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LA GUERRE DE MONTAGNES
CHAPITRE VIII
La guerre de uuit. — Les dangers et les difficultés des opérations de nuit. — Les erreurs dedirection et les embuscades. — Les compositions lumineuses. — La lampe électrique. —Le téléphone militaire. — Marche d’approche et combat de nuit. — Les nouvelles armesannihilées par la nuit. — La surprise. —Retraite des Italiens. — A travers les cantonnements.
’adjüdamt-major Drassam, qui n'a-vait pas quitté le général pendantle combat, arriva tout à coup à labatterie de la terrasse.
— Capitaine Dornan, dit-il, legénéra.! Grimot vous prie de cesserle feu. Il ne veut pas que, plus tard,l’ennemi devine, par la cessation dubombardement, l’instant où nousdonnerons l’assaut (1). Nous choisi-rons notre moment.
— Bien, mon cher camarade, ditle chef de la batterie de montagne; jene suis pas fâché de recevoir cet or-dre, car mes hommes sont exténués.
— Avez-vous la poudre lumineuse ?
— Oui, je vais vous la faire porter par le mulet de l’artificier.
— Il va y avoir une attaque de nuit ! dit Daniel qui avait entendu.
— Ces attaques sont bien dangereuses (2), fit Georget.
— Ce sont pourtant les seules pratiques dans la guerre moderne, repritItesniél.
Le capitaine Drassam était reparti dans la direction du quartier général,
(,t) Dès que l’artillerie se tait, l’ennemi doit s’attendre, en effet, à être abordé par l'in-fanterie i
(2) Non seulement l’obscurité augmente considérablement les difficultés de tous lesmouvements d’une troupe, mais, de plus, elle rend inapplicables la plupart des procé-dés* employés de jour pour le rassemblement, la marche, le service de sûreté en stationet en'marché; et le Combat. ' :