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lontaîre. Toutes les fois que ma femmeallait se promener avec mes enfans et qu’el-le retardait quelques minutes au delà du tenisconvenu je tremblais d’apprendre, que,n’étant pas descendue assez vite de voitureà la rencontre de l’Empereur, elle avait ététrainée dans les prisons de la police commecela était arrivé à Madame Demuth. (*)Je ne pouvais que bien rarement épanche»mes chagrins dans le sein d’un ami ; toutesUs murailles avaient des oreilles et le frèrene se confiait pim à son frère. Aucune lec-ture ne pouvait me distraire dans ces joursdéplorables , car tous les livres étaient dé-fendus. 11 fallut aussi renoncer à ma plume;je n’osais rien me confier à moi-même \ monporte-feuille pouvait être visité à chaque ins-tant. Une course pour mes affaires étaitfatale à ma santé , si elle me conduisait ducoté du château ; par le teins le plus affreuKce n’était que la tête nue qu’il était permis
(*) Voyez les mémoires qui oui rapporté le fait.