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Vniüerfelle, liurë V I- talmais c'eft en vain,leurs pauperies s'engluent leurs piedz s'enlacent,etTes côfpz demeurëtliez,© par cemoyén ilz font prins,
LA NOV VELLE À TF-
fricque ceft a dire,le nouucautecherchement d’icelle,
Viourdhuy oñnauige toutalentour de l'Afrique afcauoir d'Ef paigne en Egypté
& d'Efpaigne en Calichut, mais les l‘eux mediterranges ne font point dutout co-
gneuzfin6 autät qu’on peut fçauoir de Prete lehan,& de fon royaume, qu’on dicteÎtre es parties intérieures du pais d'Affrique.Quataux autres royaumes mediter-
fanees qui ne fônt point éftenduz tufques a l'occean,nous n’en trouu6s rien par efcrit, ou
bien peu, Or pour defcriré par quelque ordrele pais de l’Affricque nouuelle,ie commêce:rayaupres d'Egypte&ala merrouge; Cfelon les rivages d'Affricque, fürla mer mediter-ranee, ie pafleray droict en Mauritanie , qui etviZaviz d'Efpaigne,& principalement deGrenade,& de[à ie tournoyeray au mid parl'ocean, iufques a ce que ie foyereuenu desparties interieures du midy au goulphe Arabicq, 9 eftla merrouge, Finalemét fefcrirayquelque chofe du royaume de Prete Iehan qui faict fa demourance(comme on dict)es parties intericures d'Afiricque, Premierement donc nous nous mettrons fur Egypte, pourlavifiter felon fa fituation,& fes ci tezfertilite; goutierement,&ce. Mais pource que nous a-uons cy deffüus affez diligemment& abondamment fai& mention d'icelle, nous la laifle-rons& paflerons aufsi Barbatie, quivientapres Egypte, laifant les royaumes de Tunes,d'Argier,de Fes,des Maroches, dont nous auons faict mention& nous en irons aux cou=lomnes d'Hercules,là où apres auoir palsele deftroict.de Sibille, nous entrerôs en la grâdmeroceane,& tournerons bride versie midy, où nous recontrerons plufieurs isles, en-tre lefquelles la premiere eft celle qu’on appelle Le port facre, que eft petite, mais fertile amerueilles. Car elle rapporte fourment& autrés fortes de bledz,nourrit beufFz, vaches&pourceaux: toute la terre y eft pleine de conilz, On'trouue aufsi en cefte isle le fang de dragon,qui eft vne gôme qui diftille d'vn arbre qu’on téèche,f puis cuicte en vne chauldiere& purgee,deuiét fang de dragon.On dit que ceftarbre la,produict vnftuici qui n’efi gueres difcrent d'auec la cerife,& eft doulx.Finalemét ce Port facre,ab unde er bon miel& encire. On nauige en vn iour de la iufques a Medere, laquelle a corimencée deftre habitee denoftre rs auparauant elle eftoit couverte d’yne foreft efpaifle Or elle a elte appelleMedere,qu'’elt autât a dire felon la langue des habitätz, Beaucoup de bois.lln’yauoit guetes d'habitantz iufques a ce quellea elte cogneue des Portugalois+ Car alors y fut enuoyegrand peuple de Portugal , qui brusla les foreftz,&y trouva bon font etfertile.T'out cé qu’on y plante,friictifie en abondâce. Dont aufsiles cânes de fücre qu'on y plâte,produyfentdu fruict abondammiét. Mefmes les vignes de Maluaifie qu’on y plante,produifent du vinquin’eft pas moins excellér que celuy de Candie, le laifle a parler de ce qu’on efcritdunoble bois qui croift en celle,& des colombes infinies qui fe trouvent partout es foretz, 8fine s’enfuyent point devant!es hommes: se
a, Epuis Medere ily a vne navigation de7o.ou 80. lieues© Allemaigne vers le mi@ dy aux isles de Canarie qu’on appelloit iadiz Fortunees, a caufe de leur trefgrani
ÿ defertilite.Or on en côte dix dontles trois nefont point cultiuees,les autres fonthabitees,& ont chacuneleurs propres noms, afçayoir Tuerifles, Gienere,Pal-
Méderë]
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