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J.-J. Rousseau à Venise, 1743-1744 : notes et documents / recueillis par Victor Cérésole, Consul de la Confédération suisse à Venise ; publiés par Théodore de Saussure
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Il est aussi question, à partir du mois davril, de linsolencedes fautes, quau début on appelle des huissiers. Au vol. 206,fol. 220, se trouve la copie du mémoire écrit par Rousseau(voir page 95) en date du 8 juin et adressé au Sénat, à pro-pos des empiétements de ces agents de la police vénitienne. Ilen est parlé encore dans une lettre à Amelot du 27 juin (fol.234) et dans une autre du 4 juillet (vol. 207, fol. 6). Enfinau fol. 38 du vol. 207 on trouve la copie de la lettre que nousavons donnée, page 98, et qui termine laffaire des fautes.(Cette copie, pas plus que loriginal, nest de la main de Rous-seau.)

Mais Montaigu, dans les lettres quil fait écrire, sétendmoins-dessus que sur ses contestations, à propos du droitde liste, avec le chevalier Erizzo, quil prétend vouloir porteratteinte à ce droit.

Page 47, ligne 26. «.le citoyen de Genève. »

Pourquoi Rousseau a-t-il placé en tête de plusieurs de sesouvrages, à la suite de son nom, le titre deCitoyen de Genève ?

Lorsquon célébrait son centenaire en 1878, M. VictorHugo doit avoir dit : « Honneur à Rousseau, le premier quien France ait osé sintituler citoyen ! »

Il semblerait donc, daprès cela, que cest à limitation deRousseau que les révolutionnaires français, en proscrivant lemot, devenu cependant parfaitement démocratique, de Mon-sieur, lui substituèrent le titre prétentieux de Citoyen. Sicétait le cas, ils seraient, en le faisant, tombés dans uneerreur étrange.

Rousseau, en effet, a soin de nous dire dans une note duContrat social quil entend le mot de citoyen tout autrementque les Français. Il rappelle à cette occasion que les Genevois

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