ROI DE SUEDE. LlV. Vííí. I 17
fund. Le siégé fut pouffé ávec I’opiniâtreté& la confiance que dévoie donner ce premierítrcccSs. On canona & on bombarda la villepïéfque íàns relâche.
Vis-à-vis Stralsúnd dans la mer Baltiqueest l’ifle dé Rngen qui sert de rempart à cettëplace, dt où la garnison & les bourgeois au-roient pu se retirer, s’ils avoient éu des bar-ques pour les transporter. Cette isle étoitd’une conséquence extrême puor Charles : ilvoioit bien que si les ennemis en étoient lesmaîtres, il se trouveroit assiégé par terre &par mer j & que selon toutes les aparences,il seroif réduit ou à s’ensevelir sous les ruinesde Stralsund, ou à se voir prisonnier de césmêmes ennemis qu’il avoir si long-tems mé-prisés, & ausquels il avoir imposé des lois sidures. Cependant le malheureux état de sesaffaires, ne lui avoir pas permis de mettredans Rugen une garnison suffisante. Il n’yavoir pas plus de deux mille hommes detroupes réglées.
Ses ennemis faisoient depuis trois moistoutes les dispositions nécessaires pour des-cendre dans l’ifle de Rugen, dont sabord estttès-difficile : enfin aïant fait construire desbarques, le Prince d’Anhalt à l’aide d’utítems favorable, débarqua dans l’ifle le ly.Novembre avec douze mille hommes.
Le jour même le Roi après avoir disputépendant trois heures un ouvrage avancé, ren-trant dans fa maison accablé de fatigue, a-prend que les Danois & les Prussiens fontdans Rugen. II étoit huit heures du soirquand on lut dît cette nouvelle: il se jetteaussi-tôt danS un bateau de pêcheur avec Po-niatosky, Grothusen, During, Dardorf ; & àneuf heufes il étoit déja dans l’ifle ; il jointH 3 ses