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le rendaient cependant peu estimable. Ses proposfades et jésuitiques , son air toujours misterieux , etles sentimens politiques dont il se targuait m’étaientd’autant plus suspects qu’ils ne pouvaient être chez luique la preuve de sa duplicité. Les paroles ironiquesdont l’Empereur se servait, disait-il, en parlant deLaharpe et de moi , témoignaient au moins , qu’ilen avait été souvent question entre l'Empereur etIpi durant sa faveur. 11 aurait bien pu alors mepeindre sous des couleurs odieuses , et sa conduitesemble avoir depuis justifié mes soupçons.
Voilà les seules personnes dont je me méfiais etvoici les seules choses qui pouvaient donner pri-se sur moi.
1) Durant mon voyage en Allemagne, impa-tient , après une absence de 10 ans de revoir cesfrançais , devenus si célèbres et si intéressants , jecommis une espèce d’imprudence. J’engageai unjeune oliieier aux gardes de l’impérati ice que jetrouvai à Bareuth d’aller voir avec moi , à quel-ques lieues de là , les prisonniers français à Culm-bach ; lions dînâmes avec les officiers , et nousfinies quelques largesses aux soldats que nousvisitâmes dans le lort. Le jeune Russe eut l’in-
homme , officier dans les bataillons , pour avoir manifestédes idées liberales. Roland avait sur le cdiainp été expulsé-