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ALEXANDRE II.
niser intégralement de tous les dommages résultant de celte insulte. Onaurait pu croire que Mahmoud était atteint de démence.
La réponse des ambassadeurs ne se fit pas attendre ; le Reïss-Effendi lareçut le lendemain. Elle affirmait l’inébranlable résolution des cours alliéesde maintenir le traité conclu à Londres « pour la pacification de la Grèce ».Une demande d’indemnité était inadmissible, puisque l’agression était partiedu côté de la flotte Ottomane. La Porte pouvait d’autant moins attendre unesatisfaction, qu’elle avait été avertie des dangers auxquels elle s’exposait, enrepoussant les conseils de la modération. La note se terminait par une invita-tion au Reïs-Effendi de déclarer, sans plus de retard, si la Sublime Porteacceptait le traité de Londres, et si, pour mieux constater ses intentions paci-fiques, elle était disposée à lever l’embargo sur les navires Anglais, Françaiset Russes, arrêtés en traversant les détroits.
Les négociations et les pourparlers continuèrent quelque temps sans résul-tat. Les ambassadeurs, perdant tout espoir, quittèrent Constantinople le8 décembre.