L410 De la Cofmographie
& lafoy entre leshommes, qui eft le plus grand Îfen de la fociete funiaine. Si quelcuti affanepar pais trouvoit vnhomme qui fuft baccu des brigandz,ou qui fouffriftautre inivre,& nele fecoutoit,le pouant faire, il eftoit coulpable de mort. S'ilne luy pouuoit donner ayde, àeftoit tenu de denoncerles brigandz& de pourfuyurel'iniure par accufation. Celuy quin”entenoir conte, eftoit bateu infques a certain nombre de coupz,& ieufnoit trois iours. Lesperes quituoiér leurs enfans n’eftoient pas condamneZ a mort, mais eftoir ordonne quepartrois iours& trois nuiétz continuellesil afsiftaffent auprez du corps deffunt. Caril=t'’eftimoient pointiufte que celuy qui eftoirautheur de la vieafes enfans fuit prive d’icelle,tnais plus coft qu’il deuoiteltre continuellementafflige de douleur& de repentâce,afin queles autres fuffent deftournez d’ynfemblablefaict.Iz impofoient vnepenee*quife aux parricides.Car aprez les auoir bateuz de cañnes aigues par les ioinctures,ilz les faifoient bruf-ler tous vifz for vataz d’efpines: monftrant par cela que c’eftoit le plus grand crime qu’onfceuft commettre entre lès frommes, de faire mourir par violence celuy duquel onareceulavie.La loy commandoit que celuy qui reueleroit les fecretz aux ennemis,euft la’lägue couppec:& que celuy qui rogneroit la monnoye,ou changeroitles poidz oùla merque d’icelle,euft tes deux mains couppees,afin quela pattie du corps qui auroir cffense, portaft la pene.toutefa vie. l'y auoit aufsi des penes fortafpres,ordonnees fur les faultes des femmes. Caroncouppoit les genitoires a celuy qui auoit viole vne femme de franche condition, pourceQu'en ynmefme crime ifauoit commis trois mefchancetez. enfemble, iniure, violation,&confufion de fignee.Celuy qui effoit für prins én adulrere voulontaire,eftoit battademillecoupz de verges,& lafemme auoit le nez couppe. IIn’eftoir pas licité auxfacrificateurs d’anoît plus d'vne femrne: les autres en auoient plufieurs felorletsrs facultez, Il n'y auoit nudes enfatis encores qu’il fuit nay d’vne ferue, qui fuft eftime baftard. Hz nourriffofentles en.fans qui eftoient naiz a fipertz defpens, qu’on ne le pourroit croyre. Car toute la defpencequ’ilzfaifoient alentour d’iceux, tufques a ce qu’ilz fuffent deuenu= grandz, ne palloirpointvingt drachmes.Cefte loy n’eftoit pas difficile,a caufe que laregio d'Egypteeltchaul:de,& quéle pais eff tempere.ll=vontlaplus grand part deleur vie tous defchauz,& puis il=nourtiffentieurs enfans deracines qu’ilz cuifent foubz la cendre,& de choulz de marellz,fefquelz ilézleur baîllét pour vtande,en partie boulliz,en partie roftiz& en partie crudz.Lesprefires enfeignoient a leurs enfans les lettres qu’ilz appellorent facrees,& autres quesppattenoient à la doctrine commune,& eftoient fortaddonnezala geometrie& arithmericquesIlz guariffoientleurs maladies parieufne ou par vomiffemêr.cefaifant ou tous les tours, oudetrois éntrois iours,ou de quattre en quattre tours.Car ilz affermbient que toutes les maladies eftoyent engendrees defuperfluite de viandes: pourtant que le remedé pour la fante e-ftoit fort bon, qui eftoitle commêcement des maladies. llz aucient aufsiplufieurs autrestoixoultre celles d’ont nous auons fait mention.Afçauoir dela gendarmerie, de vendre& ache.pter,d’vfure& delatrecin,mais nous les omettons tcy tout à efcient. Or côment ilz ont ado-
re divérfes fottes débeftes,& principalement celles quiapportoiér quelque proffictaupaiss
commeles ratz d’Inde,les chatz,les chiens,les efperuiers,les ibes,les loups, tes cocodtiles,&plofieurs telles chofes nous les omettons icy anoftre efcient:finon qu’ilZ efcriventainfi defibe.Si quelcun tue vn ibe,ouafon efcient ou par cas d’auenture, ceftuyla eft incontinent misà mort fans mifericorde par le peuple qui court fur luy.C’eft oyfeau et de fi grande eftima-tion entre les Egyptiens,pource qu'il leurappotte grand profit. Car quandie vent d’Affré-quele feue,il amene des defertz de Libye vne grâd multitude deferpentz volantz; lefquelZtous les ans font grand dommage tant aux hommes que aux terres,& encore enferoient ilzplus fi ces oyfeaux ne leur refiftoient puiffamment,& ne tes tuotent. Or ibis eft vhoyfeau{emblable ala cicoigne, mais de diverfe/nature.C’eft vn grand oyfeau qui a les iambes roidésvnbecde corne& long, lequel deftourne lapefte d'Egypte quandles ferpent=tuentles oyfeaux,commeaufsi font les cicoigrmes entre nous, lefquelles appor-tent des ferpentz& autres telles beltesaleurs petitz;;D'Ethio-
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