Sous le titre de Jean-Jacques Rousseau à Venise, l’Art, revueillustrée de Paris, a déjà publié en 1877 (tome VIII, page 132)une intéressante notice due à la plume de M. Victor Ceresole,consul de la Confédération suisse à Venise. Mais le travail deM. Ceresole n’a pas paru en entier. L’Art n’en a donné qu’unepartie. Il explique comme suit pourquoi il n’en publie que desextraits :
« Bien que la biographie de Jean-Jacques se rattache à l’his-toire de l’art, notamment par le Devin du village et le Diction-naire de musique , le travail de notre collaborateur, qui veut biennous communiquer le résultat de ses recherches, s’écarte quelquepeu du cadre habituel de notre publication. Force nous est, ànotre grand regret, de le résumer. D’autre part, nous j trouvonsdiverses particularités curieuses et plusieurs détails inédits quine sont pas sans intérêt artistique. Nos lecteurs nous sauront gréde ne pas les en priver. »
Mais M. Ceresole avait réuni dans son étude encore d’autresdétails qui, sans pouvoir entrer dans une publication consacréeexclusivement aux beaux-arts, méritent de trouver place ail-leurs. Cette étude n’a été rédigée qu’à la suite de nombreusesrecherches. Pour découvrir les traces du séjour de Rousseau àVenise, M. Ceresole a dû recueillir beaucoup de notes, dontl’ensemble pouvait jeter quelque lumière sur le sujet qu’il dési-rait traiter. La plupart de ces notes ne l’ont pas conduit au but,mais elles sont intéressantes par elles-mêmes ; elles donnent une
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