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Supplement Tome Premier
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paru, & il en avoit encore recueilli beaucoup d’au-tres, dont il avoit de/îein de faire part au public.* Jofeph. Amatus, in Amanthee. Laconifmo. Jac. Ca-lafatus, in Difc. Hift. de admirabili Vocation* S. Ro-falia Virg. Panorm. Vinc. Auria, in Pror. HiftoriaChron. p. 236. & in Hift. Crucifixi Panorm. Eccle-fta. Onuphrius Fortinus, de Natttra & SalubritateAeris Panorm. p. 7. Antonius Ignatius Mancufùr,dans la Vie de Ste. Rofalie , part. III. n°. 24. p. 198.Jofeph. Gargaroze, in Ode Sic nia, p. 8. Gr. Diïl,llniv. Holl. DiSl. de Hall.

AM A VAN , frère de ftftng te', Empereur de laChine . Cet Empereur qui étoit Tartare, fut à peinefur le trône, que la mort vint l’en faire defcendre.Il nomma pour ion fucceifeur fon fils Chun-tchi quin’avoit que fix ans, & il en confia la tutèle à Amavan.Ce tuteur habile & fidèle eut le courage & l’adrelfe defoûmettre plufieurs provinces qui avoient de la peineà fubir le joug des Tartares, & pouvant retenir l’Em-pire pour lui-même, il fut fi- juftement défintéreifé

Ï iour le remettre entre les mains de fon neveu, aui-itôt qu’il eut atteint l’âge de gouverner. Amavanmourut l’an idfi. Il fut autant regretté après làmort, qu’il s’étoit fait eftimer des Chinois par lèsgrandes qualités & par'fa douceur. C’effc propre-ment lui qui a affermi fur le trône la famille régnantedes Tartares. Son frère qui avoit une petite Sou-veraineté , prétendoit lui fuccéder dans la tutele dujeune Empereur; mais tous les Grands s’y oppofè-rent, parce que l’Empereur avoit déjà 14. ans, &qu’étant marié à la fille du Prince des Tartares oc-cidentaux , il étoit en état de gouverner par lui-rnè-me. * Le P. du Halde, Defcription de la Chine , &c.

tom. I. II. & m.

AMAUSSON, rivière de France, dans le Lan-guedoc . Elle a fa fource au-delfus de Grabels, dansle diocèfe de Montpellier, palfe au pont de l’Amauf-ion & fe jette dans l’étang. * La Martinière, Dill.

géogr.

AMAZONES BOHE'MIENNES, femmes cou-rageufes qui commencèrent en 75p. la guerre deBohème, livrèrent plufieurs batailles, pendant qu’el-le dura, & fe comportèrent toujours courageufe-ment, jufques à ce qu’elles furent finalement vain-cues, plus par adreflè que par valeur & par force.Celle qui étoit à leur tète, fe nommoit Valaska, ouWlafte , Dame de Libulfe, & les principales d’en-tr’elles étoient Malada, N odra, Voralta, Suetacia ,Radga, Zaftana, Triftona & Sarca. * Votez, jEneasSylvius in Hift. Bohem. Suppl. Al. de Baie.

AMAZONIS, ville Epifcopale de la Carie. Ontrouve ce nom dans le Concile d’Ephèfe, mais com-me l’obfèrve Ortélius , il faut lire Amyzxm. * LaMartinière, DiEt. ge'oçr.

AMBACH ( Melchior ) Miniftre Proteftant, étoitnatif de Meinungue , ville de la Comté & Prin-cipauté de Henneberg. Après avoir exercé le Mini-ffère pendant dix ans à Steinach fur le Necker, ilfut appellé en if4o. à delfervir l’Eglife de Francfort fur le Main, & il accepta la vocation, après les in-ffances que lui en avoit fait le Confeil de cetteville. Il s’y retira pour cet effet, l’année fuivante,avec fa femme, fes enfans, & tout fon bien, quoi-que Jean Landfchat, Seigneur de Steinach & Fauth,ou Baillif de Mosbach , le vit partir avec chagrin.Le Corps des Miniilres Proteffans prièrent Ambach,d’abord après fon arrivée à Francfort , où il prêchapremièrement dans l’Eglife de Notre-Dame , dedrelfer un Cathéchifme pour l’ufage de leurs Egli-fes, & il le fit encore l’été de l’an if4i. conjointé-ment avec fes deux Collègues, Jean Lullius & Se-balticn Ligarius. Il eut de très grandes difputes aufùjct de ce Catéchisme avec plufieurs des autresMiniilres qui ne l’avoient pas trouvé de leur goût;mais elles furent appaifées par l’entremife de MartinBucer . Entre les ouvrages d’Ambach il y a un traitéqu’il publia à Francfort , de la boillbn & de l’ivro-

t nerie & de fes fuites facheufes, avec des hiitoires: des fentences, de même qu’un traité de la danfè,

