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L’auteur des méritoires «laissait à Paulses vertus , car il en avait, et il serait aussimonstrueux de voir un homme sans bonnesqualités qu’il serait étonnant d’en trouverun sans défauts. 11 loue dans Paul le sen-timent inné de la justice , une volontéforte, pour ce qu’il prenait pour le bien , et uncaractère ferme et déterminé; maisMr. deKotzebue veut , qu’il n’ait été que le mé-prisable instrument des médians ; cela estd’autant plus faux que l’Empereur j avaitde l’esprit, de l’instruction , de l’activité,et son défenseur joue ici le rôle le plusindigne. En feignant de vouloir prouverque Paul I. n’était point un tyran il s’ef-force de persuader qu’il n’était qu’un bour-reau. Voila ce qui arrive lorsqu’on écriten dépit de Minerve et de la verve, endépit de la science et de la conscience.Il eut mieux fait de laisser reposer en paixles cendres de ce malheureux Prince, etde vivre tranquillement de ses bienfaits.