i20 HlSTOI'RE DE CíÍA'ftLÉSXÎI.
prince d’Anhâlr qui sutsieúr quatrième maître :Célui qui commandoifdans Rugen ce régimenterrant, étoit alors ce mëmfe comte de Ville-longue, qui aVoit lî généreusement exposé s*vie à Andrifiople pour le service de CharleáXII. il fut pris ávéc fa troupe; & ne sus en-suite que très-ma'l récompensé de taiit de fer*vices, de fatigués, & de malheurs.
Le Roi après tous’ feá prodiges de Valeur quine servoienf qu’à' affoiblir ses forces, renfermédans Stralfund & près d’y être forcé, étoit tekqu’on l’avoit vú à Ben'der. II ne s’étonnoicde rien : le jour il faisok faire des- coupures-&des retránChemests dérriereses murailles: >afnuit il faisoit des sorties fur l’cnnemi ; cepen-dant- Stral íuwd- étoit battu en brèche : les bombespleuvoient fur les maisons : la moitié de la villeétoit én cendres : les bourgeois loin de mur-murer, pleins d'admiration pour leur maîtredont les fatigues, la sobriété & le courage lesétonnoient, étoîent tours devenus soldats fouslíii. Ils l’accompagnoient dans les sorties;iís étoîent pour lui uné seconde garnison.
Un jour que le Roi dictoit dés lettres pourla Suede à un secrétaire, une bombe tombafur la maison, perça le toit & vint éclater prèsde la chambre même du Roi. La moitié dtíplancher tomba en pieces ; le cabinet 011 le Roidictoit étant pratiqué en partie dans une grosseihuraille, ne souffrit point de l’ébranlement ;& par un bonheur étonnant nul des éclats quifautoíent en l’air, n’entra dans ce cabinet dont.la porte étoit ouverte. Au bruit de la bombe& au fracas de la maison qui scmbloit tomber,la plume échapa des mains du secrétaire. Qu’ya-t-il donc ? lui dit le Roi d’un air tranquille,-pourquoi n’écíiveï-vous pas? celui-ci ne putrépondre que ces mots : Eh, Sire, la bombe !