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Mr. Corneille dit que c’eft un bourg dans une val-lée arrofée par une rivière de même nom. Simler& Mr. Scheuchzer, dans leurs cartes de ce pais-là,ne marquent rien de pareil. * Délices de la. Suijfe ,tom. IV. Lu Martinière, Ditt. géogr.
ARDEN, ou ARDON , contrée de la Suiffe dansle bas Valais , & l’un des fix Gouvernemens de cepais , & le lècond en nombre. Ce Gouvernementelt du côté du Rhône, à l’orient de la ville de Sion ,fi nous en croïons l’Auteur des Délices de la Suidé.Il le trompe, & devoit dire à l’occident de cetteville. Il ajoute que le Gouvernement de Gondes,ou Gonthey elt entre-deux. Ce dernier elt nomméGumdis par Simler, & Gundis par Mr. Scheuchzer.Cette contrée tire fon nom d’un village litué prèsdu Rhône , & comprend encore dans fon étenduedeux autres villages, favoir Schamos & St. Pierre.On y profelfe la Religion Catholique. * La Marti-nière, Diü. géogr.
ARDENNES , (PAbbaïe d’) à une petite lieuede Caen en Normandie, de l’ordre de Prémontré ,a été fondée au commencement du Xllme fiècle, &eut pour prémier Abbé Gilbert, difciple de St. Nor-bert, fondateur de l’ordre. Philippe de Harcourt,alors Evêque de Baieux, contemporain de cet Ab-bé , fit, dit-on, des biens confidérables à cette mai-fon naiifante. C’étoit alors une vraie folitude à caufedes glands bois dont elle étoit environnée, ce qui luia fait donner le nom d’Ardennes , de l’ancien motGaulois Arden t qui lignifie foret. C’eft aujourd’hui'un lieu fort agréable, élevé fur une petite colline,avec des vues charmantes. Les bâtimens de cetteAbbaie font folides, commodes & fpacieux. Cettemaifon a eu entre fes Abbés Marguarin de la Bi-gne, de qui nous avons une édition du grand re-cueil intitulé) La Bibliothèque des Pères, que l’on abien augmentée & perfectionnée depuis lui. On ditqu’il étoit de Vire. * Huet, Origine de Caen , chap.22. Mercure de France, juin 1750. page 1300. Suppl,de Paris .
ARDERN , ( Jean ) Chirurgien Anglois, qui fai-foit une figure alfez conlidéranle en fon tems. Ilnous apprend lui-même qu’il a demeuré à Newark depuis Pan 1349. que la pelle commença fes rava-ges en Angleterre, jufqu’en 1370. qu’il vint à Lon-dres , où la réputation l’avoit précédé depuis long-temps. Il nous dit aulTî qu’il pratiquoit déjà avantque Henri Comte de Derby, fût fait Duc de Lan-caftre en 1370. Il y en a qui croient qu’il a étéChirurgien de Henri IV . Roi d’Angleterre, ce quin’eft pas fur. Il a lailfé un alfez gros volume lui-la Médecine & la Chirurgie, qui eft encore manuf-crit en Angleterre. Il paroit qu’il eft le prémier quiait ranimé Part de la Chirurgie dans ce Roïaume.Il inventa un nouvel infiniment pour donner desclyltères, & il recommande beaucoup cette forte deremèdes. Jean Read traduifit en 1 y88- tout ce quel’on trouve dans l’ouvrage d’Ardern touchant la Fi-liale à l'anus. * Freind, Hijl. de la Médecine , écri-te en Anglois, fr traduite en François par Coulet,part III. Suppl, de Paris . Cet art. peut remplacer ce-lui qui eft dans le Diü.
ARDEY & ARTHULI, ou ARDTULLI, fontdeux lieux très différens. Le prémier eft au midide Donekyne, la rivière de Mare entre-deux, danste Comté de Defmond, & non pas dans celui deKerry. Arthully eft au nord-oüelt, & à cinq lieuesd’une heure de chemin d’Ardey. Allait dans la car-te d’Irlande les diilingue très bien. Ni l’un, nil’autre ne font à la fource de la Mare, ou Mayre,& cette rivière n’eft rien moins que petite par rap-port à fà largeur qui eft de plus de fix milles An-glois, à 24. milles de dillance de la mer. * LaMartinière, Diü. géogr.
