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fur Pufare ou étaient plufieurs fidèles, au rapport de So-èrate, Hift. Eccl. liv. V. ch. 22. de manger desoifeauxaufÛien que des poijfons, pendant le jeune qui précédaitlaf'ete de Pâque; parce que, dit Socrate , les oifeauxont été faits des eaux, filon le témoignage de Motfe.Cette dilTertation de Michel d’Amato a été impriméeà Naples en 17a?. *» 8°- f- Quatre difiertationshiforiques & dogmatiques recitees dans une ajfimblee degens de Lettres , en 172%. La première fur ce fujet:Pourquoi dans le fjmbole de Nicee & dans celui de Con-ttantinople, on a omis l'article de la défi ente de ff. C.aux enfers; la fécondé , fur la fit nation de l'enfer ; latroifième où il examine, comment Jelus-Chrift s’eftcomporté dans l’inftitution de l’Euchariftie dans ladernière Cène, & s’il s’eft fervi d’un ou de plu-lîeurs calices; la quatrième, fur l’ufage où étoientles prémiers fidèles, de recevoir l’Euchariftie dansleurs mains. Ces quatre dilfertations ont été im-primées à Naples en 1728- *» 4°- Tous ces ouvra-ges font écrits en Latin . * Biblioth. Italique , tomeVU. pag. 26 f. 266. Suppl, de Paris .
AMATOR, fils de Boclidius & Uficiola, perfon-nes dilïinguées, naquit en 544. & fut élevé dans lapiété, tant par fes pareils que par l’Evèque Valerin.Etant parvenu à un âge de maturité, & s’étant voulumarier, 011 dit que lorfqu’il approchoit de l’Autelavec fon époufe, il leur apparut un Ange qui leurfit voir une double croix, & qui les engagea par cemoien à une chalteté perpétuelle, qu’ils fe promi-rent incellàmment devant l’Autel. L’époufe nomméeMarthe , fut enfuite confacrée Religieufe par l’Evè-que Eladius, .& l’époux fut ordonné Prêtre, & fuc-céda dans l’Evêché à Eladius. L’Archidiacre & quel-ques autres de fes ennemis, poulies par l’envie, lefirent palfer pour mener une vie voluptueufe, maisDieu les punit par de violentes maladies. Un cer-tain Ruptilius, qui avoit refufé de donner là mai-fon pour bâtir une Eglife , aiant été puni de Dieu ,Amator lui rendit fa lanté, après qu’il eut cédé vo-lontairement fa maifon. Ceux qui creufoient, pourpofer les fondemens de cette nouvelle Eglife, aianttrouvé beauooup d’argent, on en fit prêtent à Rup-tilius qui ne voulut pas le recevoir, après quoi onle diftribüa entre les pauvres. Amator doit avoirguéri encore trois lépreux, rendu la vue à unaveugle, arrêté un incendie & relfufcité, par fes priè-res, un jeune garçon que l’on portoit au tombeau.On dit qu’il déclara lui-même à l’avance l’heure defa mort, confola le peuple, & établit Germain pourfon fuccelfeur, après quoi il mourut en 418- foname s’en étant envolée au Ciel fous la figure d’unecolombe. Un paralitique , couché fur le cnemin paroù pafloit le convoi, qui conduifoit le corps d’Ama-tor au tombeau, fut guéri fur le champ. On afixé fa fete au 1. de mai. * Diction. Univ. Suppl.Al. de Bâle .
AMATRICE, ville du Ro'iaume de Naples, dansl’Abruzze ultérieure, vers la l’ource du Tronto, furles confins de l’Etat de l’Eglife & de la Marched’Ancone. Elle a titre de Principauté qu’elle don-ne à la famille Urfini, & elle n’elt qu’à quinze mil-les d’Afcoli, vers le midi , & à autant d’Aquila, versle couchant. Ses habitans fe nomment Amatriciens.La Martinière, Diél. géogr.
AMATUS , Prêtre & Abbé de Remiremont, na-quit à Grenoble l’an 620. d’une illuftre famille Ro-maine , mais Chrétienne . Son père avoit fait vœuque fi Dieu lui donnoit un fils, il le confacreroitauilitôt à la vie monaftique. C’eft pour quoi Ama-tus fut mis dans un couvent, dès fà tendre jeuneife,& y demeura jufqu’à l’âge de trente ans. Mais com-me il fe lentoit plus de penchant pour la vie folitai-re , il fe tranfporta enfuite fur une montagne, dansle voifinage du monaltère, où il pallà le relie defa vie, le couvent ne lui donnant du pain & de l’eauque tous les trois jours. On dit que le Diable fousla figure d’un corbeau , lui enleva l'on pain, afin depoulier à bout fa patience, ce qui lui fut impolfi-hle. 11 fe lailfa lcduire un jour par un Schifmatiquenommé Agreftin ; mais après s’être repenti, Columban' Supplément. Tom. I.
