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fofl cataflam venit. C’eft ce que St. Cyprien dit d’unConfelieur, qui après avoir beaucoup iouifert, avoitété fait Ledcur. Epifi. * Suicer, Thefaurus Eccl.Du Gange, Gloffdrium , &c. Bingham , Ant. Ecclef.tom. III. p. 192.
AMBOSINE , Province d’Afrique au Roiaume deBénin. Mr. de l’Isle nomme ce pais La haute terredes AmboAes. Les Efpagnols l’ont appellée Alta ter-ra d'Ambofi , & Mr. de la Croix dans fa Relation del’Afrique remarque que c’eft avec jufte raifon, puif-que ce pais elt, dit-ii, aulli haut que le Pic des Ca-naries . Il a au levant le Camarones & au couchantla rivière que l’on appelle Rio del Rey à fix lieues dela quelle vers la côte et! fon cap, ou fa pointe la plusavancée. C’eft un endroit où les vailfeaux peuventfe fournir de toutes fortes de rafraîchiifemens. On ytrouve du bétail, de la volaille, & des fruits en abon-dance. On n’y recueille point de vin de palme ,mais en récompenfe les habitans font une Iboiilbnfort agréable de certaines racines nommées gaiandasque l’on fait cuire dans l’eau. Il y a plufieurs villa-ges dans la partie orientale de cette province ; l’undes principaux s’appelle Bodi ou Bodiwa, autrementCejge. On y fait trafic d’efclaves ; mais il s’y trouvepeu d’accori, ou de Corail bleu. * De la Croix Re-lation et Afrique . La Martinière, Dût. geogr.
AMBRACIOTES, peuple d’Ambracie , ville cé-lébré dans l’Epire , & qui étoit, à ce qu’on croit,une Colonie des Corinthiens. Les Ambraciotes en-trèrent dans la ligue des Lacédémoniens contre lesAthéniens dans la guerre de Platée. Dans la fuiteles Ambraciotes s’etant fortifiés par le fecours de di-vers Barbares, firent la guerre à ceux d’Argos d’Am-philochie. Cette ville qui étoit bâtie dans le golphed’Ambracie, avoit été fondée par Amphiloque filsd’Amphiarée, après la guerre de Troie. Cette villeétoit grande & forte par fes habitans. Cependantdans la fuite des tems aïant été prelfée par diver-fes nécellîtés, elle appella les Ambraciotes leurs voi-fins pour venir demeurer dans fon enceinte. Maisles Ambraciotes s’y étant fortifiés par la fuite destems, châtièrent les Argiens , & fe faifirent de leurville. Les Amphiloques fe jettèrent entre les bras desAcarnaniens. Ces deux peuples réunis appellèrent àleur fecours les Athéniens, qui leur envoièrent Phor-mion pour leur Général avec trènte vailfeaux. Phor-mion mit le liège devant Argos, qui fut prife deforce, faccagée, & les Ambraciotes qui y étoient, fu-rent menés en captivité. La haine des Ambraciotescontre Argos éclata encore dans la fuite, & produi-fitune guerre fanglante. Les Ambraciotes, lùivantla promelfe qu’ils en avoient faite à Euriloque, en-trèrent dans le pais d’Argos, & furprirent Olpès,forterelfe fur le bord de la mer, qui n’étoit éloignéed’Argos que de vingt-cinq ftades. Les Athéniensdonnèrent du fecours aux Argiens, & les Ambracio-tes qui étoient aux environs d’Olpès, envoièrent àAmbracie pour qu’on fit marcher des troupes à leurfecours. La bataille fe donna près d’Olpès. L’ailedroite des ennemis où étoient les Athéniens & lesMeilèniens, commandée par Démofthène, rompit l’ailegauche des Péloponnéliens, par le moien fur-toutdes Acarnaniens qu’il avoit mis en embufeade. Maisles Ambraciotes qui étoient à l’aile droite , & quipalfoient pour les plus belliqueux de ce pais-là, rom-pirent la gauche des ennemis, & les pourfuivirentjufques à Argos. Mais à leur retour voïant que leurarmée étoit comme défaite, & qu’ils courroient rifqued’ètre envéloppés par les Acarnaniens , ils fe retirè-rent à Olpès, quoiqu’avec peine & une grande per-te. Le combat dura jufques au foir. Le fecoursqui venoit d’Ambracie, ne fachant point ce qui étoitarrivé, fut attaqué à l’improvifte par Démolthène,qui en tua un grand nombre. Le refte prit la fui-te , mais ignorant les chemins qui leur etoient lesplus favorables, & étant armés péfamment, ils fu-rent prefque tous taillés en pièces par les Amphilo-ques qui les pourfuivirent, de forte qu’il n’y eutqu’une poignée d’Ambraciotes qui pût regagner Am-bracie. Thucydide n’a pas voulu , dit-il, marquer ISupplément. Tom. I.
