& un peu d”argêt pour faire fon voyage,& parlent à luÿentelle forte: Vat’en en l’autre môde,où tuauras domination fur les T'eutoniens, cômeilz l'ont eue fur roy en ce môde.Or quât auxK;; mariages,fi quelcun veut efpouferfemme.lefpoux bien fOuvent rauie? efpoufe. T'outesfois les payfans qui habiten: pres des villes,&qui font inftruitz en laparoile de Dieu,s ’abltieanent de telles fuperflitions,
Des uilles de Liuonie& des cou-
ftumés d’icelles.
; Ars) Das Schlos
noyétà l’entour delay en beuätàluy d’ au-
pt ES ee