ROI DE SUEDE. LlV. Vil. AF
des espérances ; & le roi de Dannemark eût lasatisfaction de tenir entre ses mains celui quîavoit arrêté tous ses progrès, & qui avoir misía ville d’Altena en cendres. Steinbok en sor-tant de Tonninge assura le roi de Dannemarkqu’il n’y étoit entré que par stratagème, &qu’il avoit trompé le Commandant. Cet of-ficier le jura de même, & aima mieux subirla honte d’avoir été surpris, que de divulguerle secret de son maître.
Le duc de Holslein & l’Evêque administra-teur, protestèrent qu’ils avoient conservé laneutralité : ils implorèrent la médiation du roide Prulse & de sélecteur de Hanover : toutecette politique n’étant point soutenue par laforce, n’empêcha pas que !e roi de Danne-mark n’assiégeât Vols dans Tonninge quelquetems après, avec ses troupes & celles du Czar rce Commandant se rendit comme Steinbok, &avoua enfin le secret dont les Danois ne sedoutoient que trop.
Ce fut un prétexte au roi de Dannemark pours’emparer des Etats du duc de Holsteín, donton ne lui a rendu encore aujourd’hui qu’unepartie. Ce même roi de Dannemark qui ra-vissoit fans scrupule le duchés de Holstein,avoit cependant la générosité de traiter Stein-bok avec considération, & faisoit voir que lesRois font souvent plus occupés de leurs inté-rêts que de leur vengeance. II laissa l’incen-diaire d’Altena libre dans Copenhague fur fa pa-role, & affecta de l’accabler de bons traitemens,jusqu’à ce que Steinbok ayant voulu s’évadereut le malheur d’être arrêté & d’être convain-cu d’avoir manqué à fa parole. Alors il futétroitement resserré & réduit à demander grâceau roi de Dannemark, qui. la lui accorda.