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le nombre des Ambraciotes qui périrent dans cetteguerre, parce , dit-il, que cela paraîtrait incroiable.Mais il ajoute que fi les Acarnaniens & les Amphi-loques eulfent voulu croire les Athéniens & Démos-thene, ils eulfent emporté Ambracie du premier ef-fort. Après le départ des Athéniens, les Amphilo-ques firent une trêve & une alliance pour cent ansavec les Ambraciotes, à condition que ceux-ci 11eferoient point la guerre avec les Acarnaniens à ceux dePéloponèfe, ni les Acarnaniens avec les Ambraciotesaux Athéniens ; mais qu’ils s’aideroient mutuellement,& que les Ambraciotes rendraient toutes les places& tout le pais qu’ils avoient pris aux Amphiloques,& ne donneraient aucun fecours à Anaétorion, villeennemie des Acarnaniens. Ce traité mit fin à la guer-re. Depuis les Corinthiens envoièrent trois cent deleurs foldats en garnifon à Ambracie, conduits parXenoclide fils d’Ëuthycle, qui 1 s’y rendirent par ter-re , mais avec difficulté.
On ne doute point qu’originairement les Ambra-ciotes ne fulfent un peuple libre ; mais finalementils tombèrent fous la domination des Æacides , &Pyrrhus le grand ennemi des Romains, avoit misfa Cour à Ambracie. Les Romains commandés parle Conful M. Fulvius, mirent le liège devant Am-bracie. Le liège fut long, mais finalement les Am-braciotes cédant aux exhortations d’Amynandre Rotdes Athamaniens, qui avoient tâché d’adoucir le Con-ful en leur faveur, ils ouvrirent leurs portes auxRomains, à condition cependant, que les Etoliensleurs Alliés, pourraient fc retirer en toute fùreté dansleur patrie. Le traité fut conclu qu’on peut voirdans Polybe . Dès qu’Ambracie eut été rendué, leConful renvoïa les Etoliens , comme cela avoit étéréglé ; mais il en fit tranfporter tous les ornemens,les ftatuës & les tableaux qui étoient en grand nom-bre , parce qu’Ambracie avoit été la capitale & le lieude la réfidence de Pyrrhus. * Thucydide , lib. IL& III. Polybe , Ambafades. chap. zg. Cellarius ,Geogr. Ant.
AMBRI, peuple de l’Inde, vaincu par Alexandrele Grand , au rapport^de Jultin, qui dit que ce Con-quérant fe rendit fur les bords de l’Acéfine & defeen-dant vers l’océan par cette rivière, il reçût en fonobéïifance les peuples qui en habitoient les rivages,les Hiacenfanes & les Siléens qui fe vantoient d’avoirété fondés par Hercule . Enfùite, pourfuit l’Hiftorien,continuant fa navigation ( fur l’Acéfine ) il arrivachez les Ambres & les Sugambres qui forts de qua-tre-vingt mille hommes de pied & ae foixante millechevaux, ôfèrent lui livrer bataille. Ils la perdirent& le vainqueur alla tout d’un train vers la capitalede leurs Etats. Ce fut-là qu’il fauta feul fur la mu-raille & qu’il eut l’avanture que Quinte-Curfe dit êtrearrivée au fiège de la capitale des Oxydraques. Cedernier Auteur ne dit rien des Ambres & des Sugam-bres. Le peuple Ambri eft nommé par Orofe Mar-di. Un manuferit porte Mandri. Ortélius préfère lepremier & croit que ce font les Mardyeni de Ptolo-mée. Cela ne peut être; puifque les Mardyènes decet Auteur étoient dans la Sogdiane , & bien loin ducours de l’Acéfine. * La Martinière, Di£t. geogr.
AMBRIE'RES, ville & Baronie de France dansla province du Maine. Elle elt de l’Eleétion de Maien-ne, & fituée fur la Grète qui tombe dans la Maien-ne. Cette ville appartenoit autrefois aux Seigneursde Maienne , & Guillaume le Conquérant Duc deNormandie la prit par force , en haine de ce queGéofroi de Maienne avoit fuivi le parti de GéofroîMartel Comte d’Anjou, fon ennemi, & y fit bâtirun château vers l’an 10 69. Géofroi le Bel, Comted’Anjou , étant devenu Duc de Normandie après lamort d’Henri I . Roi d’Angleterre, la rendit à Juhelde Maienne premier du nom, l’an 113 f. Artus" Ducde Bretagne, s’étant déclaré Comte de Touraine,d’Anjou , & du Maine, en fit une nouvelle dona-tion à Juhel de Maienne troifième du nom, au moisde mai de l’an 1199. Il ne refte plus de veftiges defon ancien château. La Juftice s’étend fur dix Pa-roilfes, & cette Baronie appartient aujourd’hui àN n René,