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faisant parvenir dans les petits cantons. Sur cette déclaration le généralBrune nous invita à faire des recherches pour découvrir où ces sommesd’argent avoient été déposées, en nous promettant, qu’en amenant cestrésors à Berne il nous seroit adjugé à chacun 100 louis. Le trésor étoitde 60 quintaux d’or, lequel nous fîmes conduire au quartier-général àBerne. Le citoyen Théodore Junod, bourgeois d’Iverdun, étoit avec nous,et se trouvant au quartier général au moment où le général Brune ordonnaque les 500 louis à nous promis pour notre découverte nous seroientcomptés, le citoyen Junod demanda au général Brune d’être chargé dedistribuer à chacun de nous les cent louis qui nous revenoient. Le généraly adhéra, et Junod emporta les 500 louis en partant pour Iverdun, oùil déclaroit ne pas avoir été satisfait des peines qu’il avoit prises pourintroduire l’armée française au canton de Berne. C’est pourquoi, citoyensDirecteurs, nous réclamons auprès de Vous la somme de 400 louis, quinous revient, afin que Vous ordonniez au citoyen Théodore Junod, d’Iver-dun, la restitution des sommes qui nous sont dues.
Dans la ferme espérance que vous nous rendrez justice, recevezd’avance, citoyens Directeurs, la reconnoissance sans borne des républi-cains qui vous saluent. —
6 .
Au quartier général de Berne, le 17 ventôse an VI (7. März 1798).
Le général Brune au citoyen Jenner, commissaire général desguerres.
Vous vous rendrez dans l’Oberland pour assurer les habitans de mesintentions pacifiques, et les engager à m’envoyer des députés.
(Sig.) Brune.
7 .
Au quartier général de Berne, le 29 ventôse an VI (19. März 1798).
Le même au même.
Citoyen commissaire, sous 24 heures, les sommes qui auroient étédistraites du trésor public pour être déposées ailleurs seront réunies dansle caveau des sels, où se trouve déjà un dépôt d’argent sous le scellé.
Vous me donnerez connaissance des caisses publiques particulières,ainsi que des magasins publics de cuirs et d’habillement appartenant àl’état de Berne. Le tout sous votre responsabilité.
Vous vous entendrez avec le trésorier de l’état pour me rendreégalement compte, sous 24 heures, des créances de Berne sur l’Angleterreou sur tout autre état de l’Europe, sous la responsabilité individuelle. Lestitres de créance seront sur le champ portés chez moi.
(Sig.)
Brune.