ARDHINGE, Evêque de Florence , vivoit aucommencement du XlIIme liècle. Ce fut à lui ques’adreffèrent les fondateurs de l’ordre des Servîtespour lui communiquer leur deffein. Il les y con-firma, les exhortant à ne point différer d’obéir aux
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ordres du ciel, & il leur permit d’avoir un Ora-toire & un Autel pour y faire célébrer la Melfe dansle heu qu’ils jugeroient à propos. Il f e déclara leurpiote&eui, & comme ils ne vouloient plus vivreqtie d’aumônes, il leur permit de la demander dansla ville & aux environs. Au mois de feptembre dePan 1233. ils vinrent lui demander fà bénédiction &de nouvelles inltructions. Il leur conteilla de rete-nir le nom de Serviteurs de la Fiérge, qui leuravoitété donné par des enfàns encore à la mammelle,lorfqu’ils les virent entrer dans la ville. Du con-tentement de fon Chapitre Ardhinge donna aux Ser-vîtes une partie du mont Senar, ou Senaire, queles Italiens nomment Monte-Senario, 8 c il voulut bien ypofer la prémière pierre du couvent & de l’Eglife qu’ilsy bâtirent. Ce Prélat confentit en fuite à leur preferirela règle qu’ils dévoient fuivre. On prétend que pen-dant qu’Ardhinge délibéroit fur les réglemens qu’il leurpreferivoit, la St. Vierge s’apparut à eux en leurmontrant un habit noir qu’elle leur commanda deporter en mémoire de la palfion de l'on fils. LePère Archange Giani qui rapporte cette vifion dansfes Annales, ajoute que la Ste. Vierge leur préfen-ta aulfi la régie de St. Auguftin. * Heliot, Hifl.des Ordres , &c. tom. III. p. 299. &c.
ARDICIN, de la Porte, Cardinal. Fôiez, dansle DM. PORTE ARDICIN de la.
ARDIE'ENS, peuple ancien de l’Illyrie . Stra-bon les place fin- les bords du Narenta, dans levoifinage de Pharos. Les Confuls Caïus Fulvius& Aulus Pofthumius, après avoir chaffé les Illy-riens qui alfiégeoient Epidamne, pénétrèrent dansl’Illyrie , rangèrent les Ardiéens à la raifon. LesRomains, dit Strabon , les éloignèrent de la côte,& les engagèrent à s’avancer dans les terres, & àles cultiver. Comme le pais où ils furent confi-nes, étoit fort flérile, il s’en fallut peu que ce peu-ple 11e périt totalement. * Strabon. Polybe , lib.H. ch. 2. tom. III. p. 223. Cellarius, Géogr. ant.
ARDIENS, peuple des Gaules, dont Polybe faitmention en décrivant la marche d’Annibal. Le Rhô-ne , dit-il, prend fon cours vers le couchant d’hi-ver, & fe décharge dans la mer de Sardaigne .. Seseaux traverfent toute une valée, dont les Gaulois,appellés Ardiens, occupent le côté feptentrional.* Polybe , lib. IÛ. cap. 9.
ARDIE'RE, rivière de France dans le Beaujolois.Un atlas qui a trompé Mr. Corneille, donne à cet-te rivière un cours affez étrange. Elle vient, dit-il, du Maconnois, où elle arrofe la ville de Clu-ni, & après être entrée dans le Beaujolois, elle pafife par Beaujeu, & par Belleville pour le rendre dansle Rhône . Mais il n’eft pas vrai 1. que l’Ardièrevienne du Maconnois 2. qu’elle paffe à Cluni , oùil n’y a point d’autre rivière que la Grofne 3. qu’el-le fe rende dans le Rhône . Cette rivière a fà four-ce dans le Beaujolois (d’où elle ne fort point,)auprès du bourg, nommé les Ardillats, d’où cou-lant vers l’orient méridional, elle paffe au midi deBeaujeu, & fe grollifîànt de quelques autres riviè-res , elle fe partage au-deffous de St. Jean d’Ardiè-re en deux Branches, dont la plus méridionale pafifè à Belleville, & c’eft par ces deux branches qu’el-le fè jette dans la Sône, & vis-à-vis de la Princi-pauté de Dombes. * La Martinière, Diü. géogr.
ARDON, (Saint ') l’un des plus grands orne-mens de l’Abbaïe d’Aniane après St. Bénoît fonfondateur , portoit d’abord le nom de Smaragde ,qu’il changea depuis contre celui fous lequel il ellaujourd’hui plus connu. Il importe peu de fàvoirs’il a été Goth ou François d’origine; mais il y atoute apparence qu’il étoit né en Septimanie, à prê-tent le Languedoc . Il fut un des prémiers difciplesqu’eut St. Bénoît à Aniane, où il avoit embraUë lavie monaftique avant la conftruction du nouveaumonallère & de l’Eglife de St. Sauveur, c’efl-à-dire,avant l’année 78a. U s’y diftingua de telle fortedans la fuite, & par fon favoir, 8 c par fa vertu,qu’il mérita d’être élevé au Sacerdoce & à la digni-