A;
1418 Dela CofmographiePygm ces, lefquelz ne viuent pas plus de huict ans.On dict qu'ilz bataillét contre les grues,& qu’ilz fontvaincuzpariceiles. Leursfemmes enfantenta cinq ans,& font vieilles ayhuictieline, Pline les mectes montZ d’Indie. Mais Strabonlesmect es extremitez d'A,fricque,a tout le moins s’ilfe trouve detelles gens ennature. Caril n’y à nul(comme diStrabon ) qui difeles auoir veues. On fait aufsimention d'autres gentz, qui ont chacunvne fambe& vn grand pied,& ne ployent point letarret,& coutesfois courent bienvi.
Sciopodet.{te oriles appelleSciopodeslefquelz(comme dict Pline)au temps d’efte fe couchentater.
te fur te doz,& fe couurent de l'ombre de leurs piedz.IIz difent qu’il y en a d’autres quin'onepoint de col,mais ont les yeux es efpaules. Îcem Pline efcrit qu’en Arabie vient vne be,Îte qu’onappelle chameaupard, quiale col{emblableavn cheual,lespiedz& les tambesavnbeuf, lateftea vn chameau, roux de couleur& mouchete de blanc: Iz difent qu’oncrouueaufsi vne befte appelle parandre, quieft de la grandeur d’ynbeuf, ayant latelte decerf auec des cornes fort branchues. vient aufsien Affricque vne belte qu’onappellehyftrix, qui eft vne efpece de porc efpic,& eft puante, vn peu plus petite qu‘valoup,Elleafurledoz& a coîte des efpines. Aticuns l’appellent porc mari, combien quecefoirvn animal deterre. Quandonf'itrite,ileftendfa peau;& ierte fes aicuillons contreles chiens qui les fayuent,&les bleffeenlagueufe. Aucuns aufsi difent qu'en Affricqueily a vn oyfeau nomme Pegalus, qui alecorpz& les oreilles de cheval,& les aîlles d’ y-
feau,& ya autre oyfeau l'rogopa, qui eft cornu, comme vn bélier. Pline dict que lacau-
fede li meruellleufes beftes, eft lafaulted’eaue. Car quand fi diuerfes fortes d'animauxs’affemblent aupres de l'eaue,aucuns eftantz en rur& brustantz s’accouplent aucc d’âu.tres qui ne font pas deleur e(pece. Ainfi ilzconçoyüent& engendrent des mionftres,& onevne engeance mesice dediuerfe nature. Dont aufsileprouerbedes Grécz eft venu, quel'Afiricque apporte toufiours quelque chofé de nouteau.Eta laverite vne fi merveilleu.fe diuercé de beftes ne fe pourtoit voir fans volapte,& ne feroit point vn ornement com-tmun du pais d’Affricque, fut leur generation felon nature où contre nature: fi on ny trou-toit des belles nuyfantes,& principalement des bafiliques& catoblepes, qui font peti-
tes beltes, À toutesfois mettenta ntort vn homme de Ieur fevf regard. Aufsiyelliefcorpion qui elt vne petite belte, mais Libye n’en apoint de plus dangereufe. Te ne dypointen combien de dangers tombent ceux qui voyagent en ce pays la: a caufe des ferpenizveneneux, des ons cruelz, des leopardz,& autres betes tes Salufte efcrit que plusde gens meurent en Æffrique tuez par les Dettes, que par maladie. Aufsi l'Afrique inte-rieure el abondante enfinges, qui font grandz& eh grand nombre. Pour les prendre 3la chaîte,on a trouve va art dela nature mefmes de labelte. Carelle s’addonte fort afmt-ter tout ce qu'elle a veu faire.On ne la péur pas prendre par force, d'autant qu’elle ef forte&fine.Parquoy il ya vn des chaffeurs quioinct fes yeuxde miel,a la veue de ces beftes qui leregardentj'autre chauffe des fouliers,les autres merrent des mirouers contreleurteftes. Ilz attachent des laqz aux fouliers;& puis s’en vont les faiffanez là ainfi. Au lieu demiel= yfnettent du gluz, l= attachent aufsiaux mirouers des cordes par lefquelles ilzles attirent;âptes que les chaleurs s’en font allez; lès finges s’eForcent defaire ce qu'ilzonr veufaire,mais
ss es dns
ES