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La France et la Russie contre la Triple Alliance : la guerre de montagnes : grand récit patriotique et militaire / par le Commandant Biot et Émile Massard
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LA GUERRE DE MONTAGNES

CHAPITRE VII

Lartillerie de montagne à létranger. Entre colonels. Le recrutement des chasseurs.

Lalpin sur son rocher. Lassaut de Bex. Nouvelle tactique. Les combats futurs.

Commandement à la muette. Le nouveau mode dedéploiement. Pour et contre la baïonnette.

aniel, étendu à côté du sous-lieutenant dartil-lerie qui venait dêtre blessé légèrement surla terrasse et qui était couché à côté de ses ca-marades alpins de linfanterie, interrogeaitcelui-ci sur lartillerie de montagne.

Pourriez-vous nous dire, cher cama-rade, lui dit-il, si lartillerie de montagne,qui est de création récente chez nous, existeaussi chez les autres puissances militaires?

Très volontiers, cher camarade.

__Puisque cela vous intéresse, je vais

vous dire tout ce que je sais sur lartilleriede montagne à létranger.

Commençons parles moyens de transport.Pour lartillerie de montagne, en Franceon préfère, comme vous le savez, le mulet,surtout le petit mulet de montagne : il passe pour plus robuste, plussobre, plus adroit et il a le pied plus sûr. Au Tyrol, au contraire, ondonne la préférence aux chevaux du pays, quon regarde comme tout aussivigoureux et plus dociles.

Vous savez quon évalue à 150 kilos le poids moyen quun mulet peuttransporter sur bât, y compris le poids du bât, sans fatigue, dans de mauvaischemins. On admet, dautre part, que deux hommes manœuvrent difficile-ment à bras un fardeau supérieur à 120 kilos. Il résulte de ces donnéesquaucun des éléments qui composent le système de la pièce et de laffûtne doit dépasser de beaucoup 100 kilos (le poids moyen dun bât est de35 kilos).

i n INorwège, la bouche à feu (modèle 1872) atteint à elle seule le poids