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La France et la Russie contre la Triple Alliance : la guerre de montagnes : grand récit patriotique et militaire / par le Commandant Biot et Émile Massard
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LA GUERRE DE MONTAGNES

Quù cela ne tienne! répondirent les guides, nous allons les chercher.Allez le devoir vous appelle, nous navons pas besoin de vous.

Tous mes hommes voulurent serrer la main de ces braves, qui repri-rent le chemin de la montagne. Pendant ce temps, je passai la revue de lacompagnie et linspection des armes.

Un quart dheure après, nous ouvrions le feu sur Orsières et nousdonnions la main aux troupes françaises qui tentaient vainement depuis lematin de forcer le passage de Champex.

Notre mission éLait terminée et nous avions réussi (1). Tel est, messieurs,le récit que vous mavez demandé.

Pauvre Poulain ! fit un vieux capitaine. Nous avions été au Tonkinensemble !

Le général se leva et dit :

Lieutenant Berville, je vous remercie. Les compagnies délite serontcitées demain à lordre du jour de larmée.

On rompit et chacun regagna son cantonnement en songeant auxpittoresques incidents que le lieutenant Berville venait de raconter.

(1) <r Les pointes audacieuses réussissent toujours. Dans les guerres de montagnes,elles sont faites par les compagnies alpines au lieu de lètre par la cavalerie, etelles réussissent d'autant mieux quelles sont plus imprévues, plus rapides et pluspéri'leuses. » Les Compagnies alpines, commandant de Rochas.