d’Arguns Prince de Candahar de faire la guerre àScheibeg Roi des Usbecks. IL les tailla en pièces,lui aiant livré avec trop de legereté une bataille oùils perdirent la vie & le Roiaume. Il y a eu uneautre branche des Timurides ou defcendans de Ta-merlan , qui s’étoit retirée dans les Indes , où ellefonda le Roiaume de Mogol qui fubfifte encore au-jourd’hui. * D’Herbelot. Suppl. Al. de Baie.
ABUNDIUS , Prêtre natif d’Ananello , près deCordoue en Efpagne , c’eft là où il fut établi Prêtre.Les Sarafins l’ont cruellement tourmenté l’an 8f4. &étant demeuré attaché à fa Religion , ils le tuèrent,& donnèrent à manger fon cadavre aux bêtes féroces.On a fixé pour là fête le îp. mars. * Dift ion. Univ.Suppl. Al. de Bâle .
ABURIENS , famille Romaine. Il eft incertainfi on doit la mettre au rang des Patriciennes ou desPlébéiennes. Tite-Live parle dans le XXXIX. liv.d’un M. Aburius Tribun au Peuple l’an de Rome féé.qui s’oppofa d’abord à M. Fulvius qui demandoit leTriomphe à fon retour d’Ætolie , mais qui fe laillafléchir dans la fuite. Il eft encore fait mention dansle XLI. livre du même Auteur , d’un certain M. Abu-rius , qui avoit été Préteur à Rome l’an 5*77. de cet-te ville, & qui jugeoit les différera qui nailToient en-tre les citoïens & les étrangers. Quelques auteursont conclu de là qu’il y avoit à Rome deux famil-les de ce nom, L’une Plébéienne d’où defcendoit leprémier , l’autre Patricienne, qui étoit celle du fé-cond. Mais le fondement fur lequel s’appuie ce fenti-ment eft faux , puisque ce n’étoient pas feulement lesPatriciens qui géraient la Préturc , cet Emploi aïantété auiîi confie à des Plébéiens , comme on en voitdes exemples depuis l’an 416. de Rome . On trouvede plus dans Tite-Live un endroit dans le XLII. li-vre, où il eft parlé d’un C. Aburius, qui avoit étéDéputé avec quelques autres vers Mafiniifa & les Car-thaginois. Ce nom fe voit encore fur quelques an-ciennes médailles , avec cette infcription GEM. d’oùl’on pourrait faire le furnom Geminus, ou Gemellus.Il eft fait mention auiîi d’un C. Aburius & de diffé-rentes femmes de ce nom dans une vieille infcriptionà Cære. * Patin, famil. Rom. Suppl. Al. de Bâle .
ABUSA ïD ou Fatima, montagne d’Afriqueen Alger , dans la province de Tcnes. Elle eft desdépendances de la ville de ce nom, où ceux qui de-meurent fur cette montagne portent des peaux &de la cire pour le vendre aux marchands d’Europe .On nourrit quantité de chevreuils fur le mont Adu-faid, & l’on y fait beaucoup de miel & de cire.On y recueille aulfi de l’orge en abondance. * LaMartinière. Di fl. géogr.
ABUSAM, Isle d’Afrique , elle dépend de la pro-vince de Garet au Roiaume de Fez. Mercator quila nomme Aboram la place prefque au milieu de lamer entre Cabo de Gala & Cabo de 3. Forças. Davi-ti qui 11e l’éloigne que de huit lieues de ce dernierCap, dit qu’elle eft allés grande & fituée à 22. dégr.30. min. de longitude & à 5 f. dégr. de latitude. Mr.de l’Isle qui nomme cette Isle Bouseme la met parles if. dégrés 4f. min. de longitude & par les 3 y degr.3 j\ min. de latitude. * La Martinière. Dicl. géogr.
ABYDOS , en latin Abydam , petite ville de laJapygie dans le pais des Peucetiens, c’eft-à-dire danscette contrée du Roiaume de Naples , où font au-jourd’hui les villes de Trani & de Bari . * La Mar-tinière. Dift. géogr.
ABYSTRUM, nom latin d’une ancienne ville desBrutiens. On croit que c’eft à préfent la bourgadenommée Orjîmarfi dans la Calabre intérieure , auRoiaume de Naples , à l’orient & à dix mille pas del’embouchure de la rivière du Lao dans la mer. * LaMartinière. Dicl. géogr.
ABZIRITE , ancienne ville de l’Afrique propre.Pline la met au nombre des trente villes libres de cepais là. Elle étoit de plus Epifcopale, & dans la con-férence de Carthage , il eft fait mention de FruétuofeEvêque d’Abzirite. * La Martinière. Dicl. géogr.
