áoi- ô-e SûEiyE.' Liv. Vils. 12 l
Eh twtfBV répïît 16 Roi,. qu’a de commun labombe avec la lettre que je vous dicte? coii»tinudi.
Il f avoíc alors dans Stralfund un' ambaslà-«teur de ÍVâftc-e enfermé avec le roi de Suede.G’étóît un Cólbert, comte de Croissy,. lieute-nant général des armées de France, frets dumarqtìîs de Torsy, célébré Ministre d’Etar,& paient de ce fameux Colbert dont le nomdoit étie immortel en 1 France. Envoler unhûmíne à la tranchée Ou én embassade auprès deCharles XII. c’étoit presque la même chose.
Le Roi' entretenois Croissy, des heures en-tieres dans les- endroits ks plus exposés, pen-dant que le canon & les bombes tuoient dtrmonde à côté & dérriere eux, fans que le Rois’aperçût du danger, ni que l’Ambaslàdeur vou-lût lui faire seulement soupçonner qu’îl y avoirdes endroits plus convenables pour parler d’af-faires. Ge Ministre fit ce qu’U put avant lesiégé, pour ménager un accommodement en-tre les rois de Suede & de Fruste ; mais celui-ci- demandoit trop, & Charles XII. ne vou-loir rien ceder. Le comte de Croissy n’eutdonc dans son ambassade d’autre satisfaction,que celle dè jouir de la familiarité de cet hom-me singulier. II couchoit souvent auprès dolui fur le même manteau : il avoit en parta-geant ses dangers & ses fatigues acquis le droitde lui parler avec liberté. Charles eneou-rageoit cette hardiesse dans ceux qu’il aimoît :il disoit quelquefois au comte de Croissy, veai tmaledicamus de rege. Allons, disons un peude mal de Charles XII.
Croissy resta jusqu’au 13. de Novembredans la ville; & enfin aïant obtenu des enne-mis permission de sortir avec ses bagages, ilprit congé du roi de Suede qu’il laislà au mi-lieu des ruines de Stralsund avec une garnison- dépéris