| Vniuerfelle,liure VI. au
té+ Affricque:Celle quieft en Affrique ef auiourdhuy 1tte ë appellee Indie,tendant vers{oleil,venät auprezde!sin Ë lamertouge& de la merde Barbarie,cotigue auie|Mt J ptentriô de Libye& d'Ethiopie. Elle a Lybie inte;TN q rieure vers Occidét,aurefie elleeft toutnee vers le Ifi, ÿ midyset eft côivinéte al’aucre Ethiopie qui-elt plus|Nos. grâdeet plus meridionale. Onlahômeainfi du no
Es de Vulcain qui y prelidoit, come dir Pline. Tont
ceqeftencelteregio,eftfoub=le midyveisPOc-cidét:elle eft môteufe,fablôneufeaÿ milieu du payrsdeferte vers Oriéc: Elle côiiër plufieurs peuples g(ot differéez de vifaige, môltrueux,& hornibles.Oneftime€ ce(Gt les premiers d’eritre les bômes.& GcefOrceux la q(ôt vrayement natiFdulieu,n’ayâtiamais experimête feruicude. La liberte et coufioursdérnouree entiere a cefte gêr là. Premieremeriiz di| fétGleféruice des dieux,les facrifices ét ceremanies., … Onelte trouvez entre eux. portoiërrellereiercreerfi grâd hôneur aux roix; qués'il aduénoit quelques fois que‘es roixfuifent debiltrez enquelque partie de leur corps;les doiefticques aufsi fermuriloiëe& debiliroiér a leur efciër,e Pi himftimâceftrechofe vilaine à leroÿfuft ou borgne ou boyceux,& À tous fes amys nelefufenr: ons JEPlufieurs cheminét cous nudZ 2 cauïe G 1z f5c prochains du foleil,& cachée leur hiature atec*des queues de belier.l1 y en a biépeui qui foiët durout veltuz depeaux de brebis: Les aûtresportent des brayes entrelacees auec leurs chégeux qui leur viennent ivfques aù miliea du
rot corps. Îlz s’adonaent communemét du paltarage,& ont des brebis fort perices d’ont latoi- ïA fon et dure& rude.Les chiens ne(Onc pas plus grâdz,mais ilz font afpres& imordantz. Î=;lp vfentfortdemil& d'orge,d'ont aufsi il font du breuuage. Uz n’ont point d’autrés fruitz,pient finon de petites palmes À bien peu. Aucunis vivér d'herbes,& de petites racines défoncz;[
de chaîe, de laict& defourmage. Meroaa autrésfois eltela ville capitale du royaume: Ce- Merde;fre‘stealafigure d’yn bouclier,s’eftendant auecle Nileiv{ques a trois mille ftades. Ilz aboñn
derenhehéne:i2chaflentaux elephanez,& les mengent. Ilz ont des lions, dés rhiniocé.res, ce font belles qui ont la corne au nez, des bafililques,leopardz, dragons qui énuelop:ft oenttellement les elephantz, qu’ilz leurs fuccent lefang& les tuent. On trouué là des hyaz
vid cinthes& des chryfopaiTes on y recueil aufsi de la cinamome. Îlz vfent d’artZlongz deput-quattre coudees:lefque!z font de bois& bruslez au feu, Ilz diviferitaufsi& apprennent les jige fermes ala guerre, defquelles plufieurs portent vn aneau d’erain autrauèrs delaleure; Au"pif cuns d’iceux adorentle fofeil levant,& le mauldifent quandilfecouche. Aucüns iértent les|mortZen lariuiere,les autresies enfeueliffent dedans des tonneaux en terrê; aucutisaufsiles gardentenfa maifon dedans des vaiffeaux de verre vn andartant,& ce pendant iizles à.‘dorent deuotement. Il y ena qui difent que celuy d’entre eux qui eft le plus excelléten beauté,force& richelTes,& quifcair mieuxletrain du pafturage& dé la nourriture du beftial.eftprincipalemér dectaireroy Indie quieft aufsiEchiopie, eft alentour du fleuve du Nile, fouxtele carme de Virgile quitefmoigne quele Nile vient des Indes. Ec Herodoredict que celtegrande multirude d’Indiens efantenla gfañd’ Inde, qui eftla plus grande prouince de tou.tes. demoura en Ethiopie . Iiz s’sugmenrérent tellement par füccefsion de remps, qu’ilz ont/ confondules meurs& le nom de routes lès deux nations,& quel'ancien nom d’ Ethiopieeftantaboly,ellea efté appellee Inde . La cité de Méroea efteancienñement appellee Saba,& puis leroy Cambyfes lanomme Meroë: Pline aufsi eferie que c’ a eftele fiegeroyal& la; YYyy«4 metropolt-