ACABARUS, ancienne ville de commerce enSupplément, Tome I,
Afie dans l’Inde en deçà du Gange. Arrien en faitmention dans fon Periple de la mer Erythrée au to-me I. de la CoHeélion d’Oxiord^ & la nomme avecUppara & Calliena 3 comme voillne de ces deux pla-ces.. * La Martinière. DiEt. géogr. r
ACABIS, ancienne ville de la Cyrénaïque aumidi du marais de Paliure & à l’orient feptentrionalde la ville nommée Avritine. Ptolomée qui eft pref-que le feul des anciens qui en ait confervé le 110mla pofe à fo. dégr. 30. min. de longitude & à ip. dégr40. min. de latitude. * La Martinière. Dicl. géogr. '
, ACACESIUS , furnom d’Hercule , qui lui avoitété donné à eaufe d’Acacus fon ancien tuteur, tScfils de Lycaon. On lui rendoit fous ce nom deshonneurs divins à Acacefium ville d’Arcadie, hors delaquelle on lui avoit érigé une ftatué fur un coteauqui portoit le même nom. Paiifanias Arcad. 3. 3 6 .C’eft fous ce même nom encore qu’il y avoit unTemple bâti à l’honneur de Mercure , à Megalopo-lis Capitale d’Arcadie. Gyraldiu Synt. IX. p. 301. Peut-être que l’on ne fè tromperait pas fi l’on envifageoitce furnom de Mercure comme étant le même qu’etza-qui eft Grec , puilque tous les deux défignentun Mercure qui ne nuit à perfonne. Doïés AnnaFabra ad Catim. Uymn. in Dian. V". 743. gj” Spanheim,far le meme pag. 2$z.
ACACHUMA, que Ptolomée appelle Acharna,ville d’Ethiopie , où au rapport des Abilfms, Ma-quéda Reine de Saba faifoit fa réfidence , & où ellegardoit l'es thréfors. * Gr. Dift. Univ. Hall. Mannol,liv. X. ch. 2$. Dift. deHoll.
ACAC 1 US , étoit un Officier de Juftice de l’Em-pereur AI. Aurele à Ptolémaïs en Ph'œnicie. On luiavoit ordonné de même qu’à Quadratus & Stratoni-cus deux de lès collègues, de martyriièr les Chrétiens,mais aïant vû la fermeté & l’innocence de ces derniers,ils embralfèrent eux-mêmes la religion Chrétienne .C’eft ce qui fit qu’ils furent décapites l’an Z73. Oncélèbre en leur honneur le 4. mars. * Diltion. Univ.Suppl. Al. de Bâle
ACACIUS , fut un jour jetté dans un lac près deSebafte du tems de l’Empereur Licinius, & lorfqu’uncertain Pierre étoit Evêque de cette ville. On l’y noïaavec Quirion, Candidus & plufieurs autres, l’onajoute même qu’on les mit fous la glace comme c’é-toit en hyver. Mais quand elle fut fondue & quel’on eut apperçu qu’ils donnoient encore quelqueslignes de vie 011 les tira de l’eau pour achever deles tuer & apres les avoir brûlés on jetta leurs cen-dres dans le lac. S’étant cependant rejoints de nou-veau & aïant produit, à ce que l’on dit, une lu-mière dans les eaux on les en fortit pour la fécon-dé fois. Leurs reliques ont demeuré longtems dansles environs de Conftantinople, julques à ce que leSt. Thyrfe les découvrit à la Ste. Pulchérie , apresquoi Polychronius qui étoit Prêtre dans ce tems làen aïant fait faire la recherche les trouva dans descofrets d’argent. On les éleva enfuite folemuelle-rnent environ l’an 440. jufqu’en 445'. Elles furentplacées après cela dans plufieurs Eglifes , comme àCéfarée de Cappadoce, à Niiîé en Phrygie où onbâtit plufieurs temples à leur honneur ; on en éri-gea encore deux à Conftantinople & autant à Rome & un à Brefce , que les habitans du lieu difent avoirété édifié par l’Evêque Gaudence , qui y tranfportaces Reliques. Leur fête a été fixée par quelques-unscomme par les Grecs au pme de mars, par d’autresà l’onzième , & dans plufieurs anciens martyrologeslatins au iorne comme elle l’eft encore aujourd’huipar l’ordonnance des Papes. * Diflion. Univ. Suppl.Al. de Bâle .
ACADEMIE en général eft un nom qui fedonne aux lieux où fleuriffent les Sciences & lesArts libéraux qui s’enfeignent par des Profefîcursétablis pour cela, ou quelquefois par des Lecteurs,c’eft-à-dire, par des Profelfeurs d’un moindre carac-tère. Quelques-uns le donnent même aux Univer-fités où l’on obtient les dégrés de Docteur, de Li-centié, de Maître ès Arts & de Bachelier. Ce nom
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