de ces Republiques ne doivent pas êtreappellées pauvres. Car leurs Revenus an-nuels, quoique petits, font pourtant plusgrands que leurs depenfes. De fortequ’elles peuvent chaque année mettreune petite fomme en coffre, qui par u-ne longue fuite de tems monte à la finà un trefor confiderable. Car l’on a re-marqué fouvent, qu’une Republique ,parmi beaucoup de défiants à d’autreségards, a deux avantages fur la Monar-chie en fait d’œconomie. Première-ment dans les Republiques les financesfont mieux ménagées, parce qu’on neles y diffipe pas à contenter des pallionsparticulières, comme font fouvent lesPrinces. Après cela l’on y employébeaucoup moins aux depenfes ordinairesdu Gouvernement, en épargnant cellesd’une Cour, des Gardes, & du reliede la magnificence qui accompagneles Princes, & que quelques-uns ont ap-pellée allez proprement la partie bro-dée du Gouvernement.
Quand je dis qu’il y a quelques Repu^bliques Siujj'es que l’on ne doit pas appel-ler pauvres, j’entends celles qui ont desVilles. Car les Petits Cantons ont à peine
des