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J.-J. Rousseau à Venise, 1743-1744 : notes et documents / recueillis par Victor Cérésole, Consul de la Confédération suisse à Venise ; publiés par Théodore de Saussure
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près de la Mira. Les trois Sages à la Mercanzia (la Chambrede commerce), le Collège ensuite et le Sénat en dernier lieufurent nantis de cette affaire par le fait quil sagissait dundocument signé par un ambassadeur étranger.

On remarque sur ce passeport, à gauche, à la partie infé-rieure, lempreinte du sceau que Rousseau avait fait refaire etquil fournit de son propre argent, sans que le comte de Montaigului ait jamais « remboursé un liard » (V. les Confessions).

Loriginal de cette pièce que jai découverte se trouveaujourdhui placé, à ma demande, sous la vitrine des auto-graphes dhommes célèbres exposés dans une des salles desgrandes archives de la République de Venise, à lancien cou-vent des Frari.

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Peut-on ajouter foi aux épisodes racontés par Rousseautouchant son séjour à Venise, tels que nous les trouvons dansle livre des Confessions ?

Quelquun a justement observé que tout homme qui se metà raconter sa jeunesse, cest-à-dire un temps de plaisir etderreurs, est tenté dy mêler un peu de fiction et de dire leschoses comme il aurait voulu quelles se passassent, au lieu deles dire comme elles se sont passées.

Rousseau avoue lui-même que souvent, en écrivant sesConfessions, la mémoire lui manquait ou ne lui fournissaitque des souvenirs imparfaits. Alors il en remplissait, dit-il,les lacunes par des détails quil imaginait en supplément deses souvenirs, mais qui ne leur étaient jamais contraires. « Jedisais les choses que javais oubliées, comme il me semblait