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qu’il avoit particulièrement oppofe à Jaques Ratzius,Minilh-e à Neuffadt, & qui a été imprime à Francfort fur le Main l’an 1 f4f. Il publia en 1 jyo. le Parallèle duPapifmeavec les plus grandes hérélïes, & en 1 f y 1. uneplainte de J. C. contre les prétendus Protelfans. Sesœuvres ont été mifès pour la plus grande partie dansles Bibliothèques de Francfort & d’Oifenbach. Entreles Epitres d’Oecolampade, on en trouve une à Am-bach & à Jean Mantel, datée du 2. fept. 1728- danslaquelle ce grand homme les confole de l’exil qu’ilsfoudroient à caufe de la Religion. Ambach s’eftfortement oppofé à /’Intérim & à ce qu’on l’intro-duisit, comme on le voit par un écrit qu’il remitau Confeil de Francfort le 21. août ip48- & danslequel il déduit les raifons qui l’engageoient à rejet-ter l'Intérim , & déclare qu’il choiliroit l’éxil & lacalamité plûtôt que de s’y foûmettre. Le tems dela mort de ce Savant 11’eft pas connu. * Joh. Balth.Ritters Evan^elifthes Denckmahl der Stadt Francfort amMajn. * Épift. Zvringl. & Oecolamp. tom. IV. Sec-kend. Hift. Luther, in Schol. ad indicem prim. hiftor.§. f. Suppl. Al. de Baie.

AMBACEL , ou AMBA-SEL, contrée & mon-tagne d’Afrique, dans l’Abilfinie, au Roïaume d’Amha-ra. Il y a dans cette province deux roches Amba-cel & Geshen, où l’on enferme les Princes du fan?,julqu’à ce que leur tour de fuccéder foit venu, afinqu’ils demeurent inconnus aux efprits hardis & re-muans, & qu’ils n’entreprennent rien contre ceux quifont affis fur le trône, & qu’en même tems il y aittoûjours des perfonnes habiles à fuccéder. ■* Ludolfi,Hift. Æthiop. lib. I. c. 5. §. 10. lib. VI. c. 8- §• 24.Voiez dans le Ditl, AMHARA.

AMBASSADE d’obédience au Pape GrégoireXIII. de la part de trois Princes du Japon . C’eft aquoi le P. Valegnuni Vilitateur, avoit engagé lesRois de Bungo & d’Arima & le Prince d’Omura. LeRoi de Bungo nomma pour fon Ambalfadeur Man-cio Jto , ion petit neveu du côté de fa mère. Le Roid’Arima & le Prince d’Omura fon oncle, ne nom-mèrent qu’un Ambaffadeur, fa voir, Michel de Cin-gira neveu du Prince, & coufin germain du Roi.Deux jeunes Seigneurs de la mailon Roiale d’Ari-nva turent nommés pour accompagner les Ambalfa-deurs. Le P. Volegnani voulut les conduire lui-mê-me , & fe fit accompagner du P. Diego de Mefqui-ta, qui devoit leur fervir de précepteur , & d’unFrère Japonnois nommé George Loyola. Outre l’o-béilfance que ces Ambalfadeurs dévoient rendre auPape de la part de leurs Maîtres, ils étoient char-gés de plufieurs inftruclions pour le Souverain Pon-tife , pour le Roi d’Efpagne, & pour quelques Prin-ces d’Italie, à qui l’Egliie du Japon devoit une bon-ne partie de fes fècours fpirituels & temporels. Surtout l’Ambaliadeur de Ciran Roi de Bungo , devoitlolliciter la Béatification de François Xavier. Onavoit d’abord delléin que les Ambalfadeurs euffentde magnifiques équipages, mais le P. Valegnani futd’un autre lèntiment. Il écrivit même au Roi d’Ef-pagne, au Pape & au P. Aquaviva Général des Jé-fuites, qu’il fàlloit faire peu d’honneurs à ces jeunesSeigneurs & beaucoup d’amitié, afin d’humilier cettenation naturellement fière. Il falloit fûrement quele P. Volegnani eût beaucoup d’empire fur les Prin-ces & fur les Ambalfadeurs du Japon, pour leur per-iùader de paroitre en Europe avec peu d’éclat, &comme de limples particuliers. Le Vifiteur avoitoutre cela une raifon de ménagement pour fa Com-pagnie , qui l’empèchoit de confèntir que cette Am-balfade fit beaucoup de bruit, de peur d’exciterde la jaloulie contre les Jéfuites. Les Ambalfa-deurs partirent le vingtième de février de l’an if 82 -Ils arrivèrent à Lisbonne le dixième du mois d’août,où le Cardinal Infant Albert d’Autriche, Viceroi duPortugal , leur fit toutes les carellès dont il pût s’i-maginer. Dans toutes les villes ou ils pallèrcntenfuite , ils furent reçûs par la Noblelfe à che-val au ion des cloches & au bruit du canon, paroù l’on voit que le conleil du Vifiteur avoit été bienmoins goûté en Europe qu’au Japon . Etant arrivés

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