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de la terreur. Le soir je me couchaisavec les plus noirs pressentimens, la nuitje tremblais au bruit de chaque voiture quis’arrêtait dans le voisinage de ma demeure
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et frémissais au moindre mouvement quej’entendais dans la rue. Je m’éveillais, tourmenté de la nouvelle inquiétude d’évi-ter les malheurs qui me menaçaient durantla journée ; je sortais dans la crainte cou-*tinuelle de rencontrer l’Empéreur dans lesfues et de ne pas descendre assez vite dema voiture. Je veillais avec un soin extra-ordinaire à toutes les pièces de mon habil-lement et à la manière de me vêtir, j’étaisobligé de rendre hommage à des femmesde mauvaise réputation et à des hommesd’un esprit borné. Il me fallait endurerl’insolent orgueil d’un maître de ballets
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ignorant. A la représentation de chaquepièce nouvelle , je craignais que la policetoujours vigilente ou Vexpédition secretten’y vinsseHt découvrir quelque crime iuvo-