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Supplement Tome Premier
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d’empêcher par ce moïen, Abul Caffem fils d’O-beidallah, qui s’étoit emparé du pais, de rafraîchirfon armée. * D’Herbelot, Biblioth. Oriental. Suppl.Al. de Bâle .

ABULA. Ce nom eft commun dans la languelatine à. plufieurs villes. Ptolomée fait mention d ’A-bnla, ville , d’Elpagne dans les païs des Baftitaniens,à ii. dégrés 40. min. de longitude & à dégrésif. min de latitude feptentrionale. Clulius, cité parOrtéLius, a cru que c’étoit la même qu 'Avila dansla vieille Gaftille. Cellarius blâme ceux qui prennentAbula pour Avila, ville affez célèbre à moitié che-min entre Salamanque & Madrid . Il la trouve tropéloignée des Baftitaniens, & fa critique s’accorde trèsbien avec Ptolomée qui ne fait Avila plus orientaleque Guadix , ville du Roïaume de Grenade, que deff. dégrés de latitude feulement, au-Iieu que la dif-férence de Guadix à l’Avila en queftion n’eft qued’environ 3. dégrés & 10. min. Ce qu’ajoute Cella-rius eft plus vraifemblable, à favoir, qu’il peut yavoir eu une autre ville de même nom, de laquelle Avi-la auroit prit le fien. Quelques Géographes croientque l’Abula de Ptolomée eft niches ou Bilches , villa-ge fîtué dans l’Andaloufie à quatre lieues communesa’Efpagne, & au nord orientai de la ville deBaëça,félon l’Atlas de Blaeu. D’autres penfent en trouverdes traces à Villa Gorda qui eft dans le Roïaumede Grenade. * La Martinière, Ditt. géogr.

ABUL A H AB } oncle de Mahomet , étoit très ri-che, & en même tems grand perfécuteur de fon ne-veu, qui s’étoit attiré fa colère, à caufè des mena-ces qu’il leur avoit faites de la part de Dieu , s’ilsne renonçoient incelfamment à leur idolâtrie. Ma-homet s’étant un jour retiré fur la montagne de Safapour éviter fes ennemis qui le pourfuivoient, &Abulahab avec quelques autres Coraïfchites y étantallé pour le chercher, il leur dit} Si je vous difoisqu’il y a au pied de cette montagne des gens quien veulent à vôtre vie & qui vous tueront en vousen retournant, le croiriés vous ? Ils lui répondirent;Pourquoi n’ajouterions nous pas foi à ce que vousdites, d’autant plus que nous ne vous foupçonnonspoint d’être menteur? Eh bien donc, répliqua Ma-homet , je ne vous dis pas qu’il y ait de telles per-fonnes qui cherchent à vous tuer, mais je vous an-nonce un plus grand malheur encore, c’eft que fivous 11e vous convertiffés pas à Dieu , vous ferés af-fujettis à la plus terrible de toutes les condamna-tions, & vous n’aurés à attendre qu’un fupplice éter-nel. A ces mots Abulahab tranfporté de rage, levaune groffe pierre afin d’aflommer Mahomet & pro-nonça ces paroles ; le malheur dont vous nous menacésva fondre fur vous meme. Les Mahométans ajoutentque dèsqu’Abulahab eut apoftrophé de cette maniè-re Mahomet , il tomba roide mort au pied de cefaux Prophète. * D’Herbelot. Suppl. Al. de Bâle .

ABULAINA, célèbre Doéteur Arabe , avoit fou-vent la répartie très judicieufe & très bonne. Moïfe,fils du Calife Abdalmalek, aïant fait un jour exé-cuter dans la prifon un des amis d’ABULAINA, &faifant courir le bruit qu’il s’étoit évadé, quelqu’undemanda au Doéteur, ce qu’étoit devenu fon ami?Moïfe, répliqua-t-il, l’a frappé & il eft mort, appli-quant ces paroles de l’Exode chap. II. à l’aétion duCalife, qui relfembloit en quelque façon à celle deMoïfe le Législateur à l’égard de l’Egypcien. Le Prin-ce aïant appris la réponfe d’Abulaina, le fit appeller& le menaça très fevèrement, lui ordonnant de ré-primer fa langue. Le Docteur fans s’effraïer de lamenace de fon Prince, lui fit une réponfe tirée dumême chapitre de l’Exode que la précédente ; vou-dras vous me tuer , lui dit-il, comme vous avés tué monami ? Le Prince trouva cette répliqué fî bonne,qu’il retint les effets de fa colère, & jugea qu’il va-loit mieux fermer la bouche à Abulaina, par de l’ar-gent qu’avec des menaces. Le Calife fe plaignit unjour qu’Abulaina le faifoit paffer pour un poltron,mais ce Doéteur l’appaifa en lui répondant; qu’unhomme véritablement noble étoit prudent & humble,mais qu’un homme d’une baffe extradion étoit au

