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quos comédies Latines qu’Albert d’Eyb a citées dansfa Margarita Poetica. Mais toutes ces comédies feréduilènt à une lèule, intitulée Philodoxios. Aide Ma-nuce , le jeune , l’aïant trouvée manufcrite {'ous lenom d’un Lepidus Comicus, la crut d’un ancienauteur, & la publia lbus ce titre : Lepidi , Comici ve-teris, Philodoxios , Fabula ex antiquitate eruta ab Ai-da Manutio. Lucæ i fgo. in gvo. Les Critiques mo-dernes ont reconnu fans peine l’erreur de Manuce,quelques-uns même ont prétendu que c’étoit un ou-vrage de Leon Bâti lie Alberti f lorentin. Au reftecette pièce qu’Eyb attribue à Charles Aretin , & quieft en profe , ne vaut abfolument rien ni pour le def-l'ein, ni pour le ftile.
* Vollius de Hiftoricis Latinis. Le Journal de Ve-nife, tom. X. p. 474. Michaelis Poccianti CatalogusScript or um Florent inor um. Giulio Negri, Iftoria deFiorentini Scrittori. Niceron , Mémoires, (fie. tom.XXV 7 . Cet article & le fiiivant doivent être mis à laplace des deux Tortellius , qui font dans le Dilt.
ARETIN , (Jean) étoit de la famille des Tortelli.Ainii c’eftfans raifon que Vollius a prétendu dans lesHiltoriens Latins, qu’il étoit frère de Charles Aretindont on vient de parler. Toute la liaifon qu’ils pou-voient avoir, étoit que tous les deux étoient natifsd’Arezzo , d’où ils avoient tiré leur nom. _ L’erreurde Vollius, qui a été fuivie par Tommalini, dansfa Bibliotheca Patavina MSS. p. 2 $. par oit être venued’un endroit de Volaterran, qui nomme conjointé-rnent Charles & Jean Aretin comme deux beaux elpritsde leur tems.
Il s’appliqua avec beaucoup d’ardeur à l’étude deslangues Latine & Grèque ; on voit même par unelettre de Jérôme Aliotti Bénédiétin, fon parent, qu’ilavoit été en Grèce pour fe perfectionner ; dans cettedernière & qu’outre cela il avoit étudié en Théolo-gie à Padoue fous un Théologien de l’ordre de St.Bénoit. Il fut d’abord Archiprêtre de la Cathédraled’Arezzo, & pailà en 144p. à la Cour de Rome, avecdes lettres de recommandation de Jérôme Aliotti. Ildevint dans la fuite Soùdiacre de l’Eglife Romainefous Eugène IV. & fut fait après Camérier d’honneur& Sécrétaire de Nicolas V . qui l’aimoit & le confidé-roit. C’étoit un homme d’une converlàtion agréa-ble , & qui fe diftingua avantageufement des autresSavans les contemporains, en ne deshonorant pas,comme ils faifoient, par des difputes violentes & em-portées , la prolèilion des Belles-Lettres. Il étoitprincipalement verl'é dans la connoifl’ance de laGrammaire dont il faifoit fon capital ; quelques-unscependant prétendent qu’il n’avoit qu’une médiocrelittérature , même pour fon tems, mais que commeil étoit fort officieux, & qu’il étoit en faveur auprèsdu Pape, les beaux efprits de ce tems-là lui donnè-rent de grandes louanges, auxquelles il fut redeva-ble de fa réputation. Il y en eut même qui fe re-tracèrent de ce qu’ils avoient dit en fa faveur, en-tre autres Philelphe , qui après l’avoir beaucoup louéfur fi littérature Latine & Grèque, dans une lettredu 1. août 146p. en parla tout dilféremment huit ansapres dans une autre lettre du 20. mai 147?. où ils’exprime ainfi. Video quosdam noftra tempeftatis ho-mines qui cum magnum quiddam de fi voluerunt in arteGrammatica profiteri , in maximos errores devenerunt,e quorum numéro principatum mihi tenere 'vifus eft Joan-nes Tortellus Aretinus , qui cum Gracam Çr Latinamlitteraturam novijfi videri vult , utramque ignoravijfiapertijjime déclarât.
Jean Aretin doit être mort vers l’an 1456. Il eftdu moins fur qu’il n’a point pafl’é cette année, puif-que l’Abbé Salvino Salvini témoigne avoir vù unacte de Collation de l’Abbaïe de Capolona dans lediocèlè d’Arezzo , faite cette année per obitum D.Joannis Tortelli Aretini Subdiaconi Domini Papa. Lesouvrages qui nous relient de fa façon, font les lùivans.
