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qu’on lui reproche de s’être approprié larecette entière.
Cet établissement excita d’ailleurs degrands mécontentemens et lui fit beaucoupd’ennemis , sur-tout parmi les pères de la-mille amis des moeurs, parce qu’alors, àRéval comme à Genève, un théâtre étaitencore un objet de scandale. On s’indignaitsur-tout , de voir la jeune noblesse montersur les tréteaux et se 'corrompre par les le-çons que lui donnait notre nouveau Thespis»En cela les bons gentils-hommes Esthoniensparurent avoir raison; M. de Kotzebue pro-fita des liaisons qu’une entreprise, qui avaitaussi ses partisans, lui facilitait, pours’insi-,nuer dahs-les bô'mies'graces de Mlle. d’Esse,fille du commandant de la place. Cet hommefier de sa naissance et méprisant l’entrepre-;u.eur de spectacle , lui refusa sa fille j, ellese déclara enceinte , et il la chassa dure-ment de là maison paternelle. M. de Kotzebuel’épousa,lareudit très malheureuse et i’em-