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le fit rentrer dans le bon chemin. Un ail après queSatan l’eut tenté, il lortit une fontaine à fes piedsdu rocher. Il favoit bien le Jour de là mort, & ilrendit l’ame après avoir afloibli Ion corps par lejeûne, & en le couvrant d’un rude cilice, julques àce qu’il n’eut plus que la peau fur les os. On l’en-févélit ou il l’avoit fouhaité, mais il fut transporté,une année après, dans l’Eglife de Ste. Amarie. Sa fe-te eft fixée au 13. de feptembre. * Diction. Univerf.Suppl. Al. de Baie.
AMATUS ( Antoine ), natif de Palerme , célè-bre Jurilconfulte, fut louvent emploïé par le Ma-giftrat, dans des affaires de conféquence, & pour ter-miner, quelques différens en qualité de juge. Ilmourut de maladie à Palerme le 51. juillet de l’ani6f 3. Placide Carafa, dans là Defcription de la Sici-le , le met au nombre des plus illultres Jurifconful-tes. Strada & Guerba en parlent avec éloge. Co-ronelli en fait mention dans le tome. III. de là Bib-lioth. N°. 402. Ses ouvrages font, Variorum foren-fium & praiticabilium ffuris Rejointionum liber primus ,qt ficundus; Patrocinium pro Sénatu Panormitano con-tra Fifii Patronum ; Allegationes pro Serenifjima Alti-tudinis D. Ducis Sabaudia contra hujus Sicilia regniProtonotarium , Aiagijlrum Notarium Regitt Çancellaria,Magiftrum Notarium Regii Patrimonii & Confortes.* 6V. Diél. Univ. Holl. Diél de Holl.
AMATUS (Jean Marie), Jéfuite de Palerme ,naquit de parens nobles le if. juillet 1660. Sa mè-re étoit Françoife Alliata, fille du Prince de Villa-Franca, & fon père étoit Antoine Amatus, Princede Galate, Chevalier d’Alcantara, qui a écrit le Jour-nal de Palerme , depuis l’an 1649. jufques en 1667.& qui, à caufe de fon favoir & de fa prudence, eltappellé le Caton de Sicile par Joleph Amatus, Ju-rilconlulte de Naples, dans fon livre qui a pourtitre Amanthea Laconifmus, c. 69. p. 1^9. ScbaltienCaroniti, Jélùite, relève les excellentes vertus de ceReligieux, dans fon oraifon funebre qui a pour ti-tre , Doppio tributo cordiale d'Amore, e dolore. Amatus,à l’âge ae lept ans, entra dans le Collège des Jélùitesde Palerme , & il y fit fes Humanités, qui lurentfuivies d’un cours de Rhétorique & de Logique.Quelque tems après, aiant pris l’habit Eccléfiaftique ,il lut le 2f. nov. i57f. élu Abbé par fon père quien qualité de Duc de Caccabi, avoit le droit depatronage. Mais n’aïant point de goût pour les af-faires du monde, il entra dans la Société le 21. janv.1677. Dans fes études il eut pour maîtres PlacideSpatafora & François Carréra, tous deux célèbrespar les ouvrages qu’ils ont mis au jour. Apres avoirachevé Ion cours de Philofophie & de Théologie,il devint extrêmement habile. Dans le Collège dePalerme il enlèigna à la jeunelîè les principes deslangues, & l’exerça dans l’étude des Belles-Lettres.Il fit, pendant deux ans, des leçons de Logique, &pendant fin an, de Théologie Morale . Il entendoitauili à fond les affaires de la Sicile , & les Antiqui-tés. Il a donné au public , Oratio prima in litterarihanni renafcentis aufpiciis ad Illufiriff. Senatum Panormi-tanum habita ; Or atio ficunda in jblemni Jludiorum lu-Jiratione ad Illufiriff éjrc. Il ajouta à ces deux orai-fons de très lavantes notes, fous un nom inconnu.Il a laiffé quantité d’ouvrages tant en Italien qu’enLatin, dont il feroit trop long de rapporter ici lecatalogue, d’autant plus que la plûpart, à ce qu’oucroit, n’ont pas été imprimés. On a de lui en Ita-lien ; La Conca d'Oro in tripudio per l'anno ventefimodel Catolico Rè de lie Spagne e Grand Rè di Sicilia Pilip-po Quinto nel di 19. dec. del 1705. Elogio di D. Fr an -cijco Schafani Sacerdote e Cavalière Palermitano. Il apublié en Latin; Concilium Provinciale Panormitanumanno 1388- confiâtum a Ludovico II. Bonito Panormi-tano Archiepifcopo ac pofiea S. R. E. Cardinale. A la tètede cet ouvrage, il donne une lifte de 20. Concilesde Sicile qui avoient jufques-là été inconnus, & à lafin, il y ajoute d’amples remarques qui lèrvent àl’éclaircilfement de l’hiftoire fainte & profane de laSicile . Outre cela il a mis au jour quantité d’ou-vrages d’autres Auteurs qui n’avoient poujt encoreMm 3 paru,