LA FRANGE ET LA RUSSIE
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Ajoutons que les commandants des groupes alpins, des bataillons et desbatteries de montagne ont la plus grande latitude pour régler la tenuede leurs hommes suivant les saisons, les altitudes et les climats.
L’équipement comprend deux cartouchières placées sur le devant, dechaque côté de la boucle du ceinturon et soutenues par des bretelles, d’unetroisième cartouchière placée en arrière, d’une petite pelle disposée sur lecôté droit et d’un bâton ferré, en deuxmorceaux, qui peuvent se placer surle sac et dont l’un présente à son ex-trémité une sorte de petite fourche.
Cette disposition procure au soldat, quia enfoncé son bâton dans le sol, unpoint d’appui pour poser l’extrémitéde son fusil et viser avec assurance.
Enfin, le sac est débarrassé de la boîteà cartouches et du cadre en bois.
Les officiers sont autorisés à porterdes molletières en cuir ou en drap noir,lacées ou bouclées sur le côté, avec desbrodequins auxquels s’adaptent lors-qu’ils montent à cheval,des éperons à lachevalière; il leur est également per-mis de porter, sous la vareuse ou ledolman ouvert, un gilet en drap noiravec boutons métalliques, de supprimerle faux-col blanc et de faire usage d’unecravate noire.
Enfin, ils doivent être munis d’unecanne ferrée, d’une boussole breloque, d’une poche àcarteset d’une jumelle.
Dix paires de patins à neige sont distribuées par compagnie.
Chaque compagnie a son médecin auxiliaire, représenté par un étudianten médecine présent sous les drapeaux dans la région au moment de lamobilisation. Ces médecins auxiliaires jouissent du privilège de ne pou-voir être punis que par les officiers, sont exemptés du port du sac et ontcomme marque distinctive brodée au collet un caducée en laine blanche,semblable à celui des infirmiers de visite.
Un soldat pourvu du diplôme de vétérinaire est adjoint au bataillon.
En tête de chaque compagnie se trouve un ou deux guides pris dans la.brigade la plus voisine des douaniers ou des forestiers.
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