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LA GUERRE DE MONTAGNES
A côté d’eux sont les courrie?'s, deux par compagnie, soldats spéciale-ment dressés au service de la marche rapide et rémunérés d’une façontoute particulière.
L’équipage de mulets était au grand com-plet : trente-six mulets porte-outils, porte-sacs(six par compagnie), six mulets pour cacoletscompagnie), un mulet pour le trans-j cantines médicales et deux muletsbrancards articulés ; en tout, quarante-six muleis.
Le convoi du bataillon étaitformé d’un fourgon à bagagespour l’état-major et la cantinevétérinaire, d’un fourgon à vi-vres, de deux caissons légers etd’une voiture d’ambulance pourles évacuations.
Les mulets et les voitures,qui forment un train relative-ment considérable, sont sous lesordres d'un lieutenant chargéspécialementdeséquipages, d’unsergent-conducteur, d’un capo-ral-conducteur, d’un caporal-maître-maréchal-ferrant et desept conducteurs. Viennent à lasuite : un soldat secrétaire ducapitaine-major, un ouvrierbourrelier et un aide-maréchal-ferrant.
Le général fit venir l’offi-cier d’approvisionnement et s’as-sura qu’il était porteur du carnet de réquisitions de guerre.
Tout était parfaitement en règle.
La section du génie attachée à chaque bataillon alpin avait son effectifcomplet. Elle était commandée par un officier monté. Les mulets porle-outils et ceux porteurs du matériel de parc, mélinife, etc., suivaient der-rière.Dans les compagnies, les effectifs étaient renforcés et les cadres com-prenaient quatre officiers.
Officier alpin : Tenue de campagne.