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discrétion , à son retour, de raconter les détails-de ce petit voyage au Grand-Duc Paul.
2) L’opinion de ce Prince sur la s oc Ut i philo .-dtlphique , formée par le général Mélissino , m’mquiètait, quoique cette société ne fut qu’un badinage,comme on le voit dans les mémoires.
5) Oblige-de lire un jour devant les jeunes Grands-Ducs et plusieurs courtisans, une relation pompeused’une prétendue victoire remportée sur les français,je fis remarquer que le lieu de la date de cerapport était à plusieurs lieues en arrière du champde bataille : quelqu’un releva cette remarque,comme une preuve très frappante de ma partialitépour les français , et de mes sentimens répu-blicains.
Voilà une confession générale et sincère de mespéchés politiques , et le résultat de mes souvenirset de mes réflexions. Elles m’inquiétèrent au pointque je me levai en sursaut pour fouiller dans mespapiers , et anéantir tous ceux qui auraient pu, ennourissant des soupçons , me nuire ainsi qu’à mesamis. J’ai dit que ma femme , déjà alarmée par lemessage des comtes Soltikow avait eu la précautionde cacher mes papiers , entre autre un cahier , oit elleme voyait souvent écrire et revenant de la cour*C’était un espèce de journal que je déchirai alors,
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