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tion paternelle lorsqu'elle partit avec l'Ar-chiduc Palatin son epoux. 11 est bien sin-gulier que l’on veuille nous faire admirerdans un Empereur une émotion naturelleque partage avec lui le plus rustique deses sujets. Quel père pourrait quitter safille pour toujours, sans l’embrasser et Sanss’attendrir? On le répète, l’auteur des mé-moires n’a jamais prétendu que Paul neressentit point les impulsions de la nature,quoique ce prince les condamna souventdans les autres. Si Mr. M. l’a peint arro-sant de ses pleurs les tristes restes de sonmalheureux père, et baisant le gant qu’iltrouva encore dans son cercueil, il seraloin de prétendre qu’il n’ait point pleuréen se séparant de sa fille chérie : ce seraitêtre aussi absurde que Mr. de Kotzebue,ce serait méconnaître , et forcer la naturedans les scéues de la vie, comme il la faitgrimacer dans ses drames ; ce serait tirerdes conséquences dignes d’un homme qui