contraire imprudent & téméraire. Abulaina quoiquecélèbre ne laiffoit pas d’être pauvre, & alloit tousles jours chez le Vizir Ifinaél, fils de Bêlai. Un jourque fa fille, dont l’efprit égaloit la beauté, lui de-mandoit, s’il ne pari oit jamais de fa difette au Vi-zir qu’il alloit fi louvent voir. Oui, lui répondit-il,mais il eft fourd à ces fortes de difeours. Il fautcependant, continua la fille, qu’il s’apperçoive enfinde vôtre mifère. Mais je vous prie , répliqua leDodeur, comment voudriés vous qu’il s’en apper-çût, puisqu’il ne fait pas feulement attention à moi.Alors, la fille lui répondit, ne fervés donc pas, cequi n’entend point, ce qui ne voit point & qui n’ap-porte aucune utilité. * D’Herbelot. Suppl. Al. deBâle .

ABULAITH, Candi, célèbre Prêtre & Juris-confulte Mahométan, difoit qu’un fçavant ne devoitjamais fe foûmettre à un riche , parce que le dernierétoit beaucoup moins favorifé du Ciel que le pré-mier , fiiivant ce que dit Mahomet dans le chapitredes femmes. Ce lavant a écrit un livre rempli d’ef.prit & d’érudition où il traite de la préparation à laprière. * D’Herbelot. Suppl. Al. de Bâle .

ABULALIAH , Jurisconfulte dont la mémoire eften très grande vénération chez les Mahométans. LesCommentateurs du Chapitre Anfal , dans lequel il eftparlé de la diftribution du butin pris fur l’ennemi,citent les écrits de ce Savant. D’Herbelot, Biblioth.Oriental. Suppl. Al. de Bâle .

A B U L C A S S E M , fils d’Obeidallah, prémier Ca-life d’Afrique de la faqiille des Fatimites, fut envoiepar fon père en Egypte , avec une nombreufe ar-mée, afin de conquérir ce païs ; mais il eut le malheurd’être battu par les Généraux de Moétader CalifeAbaffide. Il entra une fécondé fois en Egypte où ilprit Alexandrie , qu’il ne put pas cependant garderlong-tems, parce qu’il fût battu de nouveau parMunas le circoncis, & fe vit contraint de retournerà Cairvan d’où il étoit venu. Ebn Bariek affùre qu’ilfut défait pour la fécondé fois, l’an 508. de l’Hégire,qui répond à l’an ^20. de J. C. D’Herbelot, Bibl.Orient. Suppl. Al. de Bâle .

ABULDEN, nommé autrement Ibrahim Ben Ab-dallah al Hamaovi, étoit natif de Hama en Syrie .Il eft auteur d’une hiftoire des Arabes. Il eft mortl’an 6<;z. ou 642. de l’Hégire. Il eft outre cela con-nu fous le nom d’Abu-Ishack Ebn Abildem, fous le-quel aufli il a donné un livre intitulé Adab-al-Cadhi,c’eft-à-dire, des devoirs d’un bon juge fuivant lesfondemens du Schafei. * D’Herbelot , Biblioth.Oriental.

ABUL-HUSSEIN ESSOPHI, fage Arabe , ori-ginaire de Bagdad , où il apprit la Pnilofophie & lesMathématiques , avec beaucoup de foin dans les éco-les qui y floriffoient dans ce tems-là. Il fe renditfort célèbre, fur tout dans l’Aftrologie. On avoitaccoùtumé de dire de lui, qu’il connoiffoit mieuxle ciel, que Ptolomée n’avoit connu la terre. Il eftle prémier des Arabes qui ait fait les figures des Pla-nètes & des étoiles fixes. Il mourut à Bagdad l’an38J. de l’Hégire ou l’an 5*8L de J. C. Mais il n*doit pas être confondu avec Abul-Hujfain al Sofi,quoiqu’ils aient été à peu près contemporains. * LéoAfric. de Med. & Philof. Arab. Jean Brucker, Hifioirede la Philo fifhie , tom, V. p. 190. Suppl. Al. de Baie.

ABULMAALI, Perfan , & en même tems trèséloquent Orateur vivant fous le Règne du Roi BahramSchah. Il a traduit de l’Arabe en langue Perlane, lelivre de morale intitulé Humaiun Nameh , ou le LivreRoïal , fi connu dans tout l’orient, & c’eft aulfi encette langue qu’il a d’abord été connu en Europe fous le titre de Kelila Wadimna , & traduit enftiite enlatin, par Sébaftien Godefroi Starcken. * Stoll, Hifi. desSavans. D’Herbelot. Suppl. Al. de Bâle .

ABULMAHAN & GHIL MIRZAH, les deuxderniers Princes de la famille de Tamerlan . Ils ré-gnoient dans la province de Tranfoxane & de Kora-fan, & entreprirent imprudemment avec le fecours

d’Ar-