1°. Joh. Tortelli Aretini Commentariorum de Orto-graphia dillionum e G'racis trait arum opus. V enetiis1471. in fol. C’elt la première édition de cet ouvra-ge que Paul Jove a intitulé de potefiate litterarum,Trithémc Commentarii Grammatica , Volaterran Orto-
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graphia , Gefner Comment arii lingua Latina , & Jéro-me Magius Lexicon ; titres différens d’un feul & uni-que ouvrage. Cette édition fut fuivie d’une autrefaite à Vienne l’an 1479. in fol. Il y en a auffi unede Vcnife de l’an 149p. in fol. à laquelle on a joint;une cenfure de Georges Valla lùr le livre de JeanAretin. Ce livre eft divifé en deux parties, dont laprémière qui eft fort courte, contient quelques cha-pitres fur l’invention, le nombre, la figure, la pro-nonciation & l’alfemblage des lettres de l’alphabet.La féconde qui eft fort longue , contient un Catalo-gue alphabétique des mots Latins , la plupart tirésdu Grec, defquels l’auteur enfeigne ou tâche d’en-feigner l’Ortographe. Le tout eft dédié au Pape Ni-colas V .
2 °. Il a compofé, ou traduit du Grec une vie deSt. Athanafe à la follicitation du Pape Eugène IV .Cette vie a été imprimée à la tète des opufcules de ceSaint, imprimés en Latin à Paris l’an 1 pao. dan^l’Agiologue de Georges Vicelius, qui a paru à Maïen-ce en ip4i. & dans le troifième tome des vies desSaints de Lipoman.
3*. Vit a S. Zenobii, Epifiopi Fiorentini. Cette viequi eft fùrement de Jean Aretin, fe trouve dansSurius au vingt-cinq de mai. On a aulfi de fa fa-çon une Hiftoire manufcrite de la Médecine qui eftintitulée ; de Medicina & Medicis ad Simonem Ro-manum Medicum liber.
* Vollius de Hiftoricis Latinis. Le Journal deVenifi, tom. XI. p. 304. Pauli Jovii Elogia n*. logéBayle, Diliionnaire. Nicéron, Mémoires, tom. XXV. '
ARETIN , (Guy) (Additions .) Il publia fur lamufique un livre, qu’il intitula Micrologus, & unelettre, qui a été inlérée par le Cardinal Baronius dans les annales fous l’an 1022. Il étoit âgé de 34.ans, lorfqu’il publia le Micrologus , fous le Pontificatde Jean XX. & il avoit été déjà trois fois appelle àRome, par le Pape Bénoît VIII . Ce Pape avoit exa-miné l’Antiphonaire d’Aretin , & admiré diverfeschofes qu’il avoit appriles de cet auteur. Il y en aqui prétendent que le mot Gamme, elt venu de ceque Guy Aretin s’étant fervi des prémières lettresde l’alphabet pour défigner les notes, y emploïa lalettre G. que les Grecs appellent Gamma, & qu’il le fitpour marquer que la mufique eft venue de la Grè-ce . * Bayle, Dill. quatrième édition.
ARETIN étoit une ville des Hétrufques dont Dé-nis d’Halicarnaflè fait mention au liv. IH. de fes an-tiquités Romaines.
ARETIN , (Pierre) (Correllions.) Il étoit filsturel de Louis Bacci , Gentilhomme d’Arezzo . Ilmourut à Venife en 1 yy6. âgé de 66 . ans. On ade lui les vies de la Ste. Vierge , de Ste. Catherinede Sienne, de St. Thomas d’Aquin , &c. mais il n’eftpas vrai qu’il ait publié ces vies fous un autre nomque celui de Pietro Aretino . Ce ne lut que long-temsaprès fa mort que les Libraires, craignant qu’unnom fi dillàmé 11e rebutât, le changèrent en celuide Partenio Etiro , qui eft l’anagramme du lien.
ARËVAQUES, peuple d’Efpagne, ennemis dé-clarés des Romains. Les Belles & les Tithes , anusde la République envoierent des Députés à Rome pour fe plaindre des Arevaques & pour exhorter lesRomains à les réprimer vigoureufement dans la vued’infpirer de la terreur à tous ceux qu( voudroieutfe révolter. Les Arevaques avoient aulli envoie desDéputés, qui étant admis à l’audience, affectèrentquelque elpèce d’humiliation. Mais il n’étoit pasdifficile d’appercevoir qu’ils ne fe croioient pas vain-cus , mais en état encore, de faire de la peine auxRomains. Cependant ils déclarèrent que fi on leurimpoloit quelques peines, ils s’y foûmettroient volon-tiers , pourvù qu’apres avoir par-là expié leur fau-te, on les rétablit fur le pied de l’ancienne confédé-ration que Tibérius Gracchus avoit établi en Elpa-gne. Le Sénat Romain convaincu que je conleilqu’avoient donné les Belles & les Tithes, etoit avan-tageux à la République , donna ordre de pouiler, a
toute outrance la guerre contre les Arevaques de
peur