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ST- F ÆïERSBOURG.
Climat.
«polouchoubok« ou demi-pelisse, couchés devant les portes des maisons, surle pavé ou sur des lits de camp. La police des rues est confiée aux «goro-dovoïs» ou sergents de ville.
Climat et vie A St-Pétebhhouug. La moyenne de la températurede l’année est: eu nov. de 3°8 C.; en déc. de8°l ; en janv. de ܰ1 ; enfévr. de 7°3; en mars de 2 l, 3, au-dessous de zéro ; en avril de 4°7 ; enmai de 11°4; en juin de 16“‘2; en juillot de 18°4; en août de 14°3;en sept, de 8°'2 et en oct. de 3°3, au-dessus de zéro. La températuremoyenne est au total de 3°8. 11 y a de la pluie ou des giboulées deneige pendant 151 jours. Le climat est donc froid, humide surtoutdans le delta marécageux de la Néva, et en outre très variable(p. xxx). Ou évitera de boire de l’eau non bouillie de la Néva.
Le printemps commence tard; il y a souvent encore de la neige aumois de mai, et ce n’est que vers le milieu de ce mois que se montre lapremière verdure. Cependant le meilleur moment pour visiter St-Péters-hourg est de la An d’avril au commencement de juin (p. xi). Il y a debelles journées d'été en juin et en juillet et même en août; mais parfoisla dernière moité d’août est rude et désagréable. Par contre, septembreet la première moitié d’octobre se distinguent par la régularité de la tem-pérature. St-Pétersbourg n’a donc, à proprement parler, que trois moiset deuil de temps agréable au dehors, de juin à la lin d’août. — La viequ’on y mène en été est fatigante-, il n’y a, pour ainsi dire, pas de nuit,et le sommeil est réduit au strict nécessaire. Le crépuscule qui remplacealors la nuit ne porte sans doute aucun préjudice au sommeil, mais lejour n’ayant plus de limites précises, puisqu’il n’y a pas d’obscurité, larépartition de la journée est telle qu’il ne reste pas beaucoup de tempspour le repos du matin. Aussi les bateaux à vapeur, les tramways, lesvoitures de place circulent-ils sans cesse; les restaurants sont ouvertsjusqu'à une heure très avancée, et les concerts dans les jardins des calésdurent jusqu'à minuit.
St-Fétersbourg u’est pas seulement une capitale et une résidence;c’est encore, avec Moscou, une des villes manufacturières les plus im-portantes de l’empire. C’est à St-Fétersbourg et aux environs quese concentre la fabrication de plusieurs produits quo la Russie tiraitauparavant de l'étranger. Les manufactures particulières sont sur-tout des tllatures et des fabriques de tissus de coton. Les manufac-tures impériales, qui sont grandioses, produisent de la verreriemagnifique et d’excellente porcelaine. On compte encoro parmi lesplus grands établissements de la Russie: les fabriques impérialesde machines, à Alexandrovsk (p. 182) ; l’expédition de l’imprimerieimpériale d’effets publics (p. 154); la manufacture Samsouiev, lafabrique russo-américaine d’articles en caoutcliuc; la fabrique drstéarine et de savon, dans l’île de Goutouïev, à une compagnie paeactions; la sucrerie de Kœnig, etc. — Quant au commerce de St-Fétersbourg, il a diminué dans ces derniers temps.
Histoire de St-Pétkrshourg. — Le pays compris entre le lac Pelpus,la Narova et le lac Ladoga, appelé primitivement Ingrie, dépendit d’abordde Novgorod, puis de Moscou, fut conquis par les Suédois eu 1617 etrepris par Pierre le Grand en 1702. Le 11 octobre 1702, l’empereur fitllotter ses drapeaux sur les remparts île la petite place forte suédoise deN6ttborg % située à l’endroit où la Néva sort du lac Ladoga, et il la nommaSchluuelbourg. La petite forteresse de Nyenschanz , à l’embouchure dela Néva, tomba aussi eu son pouvoir le 1 er mai 1703, et dès le 16 il posa lupremière pierre d’une nouvelle forteresse, sur les bords du golfe lie Pin-